Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Panama. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. A première vue, la forêt tropicale du Panama est préservée et présente une richesse florale exceptionnelle. On la trouve de part et d’autre du canal, dans le nord-ouest et dans l’est. Plus de 20% de la superficie du territoire de l’isthme panaméen sont protégés. Le parc national de Coiba (sur l’île de Coiba, au sud-ouest du pays), dans l’est le parc national du Darien et, dans la cordillère de Talamanca (Costa-Rica et Panama), le parc international de La Amistad sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pourtant, la déforestation, la pollution des eaux et de l’air, la mauvaise gestion des déchets et des toxiques fragilisent ce patrimoine. L’industrialisation, certaines techniques agricoles traditionnelles, la pression démographique, la faiblesse des infrastructures, la pauvreté sont les principaux agents de ces détériorations. Et le réchauffement climatique a sur tout cela des effets aggravants. Les études d’impact montrent que les projets d’extension du canal menacent sérieusement les milieux naturels riverains. Un dispositif légal pour la protection de l’environnement est pourtant en cours d’élaboration, la cogestion des espaces protégés par l’administration et les populations indigènes est mise en place… Si ces mesures sont encore balbutiantes, elles marquent néanmoins une prise de conscience des enjeux du développement durable par les autorités. L’intégration aux programmes régionaux se fait par le biais d’organisations comme la CCAD (Commission centroaméricaine sur l’environnement et le développement) ou la CICAD (Commission interparlementaire d’Amérique Centrale sur l’environnement et le développement).
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