L'Azerbaïdjan en bref

Le Caucase, c’est un peu mystérieux. Des violences rappellent périodiquement que l’inimitié entre Azéris et Arméniens ne se résout pas. Pour le reste, Bakou… Un guide d’Azerbaïdjan n’est pas un luxe. Qui classe l’azéri parmi les langues turques. Rappelle qu’autrefois Azerbaïdjan désignait une contrée perse et que le pays aujourd’hui appelé de ce nom se nommait Arran. Que les atabegs (des régents seldjoukides dont la tendance était à l’autonomie régionale) et les khans azéris ont louvoyé entre les empires turc et perse, avant que les Russes ne raflent la mise et les régions situées au nord de l’Araxe au début du XIXe siècle. Ce sont les tsars qui ont développé Bakou et profité de l’or noir de la Caspienne.
Un or qui a deux acceptions : pétrole et caviar. Ce dernier sera d’ailleurs pendant la période soviétique l’occasion d’un retentissant scandale. Le nationalisme succédant à l’internationalisme communiste, les hostilités sont immédiates avec l’Arménie au début des années 1990. Le clan Aliyev simplifie la démocratie en lui offrant un débouché sans alternative. C’est à très gros traits. Tout comme ce qui invite à voir le pays comme un ensemble de plaines, prises entre le Grand, le Petit Caucase et la mer Noire. Paysages de classe. Bakou, la capitale, a un charme étrange. Des monuments de haute volée, comme l’admirable palais des Chirvanchahs, du XVe siècle, la gare de chemin de fer de 1930 ou les Flame Towers de 2012 regardant les pumpjacks pomper comme des Shadocks.

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