Le Népal en bref

Des Chemins de Katmandou aux dépotoirs du camp de base de l’Everest, la cause du Népal semble entendue. Et le pays usé par le tourisme. Ce serait faire peu de cas des Népalais et de la nature superlative qu’ils habitent. Les premiers sont jeunes et entreprenants, informés du monde dans lequel (ou, plutôt, au-dessus duquel) ils vivent et conscients des enjeux de l’époque, notamment climatiques. Ils regardent les choses en face et paraissent décidés à ne pas les laisser filer. Sa jeunesse est la première raison d’aller au Népal. Tout guide de voyage devrait le dire. Ensuite, une nature qui va dans ses bas, au Teraï, de la jungle tropicale à l’Everest, à son sommet, ne se laisse pas réduire si facilement.
Une telle ampleur se joue des lassitudes. Everest, donc, Kangchenjunga, Lhotse, Makalu, Cho Oyu, Dhaulagiri, Manaslu, Annapurna, huit des dix plus hauts sommets du monde sont népalais. Excusez du peu ! Les alpinistes et les trekkeurs ont encore du terrain sur la planche. Et le voyageur peut encore s’en mettre plein les yeux. Le Népal est une nature. Du rhinocéros indien à la panthère des neiges, par exemple. C’est aussi une culture : second pays hindouiste, après l’Inde. Cet aspect de la vie, dans un Etat néanmoins laïc, est toujours prégnant. Le bouddhisme vient ensuite, dont les stupas se voient nombreux. En fait, le Népal est encore un pays nouveau, dont le potentiel émotionnel n’est qu’à peine valorisé.