Capitale

Ramallah (provisoire). L’Autorité palestinienne revendique Jérusalem-est. C’est niet pour Israël. Il n’y a pas d’accord international sur la question ; la France et l’Union Européenne souhaitent que Jérusalem soit la capitale d’Israël, mais aussi celle d’un Etat palestinien indépendant.

PIB

En 2008, 1 552 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Tall Asur, 1 016 mètres (Cisjordanie).

Superficie

6 020 km², soit environ 0,01 fois la France.

Climat

La bande de Gaza a un climat méditerranéen classique : étés chauds et secs qu’adoucit la brise marine, hivers cléments et humides, beau printemps, bel automne. En Cisjordanie, si les caractères du climat sont sensiblement les mêmes, on tiendra compte de l’altitude : la différence de température entre le jour et la nuit est plus marquée que sur la côte ; les nuits peuvent être très fraiches. Les hivers sont pluvieux et, éventuellement, neigeux sur les reliefs. Le khamsin (vent de sable) souffle parfois du sud au printemps. L’été est torride dans la région de la mer Morte (entre 30 et 40°).

Géographie

La Palestine historique est aujourd’hui partagée entre Israël et les « Territoires palestiniens ». Ces derniers sont la Cisjordanie (5 655 km²) et la bande de Gaza (365 km²). Gaza, une plaine côtière située au sud-ouest d’Israël, est faite de sables et de sédiments favorables à l’agriculture. La Cisjordanie s’étend entre Jérusalem et la vallée du Jourdain ; c’est un pays de collines, de plateaux bosselés et de courtes montagnes calcaires entaillées de vallées fertiles. Elle dispose d’importantes nappes phréatiques. Aux termes des accords d’Oslo, la Cisjordanie et Gaza constituent « une seule entité territoriale ». Toutefois, cette continuité de principe n’a pas encore une pleine expression politique. En fait, l’Autorité palestinienne administre souverainement 3% environ de la Cisjordanie (les villes de Ramallah, Naplouse, Jénine, Tulkarem, Qalqilya, Jéricho, Bethléem et Hébron) et 60% de Gaza, c’est la « zone A ». 27% du territoire cisjordanien sont sous le contrôle conjoint de l’Autorité palestinienne et de l’armée israélienne (« zone B »). Enfin, Israël a la haute main sur le restant, tant en Cisjordanie qu’à Gaza (« zone C ») : colonies juives, réseau routier, zones industrielles, secteurs frontaliers, etc. L’administration palestinienne est donc extrêmement discontinue.

Economie

On peut considérer que les soubresauts du conflit israélo-palestinien, l’aide internationale et le bon niveau de qualification de la population active palestinienne sont des éléments clés de la situation économique des Territoires. Divers facteurs (union douanière sous contrôle israélien, échanges commerciaux orientés, marché du travail…) rendent l’économie palestinienne structurellement dépendante de celle de l’Etat hébreu. Malgré une nette dégradation ces dernières années (opérations israéliennes, désintérêt de la part de l’Autorité palestinienne…), l’agriculture, qui occupe 17% de la population active, est encore un secteur majeur : cultures maraîchères et fruitières, oliveraies… L’exportation de cette production passe généralement par des intermédiaires israéliens. L’industrie (15% de la population active) est le fait de petites structures familiales : agroalimentaire, confection, matières plastiques, ciments, construction (qui a connu un développement important depuis 1995). Les services représentent désormais plus de 70% du PIB à Gaza et plus de 60% en Cisjordanie (et 68% de la population active). Energie : les Territoires palestiniens dépendent, pour 70% de leur consommation, de sources d’électricité israéliennes. Au large de Gaza, d’importantes réserves de gaz naturel attendent d’être mises en exploitation. Structure du PIB (2008) : agriculture, 14% ; industrie, 16% ; services, 70%. Taux de chômage en 2007 : Gaza, 40,6% (blocus israélien) ; Cisjordanie, 19%. En 2008, 57,3% de la population vivait sous le seuil de pauvreté.

Faune & Flore

Des couverts de chênes, des platanes et puis une steppe chiche dans les zones arides. Dans les vergers, des amandiers, des pêchers, des abricotiers, des cerisiers, des noyers, des poiriers, des pommiers… Les forêts abritent l’ours, le sanglier, le cerf. La hyène et le chacal courent leur chance jusqu’aux abords des villages. En altitude, on trouve des gazelles de montagne (Gazella gazella). Le chameau de Palestine est d’allure médiocre ; l’âne, lui, est grand et solide. Les oiseaux sont nombreux, qui passent ou qui restent : Alouette lulu, Vautour fauve, Bécassine double, Rossignol progné, Buse variable, Outarde canepetière, Caille des blés, Chevalier guignette, Oie rieuse, Geai des chênes…
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