Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à Chypre. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Chypre semble active dans le domaine environnemental, au plan national et international : Convention de Berne (1979 - vie sauvage et milieu naturel de l’Europe), Convention de Barcelone (1976 et 1995 - pollution en Méditerranée), Convention MARPOL (1973 et 1978 - pollution marine), Plan d’action pour la Méditerranée (1975), Protocole de Kyoto (1997 - gaz à effet de serre)… La Conférence sur la gestion de l’environnement dans le bassin méditerranéen s’est tenue dans l’île en 1990 et a donné lieu à la Charte de Nicosie. Cette charte, sous l’égide de l’Union Européenne, marque l’engagement des pays méditerranéens en faveur d’un développement compatible avec un milieu naturel préservé : gestion des zones littorales, conservation des milieux naturels, protection des eaux et gestion des déchets. Des résultats significatifs doivent être obtenus d’ici 2025. Toutefois ces bonnes intentions ne se traduisent que lentement en actes. Les Chypriotes sont les plus gros producteurs européens de déchets par habitant (747 kg en 2007) ; ils sont également en tête des Européens pour les rejets de CO2 (10,5 tonnes par habitant en 2006). Dans ce dernier domaine, les programmes de réduction des émissions connaissent des retards. Côté déchets, en revanche, un programme de tri et de recyclage (dit Green Dot) a été mis en place en 2007 ; aujourd’hui, il touche environ 75% de la population. La part des énergies renouvelables dans la consommation de l’île (1,9%) est nettement en-dessous des objectifs fixés par l’Union Européenne (3,8%). Confrontées à une sécheresse persistante, les autorités chypriotes ont consacré 115 millions d’euros en 2008 à l’alimentation en eau : achat d’eau à la Grèce, stockage, distribution, usines de dessalement… Par ailleurs, l’environnement côtier, facteur de renouvellement touristique, est l’objet d’une attention nouvelle, dans l’esprit de la Charte de 1990. Les plages chypriotes sont généralement propres (une cinquantaine sur la liste Blue Flag). Le pays compte plusieurs parcs naturels en zone sud (parc national du Troodos ; parc national d’Athalassa ; forêts de l’Akamas ; Cavo Greco ; Rizoelia ; réserve Tripilos-Mavroi Gremmoi…) et un en zone nord (le parc national de la péninsule de Karpas).