Capitale

La Havane.

PIB

En 2008, 5 845 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Pico Turquino, 1 974 mètres (dans la Sierra Maestra).

Superficie

110 860 km², soit environ 0,2 fois la France.

Climat

On peut distinguer une saison « sèche » et fraîche, de décembre à avril, et une saison des pluies, de mai à novembre. Avec des périodes de transition. Pendant l’hiver, les vents du nord peuvent provoquer des gelées sur les reliefs. Décembre-février sont les mois les plus doux (22° en moyenne à La Havane) ; juillet-août, sont les plus chauds (plus de 30° à La Havane et jusqu’à 36° à Santiago), l’humidité dont l’air est chargé peut alors être difficile à supporter. Il y a toute l’année 3 à 4° d’écart entre le nord (La Havane) et le sud (Santiago). Période cyclonique en octobre-novembre.

Géographie

Situé à 170 km au sud des côtes de Floride, Cuba est un archipel des Caraïbes, constitué de l’île de Cuba, la plus grande île des Antilles, de la Isla de la Juventud (ancienne île des Pins, 2 200 km²) et de 1 600 îlots. Le sud de la baie de Guantanamo (sud-est de l’île de Cuba) est loué à perpétuité aux Etats-Unis (Cuban-American Treaty, 1903). L’île de Cuba présente des plateaux bas et des plaines herbeuses sur un peu plus des deux-tiers de sa superficie. Le reste est montagneux : collines de Guaniguanico (700 m d’altitude), au sud de La Havane ; massif de l’Escambray (1 100 m d’altitude), dans le centre de l’île ; Sierra Maestra (1 974 m d’altitude), dans le sud-est.

Economie

L’embargo US, décrété en 1962 et régulièrement renforcé, sur le commerce avec Cuba et une organisation économique héritée de l’Union-Soviétique sont le frein de droite et le frein de gauche du développement cubain. Le pays, bénéficiant d’une conjoncture favorable (soutien vénézuélien, cours élevé du nickel, tourisme…), a néanmoins connu des années de croissance marquée : 12% en 2005-2006. Puis les choses se sont gâtées. La récession mondiale a fait chuter le cours du nickel, réduit le flux touristique et les envois de devises des émigrés ; l’approvisionnement alimentaire et énergétique connait désormais des difficultés croissantes. La solvabilité du pays est chancelante. Les réformes de structure ne sont pas encore inscrites dans les faits. La productivité est faible (dans l’agriculture, en particulier, qui produit de la canne à sucre, du riz, de la patate douce…), tout comme le pouvoir d’achat des citoyens. Les pénuries s’installent. Le fléchissement démographique n’augure rien de bon… Dans ce contexte, le tourisme apparait comme une véritable cause nationale ; la filière tabac se maintient ; les biotechnologies et l’industrie pharmaceutique obtiennent des résultats prometteurs. Un avenir pétrolier se dessine peut-être (réserves supposées du golfe du Mexique). A l’échelle régionale, Cuba est engagé dans l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, dont le volet économique entend promouvoir, contre la logique libre-échangiste, une politique de coopération interétatique d’inspiration socialiste. Quant aux Etats-Unis, ils ont, ces dix dernières années, un peu assoupli l’embargo, permettant à leurs producteurs de devenir les premiers fournisseurs de produits agroalimentaires de Cuba. Le post-socialisme est sous contrôle. Structure du PIB (2008) : agriculture, 3,8% ; industrie, 22,4% ; services, 73,8%.

Faune & Flore

On trouve à Cuba des forêts d’arbres à feuillage persistant (abritant de nombreuses orchidées) ; des cactus, dans les régions arides ; des mangroves ; des savanes à palmiers… Les palmiers sont d’ailleurs, avec le bois-trompette (Yagrumo hembra), emblématiques de l’île ; parmi eux, le rare palmier liège (Microcycas calocoma). L’acajou de Cuba, le cèdre, le gaïac ou bois de fer sont des essences précieuses. Mais lauriers, caroubiers ou flamboyants ont des floraisons splendides. Arbres et arbustes à fruits (figuiers, manguiers, avocatiers, caroubiers…) foisonnent. La Mariposa blanca (Hedychium coronarium) est la fleur des Cubains. Pour la faune, des cerfs, des sangliers, des agoutis, des lamantins… Le crocodile de Cuba, le hutia (un rongeur arboricole), Eleutherodactylus limbatus, l’une des plus petites grenouilles du monde, ou des serpents du genre Typhlops sont endémiques. Iguanes, lézards, caméléons, crapauds, grenouilles abondent. Dans l’eau salée : marlins, dauphins, barracudas, thons, raies, requins, tortues. Le « fossile vivant » cubain, le manjuari (Atractosteus tristoechus), est un poisson archaïque qui vit surtout en eau douce, mais que l’on rencontre parfois dans la mer. L’île est aussi un paradis pour les oiseaux. On en compte 400 espèces, dont l’Aigrette neigeuse, la Sarcelle à ailes bleues, le Sporophile négrito, le Tacco de Cuba, l’Ibis rouge, le Flamant des Caraïbes, la Corneille palmiste, le Butor d’Amérique… Un phénomène : le Colibri d’Hélène (zunzuncito), avec ses 5 à 6 cm et ses 2 gr, il est le plus petit des oiseaux. Le Trogon de Cuba a, lui, rang d’emblème national. Six zones naturelles ont été classées par l’UNESCO comme réserve de biosphère : la péninsule de Guanahacabibes, la Sierra del Rosario, les parcs naturels Cienaga de Zapata et Caguanes, le parc Baconao et las Cuchillas del Toa.

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