Cuba

24 heures à la Havane

24 heures à la Havane

Barack Obama, le pape François, les Rolling Stones : tout le monde va à la Havane. La capitale cubaine s’ouvre au monde. Si on apprécie toujours autant son charme baroque, les courbes de ses voitures américaines rescapées des années 50, l’énergie des Havanais, on découvre aussi, de galeries d’arts en rooftops, une ville qui fait sa révolution.

 

10h00

Se perdre dans la vieille ville

Edifices baroques, chefs-d’œuvre Art Nouveau, maisons coloniales aux accents Art Déco ; et au long des rues sinueuses, le charme décadent des façades lézardées et des patios ombragés par les flamboyants. On se perd dans la vieille ville, et sur ses quatre places principales, Plaza Vieja,  Plaza de la Catedral, Plaza de San Francisco de Asis, et Plaza de Armas, aujourd’hui livrée à de tranquilles marchés aux livres  sur la Calle Opisbo qui la prolonge, on fait un détour par la Farmacia Taquechel, où des vitrines en bois précieux exposent des bocaux d’onguents, pour l’ambiance feutrée des anciennes boutiques d’apothicaires. Après la balade, on discute avec un urbaniste des défis de la restauration de l’architecture coloniale de vieille ville.

Se perdre dans la vieille ville

Cécile Lhermitte

 

13h00

Flâner Callejon de Hamel

Callejon de Hamel, ruelle transfigurée par l’art, et par une imagerie issue de la Santeria syncrétisme  des religions chrétienne et yoruba, cousin du vaudou haïtien : on admire une pléiade d’œuvres murales signées Salvador Gonzalez Escalona, univers foisonnant et mystique d’un autodidacte, peintre, sculpteur, muraliste.

Flâner Callejon de Hamel

Mark Henley/PANOS-REA

 

15h00

Chercher le Street art

Autrefois support de propagande du parti, les murs de la Havane sont aujourd’hui investis une communauté de graffeurs, pionniers du street art, qui remplacent les vieux slogans politiques par leurs fresques colorées.

Chercher le Street art

Olivier Romano

 

17h00

Savourer un cigare

Il y a des symboles qui évoquent instantanément Cuba. Le cigare en est un. Alors, tant pis pour le cliché, on visite la Fabrica Partagas, l’une des plus anciennes manufactures de tabac de l’île. Et on apprend beaucoup, sur toutes les étapes de fabrication d’un cigare. On prolonge la visite dans un club select, pour une dégustation.

Savourer un cigare

Benoit Decout/ REA

 

18h00

Parcourir le Malecon en vieille voiture américaine 

Chevrolet, Cadillac, Dodge, Pontiac : à la Havane, l’embargo américain et l’interdiction d’importer des voitures à Cuba ont créé un paysage automobile surréaliste, dont le charme justifie à lui seul le voyage. Les Cubains y flirtent, on parcourt le front de mer en Cadillac.

Parcourir le Malecon en vieille voiture américaine

Cécile Lhermitte

 

19h00

Se souvenir d’Hemingway 

Cojimar, village de pêche à quelques kilomètres du centre de la Havane, où les pêcheurs sont assis au bout de  la jetée de bois, n’a pas beaucoup changé depuis l’époque où Ernest Hemingway y amarrait son bateau de retour de la pêche – il fait mention du village dans Le vieil homme et la mer. Comme lui, on boit un verre face à la mer, à la Terraza de Cojimar au charme fané.

Se souvenir d’Hemingway

Getty Images

 

22h00

Danser reggaeton à la Fabrica de Arte Cubano

7000 m2 de friches industrielles dédiés aux cultures alternatives, à l’image de celles qui existent à Berlin, Londres ou Brooklyn, où, les concerts de hip-hop ou de musique électronique alternent avec les expos d’art contemporain et les performances. On la repère de loin, avec sa haute cheminée de briques, la FAC, c’est LE spot qui symbolise le renouveau culturel de la capitale incubateur de jeunes talents et lieu de rendez-vous de toute la faune hype havanaise. On y savoure un mojito, on y danse au rythme du reggaeton.

Danser reggaeton à la Fabrica de Arte Cubano

Véronique Durruty / Rapho

Automne-Hiver

Vacance N°8

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