Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Egypte. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Depuis décembre 2003, l’Egypte a mis en place un Plan d’action national pour l’Environnement (PANE), celui-ci permet une meilleure coordination des différentes actions liées à l’environnement (air, eau, terre, déchets, environnement global et mesures d’aides). La qualité de l'air et de l'eau est l'un des principaux défis que doit relever le gouvernement : la pollution de l'air des zones urbaines est préoccupante ; elle est particulièrement dense au Caire, où les niveaux de fumée et de plomb dépassent souvent ceux que recommandent les directives de l'Organisme mondial de la Santé (OMS). Pour y remédier, l'Égypte retire progressivement du marché l'essence au plomb, introduit des véhicules équipés de gazogènes et réduit peu à peu la pollution industrielle et le déversement des eaux usées dans le Nil. Car l´essentiel de l´eau utilisée en Égypte vient du Nil. Sa qualité est sérieusement menacée par les déchets industriels et agricoles non traités et par les eaux résiduelles. En outre, le barrage d´Assouan a réduit le débit du fleuve et en retient les sédiments nutritifs, qui autrefois fertilisaient les terres arables du pays. Ces phénomènes entrainent la diminution de la quantité de sédiments dans le delta, ce qui en réduit la surface et favorise l´érosion du littoral par la mer. Les lagunes sont menacées et, avec elles, d´importantes ressources halieutiques. Pour compenser la perte de sédiments, les agriculteurs sont contraints d´utiliser plus de fertilisants chimiques ainsi que des herbicides et des pesticides, qui contribuent à la pollution de l´eau. Confrontée à un approvisionnement restreint et à une population susceptible d'atteindre 100 millions de personnes d'ici 2025, l'Égypte devra trouver de nouveaux moyens de conserver l'eau et réduire sa production de plantes « gourmandes », comme la canne à sucre, le riz ou le coton, par exemple. Le tourisme est une source importante de revenus pour la croissance de l´Égypte. Cependant, l´immobilier et le ramassage des ordures, peu contrôlés dans les nouveaux centres touristiques le long de la côte orientale, ont sérieusement dégradé le littoral de la mer Rouge. Nous vous remercions de toujours respecter l´environnement du pays que vous visitez, et vous encourageons à sélectionner, autant que possible, des hébergements attentifs à ces questions, comme nous nous efforçons de le faire nous-mêmes. Les autorités égyptiennes commencent à prendre conscience des problèmes environnementaux du pays et engagent des politiques de gestion : les eaux du Nil, la pollution de l´air au Caire, les écosystèmes fragiles sont l´objet d´un intérêt nouveau. La création d´un parc naturel dans la région du Sinaï est envisagée. Actuellement, plusieurs actions visant à la réduction des émissions industrielles polluantes sont menées par des organismes étrangers, des organisations internationales comme la Banque mondiale ou des Etats, par l’intermédiaire d’agences de développement. Divers facteurs contribuent à la dégradation du Nil, dont l´amoncellement de déchets sur ses rives. Le pays n'est que très peu nettoyé (comme, d'ailleurs, de nombreux pays en voie de développement, envahis par des matériaux industriels imputrescibles). Les ordures sont abandonnées dans la rue, sur les chemins, au bord et dans le Nil. On notera, au passage, qu’une large part de la pollution atmosphérique provient de l’incinération à ciel ouvert de certains de ces déchets. Le Caire est, depuis quelques années, doté de plusieurs usines de recyclage et, grâce à l’aide du gouvernement finlandais, un premier site d’enfouissement des déchets industriels a vu le jour en 2005. Notons encore que l'industrie sucrière et celle de l'aluminium (Naghamadi par exemple) sont cause de pollutions importantes. Aujourd´hui, les bateaux de croisière stockent quasi systématiquement les déchets à bord, avant qu´ils soient évacués aux grandes escales, ou via des bateaux de ramassage opérant à Edfou et Assouan. Surveillance et respect des réglementations semblent désormais effectifs sur ce point. Mais, par manque de place, les embarcations plus petites abandonnent encore leurs poubelles sur les rives et les îles du fleuve. On trouve un peu partout sacs et bouteilles plastique, papier toilette, lingettes, boites de conserve, piles usagées... Le respect du fleuve est donc à la discrétion des équipages et de leurs passagers...