Capitale

PIB

3 600 euro par habitant (septembre 2008). France : 26 000 euro par habitant.

Point culminant

Mont Sainte-Catherine (Djebel Katarina), dans le Sinaï, 2 629 mètres. A l´inverse, la dépression de Qattara se trouve à 133 mètres sous le niveau de la mer.

Superficie

1 001 450 km², soit 1,8 fois la France.

Climat

Pays saharien ? Définitivement oui, même si la côte est plus méditerranéenne que désertique ; si Alexandrie bénéficie d’un climat méditerranéen, celui du Caire est déjà semi-désertique. Le mot « chauffage » est, pour ainsi dire, inconnu en Egypte... Disons qu´il fait en général plus doux sur la côte et plus sec à l´intérieur ; qu´il arrive, en hiver, que quelques journées soient grises et que les nuits soient fraîches dans le désert. Sur le Nil, c´est l’équilibre et la chaleur, même en été, n'est jamais écrasante, car le fleuve joue un rôle de régulateur thermique. Le désert Libyque est le plus sec de la planète, les écarts de température y sont spectaculaires. Les gelées nocturnes sont fréquentes en hiver. En revanche, un taux d’humidité faible rend la chaleur diurne supportable. L’amplitude thermique est importante également dans le sud du Sinaï, au relief montagneux.

Géographie

« L´Egypte est un don du Nil. » Cette phrase d´Hérodote est devenue un tel cliché que tout le monde se l´approprie. Il est vrai qu´un vol Assouan-Le Caire transforme la banalité en évidence. Le ruban vert des cultures dans la vallée du Nil dessine des frontières à l´Egypte. Mais la vision est un peu réductrice, ne serait-ce que parce que le fleuve a été plus qu´apprivoisé et ses bienfaits étendus. On serait mieux inspiré de dire que l´Egypte est une portion de Sahara traversée par le Nil, ce qui rend un compte meilleur de milliers de kilomètres carrés de désert. Un seul chiffre : 3,20% du pays sont cultivés. Donc, un immense plateau désertique, bordé à l´est par la Mer Rouge. Entre le Nil et la mer, l´érosion a sculpté gorges et ravins. A l´ouest, quelques dépressions (Qattara, Fayoum) et des champs dunaires à perte de vue. On néglige souvent la dimension désertique de l´Egypte et c´est bien dommage. A l’est, la péninsule du Sinaï fait partie intégrante de l´Egypte. Ce massif qui lie l´Asie mineure à l´Afrique est presque aussi désertique que le reste du pays.

Economie

L´économie égyptienne est encore marquée par les déséquilibres d’une phase de transition. Depuis 1948, les affrontements avec Israël ont largement contribué à entraver le développement du pays qui, par ailleurs, dispose de peu de matières premières. Les tensions sur le marché international du coton, dont l’Egypte est un producteur traditionnel, ont contribué à affaiblir ses revenus agricoles. L’emploi public demeure pléthorique. En revanche, la récente libéralisation (réduction des impôts sur les sociétés, privatisations…) et un contexte régional favorable ont permis une reprise de la croissance (7,1% en 2007). Le pari du Grand Barrage d´Assouan est peu ou prou gagné : les avantages passent les inconvénients. L´Egypte a assuré son autosuffisance électrique (et la régulation du Nil permet la mise en irrigation de zones comme le Fayoum, à une trentaine de kilomètres à l’ouest du fleuve). De ce fait, elle peut exporter une partie de son gaz naturel et assurer son développement industriel (ciment, acier, pétrochimie, engrais). Le chômage reste sous la barre des 10%, mais on considère que 15% des Egyptiens vivent toujours sous le seuil de pauvreté. L´explosion démographique (35% des Egyptiens ont moins de 14 ans) et une inflation mal maîtrisée nourrissent encore des inquiétudes. Mais le pays garde une rente stable : les droits de passage dans le Canal de Suez ; et une ressource mal connue : l´argent que les Egyptiens émigrés dans les Pays du Golfe envoient régulièrement à leur famille.

Faune & Flore

Faune et flore sont nettement nilotiques : palmiers et papyrus dominent. Le roseau est omniprésent. Curieusement, plus de la moitié de la flore de ce pays désertique est une flore aquatique. La faune est essentiellement aviaire. Le Nil est un axe migratoire important. On observera encore sur ses bords la plupart des oiseaux qui figurent sur les bas-reliefs de l´époque pharaonique : divers canards, les ibis, les cigognes, une grande variété de hérons, aigrettes et spatules. Ne cherchez pas de faune sauvage, elle n´a plus de place dans l’immense jardin qu´est devenue la vallée du Nil. Même le crocodile, le fameux Crocodile du Nil, a quasiment disparu. Alors on se consolera en regardant les buffles d´eau : domestiques, ils peuvent évoquer malgré tout, leur cousin sauvage d´Afrique noire.