Capitale

Moscou.

PIB

En 2007, 9 074 dollars US par habitant (France, 28 700 dollars US par habitant).

Point culminant

L'Elbrouz (nord-Caucase), 5 642 mètres.

Superficie

17 075 400 km², soit 31 fois la France ou 2 fois les Etats-Unis, c'est le plus vaste pays du monde.

Climat

Climat à dominante continentale : hivers rigoureux et étés chauds. Dans les deux villes les plus visitées, Moscou et Saint-Pétersbourg, les températures, en hiver, sont de l´ordre de -10° et, en été, de 17° (avec des changements plus brutaux à Moscou). Des tréfonds hivernaux, les températures remontent au-dessus de zéro dès le mois d´avril (4°) ; on retrouve la même moyenne (4°) en octobre, avant une forte chute en novembre.

Géographie

Le pays est immense : 10 000 km d’est en ouest et 3 500 du nord au sud (et même 4 300, si on inclut les îles du nord comme la Nouvelle-Zemble). Pour faire simple, on va commencer à la fin de l´ère quaternaire, il y a environ deux millions d´années. Il fait froid. Il fait même très froid et une calotte glaciaire recouvre l´hémisphère nord. En France, les glaciers descendent jusqu´en Dordogne. En Russie, ils couvrent tout le territoire, jusqu´à la chaîne caucasienne, ou presque. Bien entendu, les glaciers, ça bouge et, bien entendu, c´est lourd. Cette énorme masse de glace agit comme un rabot et gomme toute aspérité. On n’aura pas deux millions d´années de glaciation continue. Parfois, le climat se réchauffe, les glaciers fondent et la terre qu´ils ont grattée se dépose sous forme d´alluvions. Voilà pourquoi le plus grand pays du monde est essentiellement plat. Pour l´anecdote, lors de la dernière glaciation, seuls ont pu survivre les animaux à fourrure, dont le mammouth, production essentielle de l´économie sibérienne. Venus du sud, les hommes suivent le recul des glaciers vers le nord. Aucun obstacle, sauf l´Oural, qui sépare symboliquement l´Europe de l´Asie et culmine péniblement à 1 900 m. Dans cette immense plaine, des lacs et quelques grands fleuves, orientés nord-sud : la Volga, qui prend sa source non loin de Saint-Pétersbourg et va se jeter dans la Mer Caspienne, après un parcours nonchalant qui lui fait frôler Moscou et arroser Novgorod et Volgograd ; le Don paisible, qui prend sa source vers Kazan et se jette dans la Mer d´Azov ; le Dniepr, qui traverse l´Ukraine pour rejoindre la Mer noire à Odessa. Plus les grands fleuves sibériens qui, eux, coulent du sud vers le nord : l´Ob, l´Ienisseï, la Lena. Donc, de vastes plaines, des fleuves larges et lents (qui sont autant de voies de communication), des montagnes réparties sur les bords sud et un sol alluvial, c´est à dire riche. Il n´en faudrait pas plus pour avoir une agriculture prospère. Il y a cependant quelques problèmes : le sol est gelé une bonne partie de l´année (et pas seulement en Sibérie - phénomène de permafrost) ; les fleuves placides génèrent de vastes zones marécageuses. Au total, les terres cultivables ne représentent pas plus de 7,5% du territoire. C´est peu. En plus, le climat n´est pas clément. L’été, les villes du nord passent rarement 25°, mais flirtent régulièrement avec les -10° l’hiver ; ça limite les possibilités de récolte, sauf dans les plaines du sud. Mais, depuis son indépendance, l´Ukraine n´est plus le grenier à blé de la Russie. Doit-on ajouter qu´il pleut surtout en été (en hiver, il neige) ? Reste la forêt. Ajoutons le charbon, le pétrole, le gaz naturel, l’or, les diamants… Malheureusement, tout est en Sibérie et, encore une fois, le sol gelé n’en facilite pas l´exploitation. La Russie est donc contrainte à un rude travail d’exploitation. Le climat, quant à lui, favorise la production d´orge plutôt que de blé et de pommes de terre plutôt que de haricots verts.

Economie

Depuis la fin de l’URSS, l’économie russe a connu une espèce de big-bang. Après cela, les équilibres sont délicats à rétablir. C’est aujourd’hui une économie à tendance rentière, appuyée sur d’importantes richesses naturelles - pétrole (2e producteur et exportateur mondial), gaz (1er producteur et exportateur mondial), bois, minerais… - mais dépendante des cours mondiaux. Elle allie importance des volumes et carences structurelles, est encore trop peu diversifiée et, souvent, entravée par des équipements d’un autre âge. L’intrication des élites politiques et économiques est également l’une de ses caractéristiques. Une approche étatiste des questions économiques a prévalu sous Vladimir Poutine (les entreprises nationales contribuent au PIB à hauteur de 35%). L’Etat entend garder le contrôle des réseaux d’exportation des hydrocarbures, intervenir dans le développement du nucléaire civil et, de façon générale, limiter les investissements étrangers dans les secteurs stratégiques. Cette implication fédérale a permis une certaine stabilisation de la situation et favorisé la constitution d’importants groupes industriels nationaux (énergie, métallurgie, armement…), dans la perspective de l’intégration à l’OMC. Mais le bilan social est lourd : l’inégalité des revenus est abyssale et, en 2004, 17,8% de la population vivaient sous le seuil de pauvreté. La situation sanitaire et démographique demeure préoccupante.

Faune & Flore

La végétation doit au climat l’essentiel de ses caractères. Sur le littoral arctique, on trouve la toundra, dont le sol gelé ne laisse venir que des mousses, lichens, fougères, arbres nains. Au sud de la toundra s’étend la taïga (forêt boréale) composée de pins, de sapins, de mélèzes. Bouleaux, charmes, chênes, peupliers s’y mêlent avant de constituer à eux seuls de vastes couverts de feuillus. La forêt, sous ses diverses formes, couvre les deux tiers du territoire. Plus au sud encore, on rencontre la steppe boisée (très défrichée), puis la steppe, que nourrit le tchernoziom, terre noire et fertile. La faune est à l’avenant. Au nord, morses, phoques, ours blancs, rennes, renards et hiboux polaires s’accommodent du froid. La taïga abrite des élans, des ours, des lynx, la zibeline, le renard argenté. Dans les forêts de feuillus, on trouve (et on chasse) sangliers, cerfs, loups, renards…L’Extrême-Orient nourrit encore, en plus des ours, des cerfs, quelques tigres de l’Oussouri… Reste la faune de la steppe : marmottes, antilopes, renards tatars. Et celle du Caucase : chèvre des neiges, cerfs, sangliers, hyènes, ours…

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