Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Russie. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Les préoccupations environnementales sont nouvelles pour les Russes. Pourtant, l’industrialisation prométhéenne de la période socialiste a conduit à une situation écologique et sanitaire dramatique à plusieurs niveaux. Plus de 90 villes présenteraient une concentration en dioxyde d’azote supérieure aux normes fixées par l’OMS. Une étude, publiée en 2007, classe deux régions russes (Dzerjinsk et Norilsk) parmi les 10 zones les plus polluées du monde. Dzerjinsk, dans l’Oural, a été le principal site de production d’armes chimiques de la guerre froide ; des milliers de tonnes de déchets chimiques ont été déversées dans les eaux souterraines. A Norilsk, en Sibérie, des métaux lourds seraient à l’origine d’une grave pollution de l’air. En novembre 2001, le Ministère des ressources naturelles a instauré une politique écologique prescrivant l’assainissement de l’environnement sur l’ensemble du territoire à l’horizon 2011. Aujourd’hui, pourtant, seul le lac Baïkal bénéficie d’un plan d’action gouvernemental : il est classé au patrimoine mondial de l’Unesco et représente à lui seul 20% des ressources en eau douce de la planète (80% des ressources russes). Il abrite une faune riche et surprenante : 1 500 espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs, dont la vedette est le phoque de Sibérie. Cet extraordinaire patrimoine a valu au lac le surnom de « Galápagos de Russie ». En novembre 2004, la Russie a ratifié le protocole de Kyoto. Elle a réussi à économiser des crédits CO2 (pour environ 4 milliards de tonnes) ; cela n’est pourtant pas encore significatif à l’échelle du pays. Fin juin 2008, le président Medvedev a annoncé un plan de réduction de 40% des dépenses énergétiques d’ici 2020. La Russie espère ainsi quelques avantages du traité qui succèdera au protocole de Kyoto.

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