Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Le second paragraphe présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Argentine. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. L´environnement a longtemps été une préoccupation secondaire pour les acteurs économiques et politiques argentins. Mais, depuis le début des années 90, on constate des évolutions importantes dans ce domaine, avec notamment la création du Secrétariat à l´Environnement et au Développement Durable. En 1994, la protection de l´environnement est devenue un principe constitutionnel. L´article 41 de la Constitution pose le principe du « développement soutenable » et du droit à bénéficier d´un environnement sain et équilibré. Cependant, l´organisation administrative de la protection de l´environnement reste globalement assez inefficace, notamment en raison de la structure fédérale du pays. En effet, au manque de coordination des organismes environnementaux s´ajoute une superposition de juridictions compétentes, qui se traduit par un contexte juridique extrêmement confus et parfois même contradictoire. Afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport, principale source de pollution atmosphérique, l´Argentine s´est inspirée des initiatives prises par les autres pays : amélioration technique des véhicules et utilisation de carburants propres (plus du tiers des véhicules équipés au gaz naturel circulant dans le monde sont argentins), développement des transports en commun, etc. Quant aux sources fixes, elles affichent des manques flagrants de conformité aux normes, résultat le plus souvent d´une absence d´investissements dans ce domaine. Les équipements représentent un coût élevé, difficile à supporter pour les PME-PMI. En revanche, pour des raisons de compétitivité sur les marchés internationaux, les grands groupes argentins se sont intéressés plus tôt aux questions environnementales, limitant, dans une certaine mesure, la détérioration de la qualité de l´air. Le contrôle des émissions de gaz industriels demeure cependant insuffisant et erratique. L’Argentine reste toutefois très active sur les différents points du protocole de Kyoto, ce qui est encourageant pour l’avenir tant au point de vue public que privé. Les parcs nationaux et les monuments argentins sont répartis aujourd´hui sur 3 603 068 ha. Ce sont 33 zones protégées, où près de quatre cent espèces animales autochtones sont préservées. Ces parcs ont pour but de préserver le patrimoine écologique et culturel du pays. Présents sur tout le territoire argentin, depuis la Puna dans la province de Jujuy jusqu´aux confins de la Terre de Feu, ils offrent une grande variété de paysages : des déserts, des jungles, des forêts, des montagnes, des plaines, des rivières, des lacs et des plages. Les écosystèmes natifs occupent de vastes espaces et abritent une faune et une flore abondantes, diversifiées et en excellent état de conservation. De nombreuses espèces menacées peuvent être observées dans ces zones privilégiées. Le voyageur est convié à découvrir, apprendre et profiter de la nature dans toute son authenticité. Les parcs et les réserves naturelles mettent à sa disposition des guides spécialisés, des bureaux d´information et des infrastructures adaptées : sentiers, miradors, signalétique ad hoc, bibliographie et centres d´interprétation dans les endroits les plus visités par le public. La qualité des sites et le confort offert au voyageur font des parcs nationaux argentins des « salles de classe » idéales pour initier enfants et adultes au souci environnemental.

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