Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Pérou. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. Dans tous les cas, avant de partir, on éliminera, autant que faire se peut, les emballages des produits que l’on emporte (et on choisira ceux-ci éco-compatibles). On respectera les systèmes de collecte des déchets, quand ils existent. - La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La protection de l´environnement est devenue, depuis quelques années, une préoccupation majeure. Le développement des échanges internationaux a amené le gouvernement péruvien à prendre conscience de l´importance d´une protection de l´environnement, telle qu´elle est mise en œuvre par les pays développés. En mai 2008, le gouvernement péruvien a annoncé la création d’un ministère de l’environnement, en charge des effets du réchauffement climatique, comme, par exemple, le recul préoccupant des glaciers, menacés de disparition dans les 25 prochaines années. En charge également des ressources (insuffisantes) en eau potable et de l’amélioration de la protection des richesses naturelles d’un pays disposant encore d’un vaste couvert forestier. Les facteurs responsables des plus grands dommages pour l´environnement sont : Une croissance urbaine désorganisée et anarchique (problèmes de stockage et de traitement des déchets, insuffisance des réseaux d’assainissement d´eau). La présence de plomb dans l´essence et les carburants. Les activités minières (extraction et transformation) ; celles liées à l´exploitation des hydrocarbures (extraction, transport et raffinage). La fabrication de farine de poisson, dont le Pérou est l´un des premiers producteurs mondiaux. Les activités industrielles traditionnelles : ciment, bière, papier, cuir, etc. Face à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, le Pérou a mis en place un programme annuel de limitation et de contrôle. Il s’agit, pour le nouveau ministère de l’environnement, de faire respecter un ensemble de normes et de maximas définis en fonction des accords internationaux sur la question. Traitement des effluents industriels : des programmes graduels sont mis en place, de manière à ne pas compromettre la viabilité des l´entreprises (études d’impact environnemental, propositions…). Déchets urbains : manque de concertation et de moyens entravent les actions municipales. A Lima (8 millions d´habitants), il n´existe pas de politique globale de gestion des déchets ; chaque municipalité de district agit localement. Des expériences de concession au secteur privé se sont avérées concluantes, mais le problème demeure du paiement des services par la population et, donc, de la réduction de la pauvreté. Le gouvernement est à l’origine d’un Plan national de gestion intégrée des déchets solides. Accès à l´eau et assainissement : les investissements nécessaires pour atteindre le niveau moyen continental d’accès à l’eau potable sont trop importants pour être assurés par le pays. 8 des 29 millions de Péruviens ne disposent pas de l’eau potable. On essaie, là aussi, d’ouvrir le secteur à des investisseurs privés. Deux programmes gouvernementaux encadrent ces démarches, l’un pour les zones rurales, l’autre pour les zones urbaines (Agua para Todos). L´immense richesse de la vie sauvage est protégée par un ensemble de réserves et de parcs nationaux (12% du territoire environ). Malheureusement, les Indiens d’Amazonie ont encore et toujours à dénoncer l’appropriation de leurs terres par les compagnies minières internationales et la déforestation qui en résulte. Mais, la politique gouvernementale ne change pas sur ce sujet. Le Pérou est signataire du Protocole de Kyoto, des conventions des Nations Unies sur le changement climatique, la désertification, la biodiversité et de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.

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