Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La communauté internationale a consacré Madagascar comme un ensemble unique et précieux d'écosystèmes. L’UNESCO considère même Madagascar comme une des priorités mondiales en termes de conservation de la biodiversité. L´île est reconnue comme un des sept pays dans le monde abritant une richesse écologique extraordinaire, au même titre qu'un géant comme le Brésil. Madagascar est l’une des plus vielle îles du monde, elle est aussi connu sous le nom de « l’île rouge » à cause de la coloration de ses terres. Elle doit faire face à une des plus graves érosions des sols au monde générées par la fréquence des pluies torrentielles, le surpâturage et la déforestation On constate depuis plusieurs années que le tiers de l’île est mis à feu. Ces feux sont allumés pour nettoyer et revitaliser les pâturages, mais souvent ils s’étendent aux zones sauvages voisines provoquant des dégâts considérables. Plus de 70% des 250 000 espèces de Madagascar sont endémiques : 98% de ses mammifères terrestres, 92% de ses reptiles, 68% de ses plantes et 41% de ses oiseaux reproducteurs sont uniques et n’existent nulle part ailleurs. Cela provient de son isolement géographique et du fait que sa faune et sa flore a évolué de façon unique. De même, la destruction des habitats naturels à cause de l’extension agricole et de la déforestation menace fortement la biodiversité de Madagascar. Désormais on compte plus d’espèces menacées à Madagascar que dans n’importe quel autre pays d’Afrique. Autrefois la forêt recouvrait pratiquement la totalité de l’île, aujourd’hui il n’en reste qu’un quart. Cela est du à l’augmentation de la production de bois de chauffage et à l’activité forestière.La croissance démographique avec une population qui double tous les 20 ans constitue un autre facteur d'aggravation sérieux pour la situation de l'environnement. En effet, le niveau de pauvreté de la population (le revenu annuel par habitant est de $200) contraint les habitants à avoir recours aux ressources naturelles de façon destructrice en privilégiant le court terme au détriment d'une utilisation rationnelle qui revêt un caractère durable. Les processus écologiques et la diversité biologique de Madagascar constituent pourtant des atouts économiques de première importance. L’ancien président Marc Ravalomanara a annoncé qu’il triplerait la superficie des espaces protégées pour atteindre en 2007 plusieurs millions d’hectares. Ces espaces protégées comprennent des parcs nationaux, un corridor biologique, un complexe de lacs, rivière et forêts des zones humides et une forêt sèche. Le corridor au sud de Mantadia a été mis en place pour préserver la richesse forestière unique de cette espace, et en faire une priorité mondiale. Avant que l’ONG « l’Homme et l’Environnement » ne prenne en charge le corridor, celui-ci était à l’abandon. Actuellement des accords ont été conclus avec les communautés locales : régionales et nationales pour que la reconstruction du corridor soit réintégrée dans le programme de développement durable et de préserver la biodiversité du territoire. L’objectif final est de reboiser un total de 150 hectares de forêt. Mais le but premier de cette ONG est de mettre en place un plan de gestion dans le cadre d’une approche écosystème pour permettre de préserver le restant des forêts tout en collaboration avec les populations locales.
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