Capitale

Rome.

PIB

En 2007, 35 745 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Mont Blanc (monte Bianco) de Courmayeur, 4 748 mètres (Alpes).

Superficie

301 336 km², soit 0,55 fois la France.

Climat

Pays méditerranéen, bien sûr, mais au climat beaucoup plus contrasté qu’on l’imagine. Plusieurs facteurs expliquent cette diversité climatique. Etirée sur 10° de latitude, l’Italie connait, du nord au sud, une forte augmentation des températures et une baisse des précipitations. Ainsi, alors que la moyenne des températures hivernales avoisine 0° à Turin, elle est d’environ 10° en Sicile. Les précipitations sont deux fois moins abondantes au sud qu’au nord. La côte ouest, baignée par la mer Tyrrhénienne, est plus humide que la côte est, mieux abritée et bordée par la mer Adriatique. Par contre, la côte adriatique connaît souvent (au nord et en hiver) des températures plus basses dues à son exposition à des vents froids venus du nord-est. Ces deux éléments, combinés aux différences de relief, suscitent des climats variés. Les Alpes, ainsi que les terres élevées des Apennins, ont un climat de montagne. Les hivers y sont rigoureux et les précipitations abondantes. Les étés sont généralement chauds. La plaine du Pô présente un climat semi-continental, marqué par des étés extrêmement chauds et orageux, auxquels succèdent des hivers très froids et humides. Au mois de janvier, certaines parties de cette région peuvent enregistrer les mêmes températures que Berlin ! Au sud de la plaine du Pô, le climat se fait méditerranéen : étés chauds et secs ; hivers cléments et souvent ensoleillés. La chaleur et la sécheresse augmentent au fur et à mesure que l´on descend vers le sud ; l´extrême sud de l´Italie est sous l´influence de l´Afrique toute proche. On peut alors parler de climat méditerranéo-africain. Précision importante : les piscines des hôtels ouvrent, en général, entre mi-mai et début juin, selon les conditions météorologiques.

Géographie

L´Italie s´étend sur 10° de latitude, soit quasiment la distance Paris-Tunis. 1 360 km de long ; 600 km de large au nord (et entre 140 et 240 km, dans la péninsule proprement dite). Bordée par les mers Tyrrhénienne et Adriatique, elle possède environ 7 500 km de côtes. C´est un pays de montagnes et de collines, où les plaines n´occupent qu´un quart du territoire. On peut y distinguer 4 parties principales : le massif alpin, la plaine du Pô, le massif des Apennins et les îles. Le massif alpin s´étend au nord, d’ouest en est, constituant une frontière naturelle avec le reste de l´Europe. La partie occidentale comprend, en particulier, le mont Blanc (monte Bianco), partagé avec la France, et le mont Rose (monte Rosa) partagé avec la Suisse. De nombreux sommets y dépassent les 4 000 mètres. La partie la plus septentrionale est constituée de chaînes préalpines, qui s´étoffent à l´est pour former le massif des Dolomites. Le sud de cet ensemble abrite de merveilleux lacs, dont les plus grands sont le lac Majeur, le lac de Côme et le lac de Garde. Dominée les Alpes, la plaine du Pô est la plus vaste d´Italie (46 000 km²). Elle étend son vaste triangle d’ouest en est, depuis Turin jusqu´à Venise et la côte adriatique. Après les collines et les terrasses composant sa partie occidentale, elle descend progressivement en basses plaines pour se terminer par les zones marécageuses de la Vénétie. Grâce à ses sols riches et bien arrosés, cette plaine a toujours été fertile et prospère. Elle est également aujourd´hui le « poumon » industriel de l´Italie. On y trouve de nombreuses villes historiques : Bologne, Modène, Padoue, Crémone, Vérone… Se déroulant sur 1 300 km, sur un axe nord-sud, depuis le sud de la plaine du Pô jusqu´en Calabre, le massif des Apennins forme à la fois l´épine dorsale de l´Italie et un obstacle important pour les communications entre l´ouest et l´est du pays. Plus bas que les Alpes, ce massif culmine dans sa partie centrale, les Abruzzes (Gran Sasso, 2 914 mètres). A l’est comme à l’ouest, les montagnes font place à des collines et à quelques plaines étroites (Latium, Campanie, à l’ouest ; Tavoliere et plaine du golfe de Tarente, à l’est). Qu´il s´agisse de la Sicile, de la Sardaigne (ou d´autres îles plus petites, comme l´île d´Elbe ou les îles Eoliennes), elles présentent en général des côtes rocheuses et découpées. Comme sur le continent, le relief est surtout composé de montagnes et de collines. Outre ces caractéristiques, il faut encore mentionner le caractère volcanique des régions situées entre Naples et la Sicile. Parmi les volcans encore actifs, les plus célèbres sont le Vésuve (Naples), le Stromboli (Iles Eoliennes) et l´Etna (Sicile).

Economie

Ruinée à la fin de la guerre, l´Italie est aujourd´hui l’une des premières puissances économiques mondiales. Malgré ce remarquable redressement, le pays est toujours confronté à une importante disparité nord-sud. Les chiffres sont éloquents : le sud connaît un taux de chômage de 20% pour une moyenne nationale de 10,8% ; la pauvreté y touche 68% des habitants (20% des foyers y vivent sous le seuil de pauvreté). L’Etat italien et l’Union Européenne travaillent à la réduction de ces inégalités, mais la route sera longue. On ne peut non plus passer sous silence le poids de l’économie souterraine, qui représente une part non négligeable de la richesse du pays. L’agriculture ne « pèse » plus aujourd’hui que 2,4% du PIB (5% de la population active). Elle demeure pourtant performante : 1ère production mondiale d’olives, 2e de vin, 7e d’oranges, 10e de maïs… Une importante production laitière et fromagère complète le dispositif. L´industrie, quant à elle, fournit 30% du PIB et emploie 32% de la population active. L’industrie lourde est, pour l’essentiel, gérée par l’Etat ; ses domaines d’excellence sont la chimie et la sidérurgie. A côté de cela, s’est développée une industrie de transformation diversifiée et inventive : automobile, machines-outils, agroalimentaire, textile, appareils électriques et électronique. Une multitude de petites et moyennes entreprises travaillent dans ce secteur. Les bonnes performances de ces entreprises à l’exportation sont à souligner, car le pays importe environ 80% de l’énergie qu’il consomme et l’essentiel de ses matières premières. Comme le suggèrent les chiffres précédents, les services sont le moteur de l´économie italienne. Ce secteur représente 67,6% du PIB et occupe 63% de la population active. Ce domaine, qui comprend aussi bien la finance que les petits métiers traditionnels, reflète les contrastes de la société italienne, qui trouve dans son substrat populaire l’une des sources de son dynamisme économique. Est-il besoin de noter que la géographie, le climat et l’incroyable richesse culturelle de l’Italie entretiennent une activité touristique florissante ?

Faune & Flore

Intimement liée au climat et au relief, la végétation italienne est d´une diversité étonnante. Les Alpes sont couvertes de forêts et de prairies. Lorsque l´altitude s´élève, chênes et châtaigniers font place aux hêtres, puis aux conifères (mélèzes, sapins, pins sylvestres). Au-dessus de 2 500 m, ce sont des zones herbeuses, pâturages d´été pour les troupeaux. Autour des grands lacs du nord, cette flore de montagne est souvent remplacée par une végétation méditerranéenne de palmiers et de cyprès. Plus bas, la plaine du Pô est couverte de saules et de peupliers. Les premières vignes apparaissent. Vers le sud, le caractère méditerranéen s’accentue : chênes verts, chênes-lièges, pins parasols, nombreux arbustes résistants, comme l´eucalyptus, le myrte, le cyprès ou différentes espèces de cactées. On rencontre aussi des paysages de garrigue et de maquis. Les contreforts des Apennins permettent la culture de la vigne, des oliviers et des amandiers. A plus de 800 m, ces cultures cèdent à des forêts de hêtres. La Sicile est le royaume de la vigne et des vergers d´agrumes, alors que la Sardaigne, en particulier au sud, n´est pas sans évoquer la Tunisie, avec ses figuiers de Barbarie, ses palmiers, ses citronniers et ses orangers. Malgré un nombre impressionnant de réserves naturelles protégées, la diversité animale italienne est en danger : sur 97 espèces recensées, 40 voient diminuer leur population. Néanmoins, on rencontre encore des marmottes, des chamois et des bouquetins dans les Alpes. L´ours et le loup sont toujours présents dans les Apennins (dans les Abruzzes, en particulier). Les sangliers fouissent nombreux dans les montagnes. En Sardaigne, le massif du Gennargentu, au centre de l´île, est peuplé de mouflons. Le milan domine l’avifaune.
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