Il n’y a guère de distance entre la France et l’Italie. Jean Cocteau disait : “un Italien est un Français de bonne humeur“. Attendez-vous donc à faire le plein de bonheur. Surtout après ces quelques détails qui vous faciliteront la vie transalpine.

 

L’Italien cultivé parle volontiers le français. Les autres ne parlent qu’italien. Ils sont au moins aussi nuls en anglais que nous. Tout le monde parle avec les mains, ce qui facilite les échanges. Les Italiens sont cordiaux. N’hésitez pas à demander votre chemin ou tout renseignement utile. Ils se feront un plaisir de répondre. L’Italien est élégant. C’est vrai à Milan, Turin, Florence ou Venise. Sans doute un peu moins dans le Mezzogiorno profond. Pour autant les lunettes de soleil sont l’accessoire obligé, celui qui classe son homme (ou femme). Une seule paire de lunettes peut faire tout le look. Par contre les Italiens ne sont pas toujours très élégants dans leurs propos quand ils voient passer une jolie femme. Carton jaune. L’Italien a de l’humour. On rit de tout sauf de la Mamma. On se moque beaucoup des hommes politiques et de soi-même. Il semble qu’il faille aborder la vie en dilettante. C’est léger, insouciant. En tous cas à première vue. Le football (calcio) n’est plus aussi important qu’autrefois mais c’est un bon sujet de conversation masculin. Pensez à réactualiser vos notes sur la Juve, l’Inter ou la Lazio. L’Italien et l’automobile ! Il y a dans l’ADN de tout conducteur italien des gênes de Ferrari ou de Maserati. Attendez-vous donc à une conduite sportive, vive mais pas forcément dangereuse. Tout pilote transalpin a du Nuvolari dans les veines. Mais il est aussi attentif et donc les accidents ne sont pas si fréquents. À Naples il existe des feux rouges avec arrêt et d’autres non, considérés par l’ensemble des automobilistes locaux comme superflus. Comment savoir ? Faire comme celui qui vous précède. Le mieux ? Ne pas conduire à Naples, filer directement vers Sorrento. Les autoroutes sont payantes sauf dans le Sud. Les centres villes historiques sont piétonniers ou fermés à la circulation. Ce sont les zones ZTL. Des caméras vous filment si vous passez. L’amende est envoyée au loueur de voiture qui débitera votre carte de crédit. Sauf si votre hôtel est à l’intérieur de la ZTL. En arrivant vous donnez votre immatriculation à la réception qui interviendra auprès des autorités compétentes. Les stations-service en ville et sur les routes nationales sont généralement fermées entre midi (ou 13h) et 15h. En principe un distributeur automatique avec carte de crédit remplace le pompiste. Il est souvent en panne. Ainsi, pensez toujours à faire le plein avant la pause déjeuner.

 

L’Italie est dangereuse ? Pas du tout. Il n’y a pas ou très peu d’agression sur la personne. Uniquement des vols à la roulotte et des pickpockets. Vous pouvez marcher dans Naples la nuit pour peu que vous n’ayez ni bijoux, ni montre de valeur. Dans la journée ne laissez jamais traîner un sac ou un appareil photo dans une voiture ou sur une table de café. C’est valable partout en Italie à des degrés divers. Venise est la ville la plus sûre (pas évident de s’échapper), et Bari semble détrôner Naples quant aux vols à la tire. 

L’Italie est un musée. Il y a tant à voir. Ne faites pas l’erreur du touriste de base : ne prévoyez pas trop de visites. Vous pourrez toujours revenir, ce n’est pas loin. Enchaîner les visites de musées vous fera passer à côté du meilleur de la vie italienne : déguster un espresso ou “un gelato“ sur une terrasse en regardant passer les gens et en écoutant leur langue gaie comme un air d’opérette. Pensez si ce n’est pas inclus dans votre forfait à réserver vos entrées de musée sur Internet. Beaucoup de musées le permettent et ça vous évitera des queues épuisantes. Ne vous étonnez pas si certains hôtels encaissent sur place les taxes de séjour. Impossible de les inclure, désolé.

 

Faites des économies : offrez vous la mode italienne à petits prix dans les magasins d’usine locaux nommés Designer Outlet. Il y en a à la périphérie de toutes les métropoles. Votre hôtel vous renseignera. Economies encore : la cuisine italienne est meilleure quand elle est simple. Allez dans les trattoria populaires. Vous vous régalerez à prix doux. Où que vous mangiez ne coupez jamais les pâtes ! Vous seriez immédiatement considérés comme un barbare. Seule exception : la Mamma peut couper les spaghetti des bambini.

Avec ce viatique (non exhaustif) vous voilà fin prêts pour un voyage d’excellence. Arriverderci et buon viaggio !

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