Voici quelques règles à respecter avant votre voyage ou votre circuit en Italie
 
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
 
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
 
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La dépendance énergétique de l’Italie est estimée à 83% ; elle utilise aujourd´hui des sources d´énergie responsables d´émissions de gaz à effet de serre (refus du nucléaire), ce qui l’empêche d’atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto. Le gouvernement italien a donc mis en place un certain nombre de mesures.
Bons résultats pour l´efficacité énergétique (meilleure performance des pays membres de l´OCDE), la protection de la nature (la surface protégée a doublé en 10 ans), l´agriculture biologique (7% de la production) et, enfin, la réduction des émissions de CO2, de métaux lourds et de POPs (polluants organiques persistants). En revanche, il reste beaucoup à faire pour la dépollution des villes, la qualité de l´eau, la réduction et le traitement des déchets et la préservation des espèces animales menacées.
Début 2009, l’Italie a d’ailleurs reçu un second avertissement de la Commission européenne pour non-conformité du traitement des eaux urbaines résiduaires. Les eaux de baignades sont désormais plus pures. Mais la situation des nappes phréatiques est critique. Le système d’épuration des eaux reste globalement déficient. Le traitement des déchets est notoirement défaillant. Pour l’année 2000, on a compté 29 millions de tonnes de déchets, soit presque 500 kg par habitant.
Et on est loin des objectifs fixés par le décret Ronchi sur le tri sélectif ! Les délits contre l'environnement ont augmenté de 27,3% en 2007, selon l'organisation de défense de l'environnement Legambiente. Celle-ci dénonce, dans un rapport, la présence mafieuse dans le secteur agricole ou dans la gestion des déchets. Selon Legambiente, les organisations criminelles, les « écomafias », ont des ramifications sur tout le territoire.