Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Grèce. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Un programme d´action pour la mise en place d´un développement durable a été développé par le gouvernement ces dernières années. Il reflète la nouvelle mentalité qui anime le programme environnemental grec. Ce projet doit assurer la protection de cent biotopes, inclus dans la liste Natura 2000, réseau de sites écologiques européens. Caractéristiques de ce programme sont la protection et la gestion des zones humides, des écosystèmes forestiers, des biotopes, par le développement d’activités liées à l´écotourisme ou la mise en place de mesures contre l´érosion dans certaines zones. Le programme d´action dit « Cadastre pour les régions écologiquement sensibles » a pour but d´établir un relevé spécifique. Il permettra de prévenir la destruction des zones forestières et les modifications abusives de l´utilisation des terres. Ce programme prévoit également le cadastre de monuments et de sites archéologiques (environ 15 000 km² de régions écologiquement sensibles). Le feu est l´un des plus graves problèmes auxquels doivent faire face les forêts grecques. Selon la constitution, le reboisement des zones calcinées est obligatoire. L´établissement du cadastre forestier est également censé protéger les forêts des activités illégales. Les services concernés ont été dotés de moyens d’intervention (canadairs, hélicoptères, extincteurs, etc.). Toutefois le personnel qualifié demeure insuffisant et la loi présente encore bien des lacunes. Pour des raisons évidentes, la Grèce est attentive à la protection de son patrimoine maritime et au développement durable de ses 15 000 km de littoral. On trouve là des écosystèmes riches et variés, abritant un grand nombre d´espèces menacées, telles la tortue caouanne ou le phoque moine. Le programme environnemental opérationnel pour la protection de l'environnement marin est destiné au développement des infrastructures nécessaires au traitement des rejets pétroliers et chimiques. Plusieurs projets de nettoyage et de restauration ont été lancés sur les îles de Kos, Eubée, Céphalonie, Corfou, des Sporades du Nord, des Cyclades, de Samos, Chios et Lesbos, dans les provinces crétoises de Réthymnon et de La Canée, ainsi que le long de certaines régions côtières de Grèce continentale, telles que Le Pirée, l’Achaïe, l’Elide, l’Etolie-Acarnanie et Prévéza. D’autre part, la qualité des eaux de baignade a fait l´objet de contrôles sur une période de trois ans. Les résultats, présentés dans un rapport annuel, montrent que 97% des zones analysées répondent aujourd´hui aux exigences européennes. Ainsi, un certain nombre de plages se sont-elles vues attribuer le pavillon bleu de l'UE. L´un des problèmes écologiques majeurs était, récemment encore, l’absence de gestion des déchets solides et toxiques (ramassage, traitement, élimination). Ces dernières années, la Grèce a mis en place des mesures strictes, conformes aux directives européennes. Une nouvelle législation a été introduite dans le but de réduire la pollution atmosphérique, engendrée par les usines d'incinération. De même, le traitement des métaux lourds progresse. En revanche, Athènes ne dispose toujours pas du tout-à-l’égout. Ces programmes n´ont, malheureusement, pas tous porté leurs fruits : la Commission européenne a décidé d'engager des poursuites contre la Grèce dans deux affaires d'infraction aux dispositions communautaires de protection de l'environnement (gestion des déchets dangereux et conservation des oiseaux). Le pays pourrait également être poursuivi pour le déversement d’eaux urbaines résiduelles dans le golfe d’Eleusis. Cela sans aucun traitement. Quant à la prise en charge des boues d’épuration et des déchets urbains : tout, ou presque, reste à faire. Toutefois, des actions son menées visant à limiter le volume des emballages perdus. Des campagnes répétées entendent sensibiliser les Grecs à ces questions.

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