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Visiter le nouveau musée d’Athènes

écrin des impressionnants vestiges grecs de l’Acropole. Trois étages de verre noir et de béton édifiés sur pilotis au-dessus d’un site de fouilles archéologiques, parfaitement intégrés au paysage chaotique de la ville moderne. Aucune mise en scène, aucune fioriture : seule la lumière, glissant sur les marbres, mène la danse. Idéal pour s’offrir un délire de statuaire antique et pour, le soir, regarder à travers les baies vitrées le soleil se coucher sur le Parthénon, l’un des plus beaux spectacles au monde.
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Faire une cure de bleu et de blanc

Ceruleum, céleste, outremer, indigo, lavande…. Le bleu est la couleur de la Grèce. Il passe son temps à changer de nuance dans le ciel et sur la mer qui, selon les heures de la journée, se disputent le nuancier. Le bleu devient vertige à l’extérieur et s’insinue à l’intérieur dans la décoration des chambres d’hôtel, sur un coussin, le reflet d’un rideau brassé par le vent. Le blanc vient s’y opposer dans une beauté brusque. Blancheur aveuglante des murs chaulés des maisons, des volées d’escaliers des villages, des niches creusées à même les murs….Un duo omniprésent et reposant.
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Goûter le vin de Santorin

Ce blanc si particulier issu de vignes ancrées dans la lave, arrosées de brumes marines qui, pour résister à la chaleur et aux vents violents, poussent en boule ! Ce liquide jaune pâle, si frais en bouche, aux notes minérales et au nez d’amande et de citron résume à lui seul tout le caractère volcanique de l’île. Mieux encore : déguster ce breuvage rare en admirant la vue sur la Caldera depuis la terrasse de l’hôtel Kirini, accroché à flanc de falaise, comme flottant au-dessus de la Mer Egée… Une expérience à prolonger, pour jouer les contrastes, par la visite du musée du vin de la famille Koutsogianopoulos : un dédale de souterrains creusé à 8 mètres de profondeur !
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Privatiser un caïque traditionnel

pour suivre le sillage d’Ulysse et voir les îles grecques depuis la mer. Ithaque, Leucade, Céphalonie distillent au cœur de la mer ionienne leur inchangée douceur de vivre. Des paradis secrets et discrets, refuges des happy few. Jeter l’ancre au pied de leurs falaises de craie blanche et plonger dans leurs eaux cristallines, passer au large de Skorpios pour saluer la mémoire d’Onassis, s’amarrer à l’aplomb de plages désertes et dans les ports pittoresques. A Ithaque, face au minuscule débarcadère de Frikes, les tavernes proposent la langouste locale. Dans les terres, la table généreuse se nourrit du sang de la vigne et de l’olivier, gorgée de figue, d’amande et de tomate. Ne serait-ce pas plutôt pour retrouver la cuisine grecque qu’Ulysse affronta sirènes et cyclopes ?
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Déguster le meilleur poisson du monde à la terrasse

toute simple et toute bleue, de la Taverne Giorgios à Elounda, en Crète. Vous êtes au bord du quai dans le quartier tranquille de Plaka, face à l’île-forteresse de Spinalonga. Pas de lounge, pas de musique, pas de chichis, quelques filets de pêche pour seule déco. L’essentiel est dans l’assiette : des poissons à peine sortis de l’eau, allongés sur leur lit de glace, n’attendant qu’une cuisson parfaite ; des coquillages incarnant la quintessence de l’iode. Vous vous saoulez de saveurs marines, le temps s’écoule au ralenti : Le paroxysme du rêve cycladique.

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