Population

11 213 785 habitants (2008).

Langue officielle

Le grec démotique (de facto).

Langue parlée

La Grèce est très homogène d’un point de vue linguistique : 90% des habitants ont le grec pour langue maternelle. Pour le reste, on parle l’albanais (1,9%), le turc (1,2%), le macédonien (0,8%), le tsigane (0,4%) le bulgare (0,3%)… Si l’anglais et l’allemand sont communs sur les sites touristiques, le français, lui, est peu pratiqué.

Peuple

Les Grecs représentent environ 90% de la population. Les 10% restant sont composés de Turcs, de Pomaques (assimilés aux Turcs de Thrace, mais parlant une langue apparentée au bulgare), de Tsiganes, d’Albanais, de Valaques, de Macédoniens, de Bulgares… L’Etat grec ne reconnait qu’une seule minorité, « musulmane », qui comprend des Turcs, des Pomaques et des Tsiganes (mais pas les Turcs chrétiens ou les Albanais musulmans). Les autres ne bénéficient d’aucun statut particulier.

Religion

Orthodoxe à 98%. L’orthodoxie est constitutive de l’hellénisme : un Grec est orthodoxe et parle grec. Bien sûr, il y en a quelques-uns qui sont musulmans, catholiques ou juifs, façons alternatives d'être Grec...

Fête Nationale

25 mars : anniversaire du soulèvement de 1821. 28 octobre : jour du « Non », rejet de l'ultimatum italien de 1940.

Calendrier des Fêtes

Jours fériés 2016 (services publics, banques et magasins sont fermés).

1er janvier : jour de l’an.
6 janvier : Epiphanie.
14 mars : Lundi gras.
25 mars : jour de l’Indépendance.
29 avril : Vendredi saint.
30 avril : Samedi saint.
1er mai : Pâques / Fête du travail.
2 mai : lundi de Pâques.
19 juin : Pentecôte.
20 juin : lundi de Pentecôte.
15 août : Assomption.
28 octobre : jour du « Non ».
25 et 26 décembre : Noël.

Pendant la période pascale, en règle générale, les horaires des principaux sites et musées (Delphes, Olympie, Mystra, Epidaure, Mycènes) s’alignent sur ceux de l’Acropole :
Vendredi saint : fermé jusqu’à 12h00 ;
Samedi saint : ouvert de 8h00 à 15h00 ; 
dimanche de Pâques : fermé ;     
lundi de Pâques : ouvert de 8h00 à 15h00.

Histoire

Simplifions un peu. Oublions l´occupation ancienne et commençons avec Hésiode (VIIIe siècle avant JC). Rassemblant les récits des cités, il raconte l´histoire des premiers habitants : Hercule, Œdipe, Cadmos, Achille et Ménélas… La guerre de Troie a bien eu lieu, Homère n´a eu qu´à la mettre en vers. C’est l’âge du bronze tardif, l’âge de Mycènes, la ville d’Agamemnon. Les Mycéniens (1550-1100 avant JC) parlent un dialecte grec archaïque. Ils se sont installés dans le Péloponnèse, où ils développent une civilisation puissante. Des cités, qui sont autant de royaumes, se mettent en place : Pylos, Cnossos, Orchomène, Sparte peut-être… Parmi d’autres, Troie fait les frais de l’expansion mycénienne. Puis viennent le déclin et les « siècles obscurs », entre 1100 et 800 avant JC. Athènes émerge à cette époque. Les VIIIe et VIIe siècles sont marqués par la création de comptoirs coloniaux grecs sur tout le pourtour méditerranéen, d’Espagne en Egypte, de la Libye à la mer Noire. Les Grecs tiennent les routes commerciales. Ils adaptent l’alphabet phénicien à leur usage ; ils adoptent la monnaie. Les Ve et IVe siècles sont la période dite « classique » des cités grecques. Diagoras de Rhodes remporte le concours de boxe des JO de 464. C’est l’âge d’or d’Athènes : Socrate, Platon et Aristote philosophent, Périclès légifère, Phidias et Praxitèle sculptent, Hérodote et Thucydide inventent l’histoire, Sophocle réinvente les héros… On construit le Parthénon (447-432). Athènes rallie les cités contre les Perses. Bientôt, cependant, son hégémonie indispose. La guerre du Péloponnèse va l’opposer à l’austère Sparte (431-404). L’empire athénien est ébranlé. De nouvelles puissances apparaissent : Corinthe, Thèbes. Au siècle suivant, les conflits perdurent, qui mettent aux prises Athéniens, Spartiates et Thébains ; avec pour résultat la dislocation du monde classique. La Macédoine en profite. Philippe II (382-336), puis son fils Alexandre « le Grand » (356-323) subjuguent la Grèce, puis le monde : Alexandre vaincra la Perse, fera la conquête de l’Egypte, portera la Grèce jusqu’en Inde… En Méditerranée et au Proche-Orient, on parle grec, comme on parle anglais aujourd’hui. Mais, au IIIe siècle, apparait un nouveau champion : Rome. Celui-ci prend pied en Grèce dès -228. Sous divers prétextes, à partir de -187, les Romains vont pousser leur avantage. En -146, à la suite du sac de Corinthe, la Grèce devient un protectorat de Rome. Province romaine, la Grèce va faire la conquête du conquérant. Le philhellénisme signale les élites cultivées. Pendant cette période, le christianisme fait son apparition. Saint Paul est à Athènes en 50-52. Au crépuscule de l’Empire, les Barbares vont et viennent. Les Wisigoths, en particulier, sont assidus au pillage. Le pays est appauvri et dépeuplé. C’est que le partage de l’Empire (395) a orienté les intérêts vers Constantinople, la nouvelle capitale. Les vieilles cités sont dépouillées de leurs trésors ; elles se rétractent. Par contre, le christianisme se développe avec vigueur. Pour près de mille ans, la Grèce va faire partie de l’empire constantinopolitain. Le schisme de 1054 la fait « orthodoxe ». Une bonne part de sa culture antique parviendra en Occident via les Arabes et les juifs. Lorsque la puissance turque se lève à l’est, l’agonie de Byzance-Constantinople commence. La Grèce est envahie par les Ottomans dès le XIVe siècle. Les Turcs réclament ce que réclament tous les envahisseurs : l’ordre, la corvée, les impôts. Mais le christianisme n’est pas sérieusement inquiété. Parce qu’elle est l’interlocuteur principal des autorités de la Porte, l’Eglise renforce même son emprise sur la société. Elle porte tout à la fois la raison du vaincu et l’espérance du renouveau. A la fin du XVIIIe siècle, un mouvement se dessine pour l’indépendance. Le 25 mars 1821, le métropolite de Patra brandit le drapeau grec et la Grèce se soulève. Elle va un temps de victoire en victoire, proclame l’indépendance (Epidaure, 1822), puis se déchire ; les Turcs reprennent la main. L’intelligentsia européenne s’enflamme pour Missolonghi assiégée et vaincue (1826). Victor Hugo tonne, Eugène Delacroix éclabousse de couleurs. Les Etats sont moins lyriques, mais ils ont des flottes de guerre et des diplomates. L’Angleterre, la France et la Russie imposent l’indépendance grecque à l’empire ottoman (conférence de Londres, 1830). Le nouvel Etat est sous tutelle de ses puissants protecteurs, qui lui imposent un roi, en la personne d’Otto de Wittelsbach (1815-1867), fils de Louis 1er de Bavière. Le nouveau monarque débarque avec un personnel et des méthodes germaniques. Un peu de rigueur ne fait pas de mal au pays. Athènes, désormais capitale, est relevée. Pourtant, les aspirations démocratiques des Grecs ont été méprisées… Et puis, les puissances ont des visées divergentes sur l’avenir du royaume. En 1843, Otto est contraint par ses sujets d’accepter une constitution ; le parlement grec n‘en est pas pour autant mêlé aux affaires. Les protecteurs continuent à tirer à hue et à dia. Ils se battent entre eux : pendant la guerre de Crimée (1854-1856), la Grèce penche pour la Russie. En représailles, Français et Anglais occupent le Pirée jusqu’en 1859. Trois ans plus tard un coup d’Etat dépose le monarque. Les puissances en imposent un autre (toujours contre les vœux des Grecs) : Christian Guillaume Ferdinand Adolphe de Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, prince de Danemark et désormais Georges 1er de Grèce. Les terres grecques encore aux mains des Turcs sont réunies : Corfou et îles Ioniennes (1863), Thessalie (1881), Crète, Macédoine et Chalcidique (1913). Pendant la Première Guerre mondiale, le roi soutient l’Allemagne, le premier ministre, l’Entente. Celui-ci a gain de cause. La monarchie est ébranlée. Pour la Grèce, la guerre se poursuit jusqu’en 1923, contre la Turquie de Mustafa Kemal. Et se solde par une défaite. Les territoires « grecs » d’Asie Mineure ne seront pas récupérés. Important et douloureux chassé-croisé d’émigrants. En 1924, la République est proclamée. La suite est confuse. La situation politique n’est jamais stabilisée ; la monarchie est rétablie ; les communistes s’agitent. En 1936, le général Ioannis Metaxas (1871-1941) prend le pouvoir. Le « Nouvel Etat » qu’il impose s’inspire des régimes autoritaires, sociaux et nationalistes, de l’époque. Le régime aborde la Seconde Guerre mondiale en terrain glissant : l’Allemagne l’inspire (antisémitisme mis à part), la Grande-Bretagne le « soutient », l’Italie l’inquiète. Mussolini décide du cours des choses. Le 28 octobre 1940, il présente un ultimatum à la Grèce (occupation de points stratégiques). Laconique, Metaxas répond « non ». L’armée grecque repousse sans ménagements les Italiens en Albanie. Elle ne peut cependant soutenir l’assaut de l’armée allemande, venue régler une affaire mal engagée par le Duce. La résistance à l’occupant sera farouche. A la veille du retrait allemand, le parti communiste est en position de force. Churchill intervient. La Grèce sera l’un des points chauds du début de la Guerre froide : guerre civile jusqu’en 1949. Le pays est alors en piteux état. Rétrospectivement, les gouvernements conservateurs qui se succèdent semblent n’attendre qu’une chose : la dictature militaire. Une junte menée par Georgios Papadopoulos (1919-1999) la met en place en 1967, pour sept ans. Le roi Constantin II part en exil. La crise chypriote de 1974 emporte les colonels. Constantin Caramanlis fait un retour triomphal et installe une démocratie enfin opérationnelle. En 1979, la Grèce rejoint la CEE.

Politique

La constitution actuelle (1975) de la République hellénique fait de la Grèce une démocratie parlementaire. Le pouvoir législatif est exercé par une chambre unique, la Vouli (300 députés élus pour 4 ans, au suffrage universel). Le président de la République (élu pour 5 ans par la Vouli) a un rôle représentatif. Le pouvoir exécutif appartient au gouvernement. Le premier ministre dispose de pouvoirs étendus. La Justice est indépendante. Les droits civils, politiques et les droits de l´homme sont garantis par la constitution. Pas de séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Célébrité

Aristote Socrate Onassis (1906-1975). « Le Grec » fut l’héritier d’une longue tradition cosmopolite et commerçante. Inventeur des supertankers, il pratiquait le mariage politique avec le brio froid d’un Médicis (Jacqueline Kennedy, 1968). Il fut l’amant de Maria Callas (1923-1997), après avoir été le bureau de tabac de Carlos Gardel. Platon (427-347) est le fondateur de l’une des deux institutions de la Grèce antique encore en fonction : la philosophie. Il est l’un des grands furets de la civilisation européenne : « Il est passé par ici, il repassera par là… ». Nana Mouskouri (née en 1934) a tout traversé et tout chanté, des ritournelles yéyé à Mozart, en passant par la musique traditionnelle et le jazz. Dans un milieu de tragédiennes et de chipies éphémères, son personnage policé et souple lui a valu une adulation mondiale. La Vénus de Milo (vers 100 avant JC) est la manchote la plus célèbre du monde. Statue (vraisemblablement d’Aphrodite), découverte en 1820 par un paysan grec dans une île des Cyclades, elle est devenue l’une des vedettes du musée du Louvre. Odysséas Elytis (1911-1996) est l’un des poètes majeurs du XXe siècle, prix Nobel de littérature en 1979. Combattant pendant le Seconde Guerre mondiale, puis opposant à la dictature des colonels. Ses textes ont été popularisés par Mikis Theodorakis (né en 1925) ou Angélique Ionatos (née en 1954).

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Pour les guides, nous vous conseillons 5 euros par demi-journée et par personne. En taxi, arrondir le montant de la course. Au restaurant, on laisse toujours quelque chose, de 1 à… plus d’euros, selon. A l’hôtel, de 1 à 3 euros au porteur. En général, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. La journée grecque pourra surprendre les septentrionaux : elle commence vers 7h30 par une longue matinée (jusqu’à 14h00 ou 15h00) ; une collation légère, et la sieste amène jusqu’à 17h00 ; l’après-midi commence, qui s’achève vers 20h00 ; on consacre alors une heure ou deux aux activités sociales, après quoi viennent la soirée et le dîner (22h00).

Achat

Les produits de bouche (huile d’olive, miel, ouzo, etc.) font les meilleurs souvenirs de Grèce. Pour l’artisanat, il s’inscrit dans le cadre des productions méditerranéennes : poteries, bijoux d’argent, broderies, dentelles (auxquels on ajoutera les reproductions d’art antique).

Cuisine

La salade grecque (tomate, oignon, concombre et féta, le tout arrosé d'huile d'olive) est connue et galvaudée. La cuisine grecque de Grèce vous rappellera la cuisine grecque de France : tzatziki (yaourt, concombre, ail, menthe, huile d’olive), moussaka (viande hachée, aubergines, sauce tomate, béchamel), feuilles de vigne farcies, etc. Les viandes sont grillées, comme les souvlaki (brochettes porc ou bœuf), rôties (le cochon de lait, par exemple), poêlées (les boulettes)... Le poisson et les fruits de mer sont, bien sûr, omniprésents. Mais ! Frais, ils sont chers. Moins cher, c’est de l’élevage ou du surgelé, qui n’a pas grand-chose à voir avec la mer qui vous baigne doucement les pieds. Alors, si vous devez choisir, mangez de la salade grecque et, le moment venu, cassez votre tirelire pour un poisson grillé ou une assiette de poulpe sur le port...

Boisson

La boisson nationale est l'ouzo, une anisette. On le boit accompagné de mezzés. Le résiné, lui, est le vin traditionnel grec. Le café grec est le café turc, mais on ne dit surtout pas « turc », on dit « grec ».

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