Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Afrique du Sud. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. En Afrique du Sud, 80% de la biodiversité se trouverait à l´extérieur du système d´aires protégées. Compte tenu de la répartition géographique et de l’importance de ces richesses naturelles, il est pratiquement impossible d´en assurer la conservation dans des parcs traditionnels. D´autres moyens doivent être mis en œuvre pour protéger les 34% d´écosystèmes terrestres qui sont toujours menacés et les 5% qui le sont d´une manière critique. La protection de la biodiversité doit d'ailleurs être rapidement intégrée aux programmes et politiques économiques. Un développement économique et social viable en Afrique du Sud dépend en effet, aujourd´hui, d´une gestion saine de l´environnement. Une stratégie et un plan d´action nationaux pour la biodiversité ont donc été mis en place. Cette stratégie est une initiative du gouvernement sud-africain, épaulé par quelques organismes internationaux, et remplit l’un des engagements du pays, qui est signataire de la Convention sur la diversité biologique. L´un des problèmes environnementaux que connait actuellement le pays concerne les compagnies minières, qui déversent chaque année des tonnes de minerai d´uranium, dont certains éléments, comme le polonium ou le plomb, sont radioactifs, dans les eaux de rivières. Plusieurs agences gouvernementales sud-africaines ont été chargées d'entreprendre des études d'évaluation afin de déterminer la gravité de la pollution des eaux. Outre la pollution de l'eau, les défenseurs de l'environnement mettent également en cause les compagnies minières à propos du drainage acide, qui libère des métaux lourds dans l'environnement. Lorsque des composants lourds et sulfureux sont stockés dans le sol, ils peuvent provoquer un phénomène de diffusion (le drainage acide), qui pollue les sites plusieurs années encore après leur fermeture. En 1995, les éléphants étaient menacés d´extinction en Afrique. Après un moratoire de treize ans, l'Afrique du Sud a ré-autorisé, début 2008, l'abattage de ces pachydermes, qui avaient vu leur nombre plus que doubler, atteignant 18 000 individus. A tel point que des menaces sérieuses pesaient sur la survie d’autres espèces, comme sur les conditions de vie et la sécurité des personnes habitant le territoire des éléphants. Cette mesure, justifiée par les ravages que ces énormes mangeurs causent à leur environnement, a été entourée de précautions par le ministère. L'abattage ne pourra être décidé qu'en cas d'échec des tentatives de contraception ou de déplacement. L'organisme SANParks, qui gère les réserves nationales, où vivent la grande majorité des éléphants, n'a d'ailleurs pas encore décidé s'il allait se saisir de cette possibilité. Malgré tout, la reprise possible de l'abattage a causé une forte émotion chez les défenseurs des animaux, particulièrement sensible à la méthode retenue (tirs depuis hélicoptères). L’Afrique du Sud a ratifié le protocole de Kyoto le 31 juillet 2002 ; cependant, n’étant pas considérée comme un pays « développé », aucun objectif en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre n’a été précisé. Toutefois, grâce à l’un des climats les plus ensoleillés au monde et à des zones particulièrement soumises au vent (comme la province du Cap), le pays souhaite produire d’avantage d’énergie d’origine renouvelable. Les autorités ont donc fixé elles-mêmes un objectif à atteindre d’ici 2012 : 4% de l’énergie consommée devraient alors avoir une origine renouvelable. Ces sources d’énergie nouvelles devraient, en plus de leur intérêt écologique, permettre d’alimenter des régions encore isolées et favoriser leur développement. 90% du vin sud-africain provient de la province du Cap, appelée Cape Floral Kingdom pour l’extraordinaire richesse de sa flore. En 2004, les viticulteurs se sont associés à des organismes de sauvegarde botanique et au WWF pour fonder la Biodiversity and Wine Initiative (BWI), qui a pour but de préserver ce patrimoine. Désormais, ces producteurs n’utilisent plus ni pesticide, ni herbicide, ni fongicide et conservent toutes sortes de végétaux et d’insectes dans les vignes. Cela tient lieu de fertilisant, aide à équilibrer la terre en oligo-éléments et à rendre le milieu autosuffisant. Tous les viticulteurs prenant part à ce partenariat s’engagent à réserver un hectare à la conservation de la flore pour deux hectares de vigne. La BWI organise des formations à la préservation du milieu et favorise l’échange des savoir-faire.

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