Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Namibie. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructures d´élimination de ces déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors–piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La Namibie est l’un des premiers Etats à avoir intégré la protection de l’environnement à sa constitution, dès les années 90. Elle s’est aussi dotée d’un ministère dont les compétences sont, conjointement, le tourisme et l’environnement : elle se veut un exemple régional. Le déclic environnemental de la Namibie s’est produit à la suite d’importantes campagnes de safari et de la mise en exploitation de vastes surfaces de savane. Face à un risque sérieux d’extinction de la faune sauvage, l’administration a « nationalisé » la nature et les exploitants ont perdu tout droit sur les ressources sauvages de leurs terres. Cette mesure radicale eut aussi ses effets pervers : il était devenu impossible d’abattre des animaux qui, à nouveau en nombre, dévastaient les cultures. C’est pourquoi, en 1996, des « conservancies » ont été mis en place. Il s’agit de dispositifs qui fixent, sur un mode durable, des quotas d’exploitation et de chasse et qui attribuent ces quotas aux populations locales. Ces « conservancies » sont une vraie réussite, qui permet de développer l’économie rurale tout en protégeant l’environnement. Parmi d’autres projets, relevons celui qui prévoit l’installation de « couloirs » entre les différents parcs nationaux. Les animaux pourraient ainsi circuler en toute sécurité et liberté. L’institut écologique d’Etosha étudie la possibilité de planter du piment rouge pour établir une barrière naturelle entre les aires d’exploitation et les autres. Depuis plus de dix ans, la Namibie recycle ses eaux usées : un traitement supplémentaire à la sortie des stations d’épuration permet de les utiliser à l’irrigation. En 2007, un projet de 117 millions d'euro, pour la production d'électricité par éoliennes, a été accepté. Ces éoliennes doivent fournir 30 MW annuels ; ce n’est pas négligeable pour un pays qui ne disposait jusque là que d’une centrale thermique et d’une petite unité hydroélectrique. La plupart des fermes et des hôtels, en ville ou à la campagne, utilise l’énergie solaire pour l’alimentation électrique. La compagnie de téléphone nationale a recours, pour les téléphones portables, à des relais alimentés à l’énergie éolienne.

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