Capitale

New Delhi.

PIB

En 2009, 1 192 dollars US par habitant (France, 41 051 dollars US par habitant).

Point culminant

Le Khangchendzonga (ou Kanchenjunga), situé dans l´Etat du Sikkim : 8 598 mètres. C´est le troisième plus haut sommet du monde, après l’Everest et le K2.

Superficie

3 166 944 km², soit 6 fois la France.

Climat

Etendue entre 8° et 35° de latitude nord, ce qui correspond environ aux latitudes du sud du Sénégal et du nord du Maroc, l´Inde ne jouit bien sûr pas d´un climat uniforme. Cependant, si l´on excepte la partie himalayenne, soumise à un climat de montagne qui ne la laisse aisément praticable que de mai à octobre, l´ensemble du pays vit au rythme de la mousson, mot venu de l´arabe mausim qui signifie saison. Lorsque la mousson est « normale », elle fournit 75% des précipitations annuelles. Indispensable donc, et pourtant responsable d´inondations souvent meurtrières (mais son manque de vigueur est encore plus redouté pour les sécheresses qu´il provoque). En fait, l´Inde compte trois saisons : la saison des pluies (mousson), la saison fraîche et la saison chaude. La saison des pluies dure de juin à octobre, sauf sur la côte sud-est (Orissa, Bengale, Tamil Nadu) où elle a lieu d´octobre à décembre. Elle commence en juin dans le sud-ouest, progresse vers le nord-est et atteint le nord du pays au mois de juillet. Bien qu´il ne pleuve pas de manière continue, les précipitations atteignent des niveaux records : c´est ainsi que Cherrapunji, situé dans le nord-est, au Meghalaya, est l´un des lieux les plus arrosés du globe avec plus de 10 m de précipitations par an ! Sur la plus grande partie du pays, les pluies durent jusqu´en septembre. Pendant cette saison les températures restent élevées. Ce n´est qu´à partir d´octobre qu´elles commencent à décroître. Ce rafraîchissement est lié à l´inversion des vents. En effet, la mousson est avant tout un régime de vents. Soufflant de la mer vers la terre de juin à septembre, ils poussent sur l´Inde des masses d´air humide d´origine océanique. En s´inversant à partir d´octobre, ils amènent un air continental, sec et frais. C´est alors la saison fraîche, appelé parfois « mousson d´hiver ». La saison fraîche, qui dure environ d´octobre à mars, est la meilleure pour se rendre dans la plupart des régions de l´Inde. A l´exception de l´Himalaya, qui entre alors dans un long hiver glacial, et de la côte sud-est, qui connaît sa saison des pluies, les températures et le niveau d´humidité sont partout agréables. Les températures dépendent cependant beaucoup de la latitude. Alors qu´au sud elles descendent rarement sous les 20°C, elles sont nettement plus basses au nord de la ligne Bombay-Calcutta : douces pendant la journée, elles peuvent descendre à 5°C la nuit dans la plaine du Gange et le Pendjab n´est pas à l´abri de gelées nocturnes. C´est à partir de février que les grandes chaleurs reviennent. La saison chaude dure jusqu´au mois de juin. Dès le mois d´avril, les 35°C sont atteints puis dépassés sur la majeure partie du territoire et certaines régions du centre de l´Inde connaissent alors des températures de l´ordre de 50°C. Fin mai, la mousson s´annonce à nouveau sous forme d´orages et de tempêtes humides. Pour résumer, la meilleure saison pour partir et bénéficier de températures acceptables se situe entre septembre et mars, pour quasiment l'ensemble du territoire, et entre juin et septembre, pour les excursions à proximité de la chaîne himalayenne, notamment au Cachemire et au Ladakh.

Géographie

Malgré ses 3 166 944 km², qui la classent au 7e rang mondial pour la superficie, l´Inde peut se résumer à trois grandes entités géographiques : la chaîne de l´Himalaya à l´extrême nord, l´immense plaine septentrionale et le plateau du Deccan, qui occupe toute la partie sud du territoire. Il convient néanmoins de mentionner deux zones particulières, situées à l´ouest et frontalières du Pakistan : – le désert de Thar, au Rajasthan, plutôt aride ; – le Rann de Kutch, au Gujarat, vaste étendue inondée pendant la mousson et désertique pendant la saison sèche. A l´extrême nord du pays se dresse donc l´Himalaya, mot qui signifie en sanskrit séjour des neiges. Ce massif, qu´on surnomme « toit du monde », est à la fois le plus jeune et la plus haut de la planète. Sa surrection a commencé il y a environ 65 millions d´années, quand l´Inde, qui était alors une île immense, commença à s´encastrer sous la plaque eurasiatique. Cette monstrueuse collision n´est pas achevée et l´Himalaya s´élève toujours de 8 mm par an. D´une largeur comprise entre 160 et 320 km, l´Himalaya s´étire d´ouest en est sur 2 400 km, séparant l´Inde de la Chine. C´est, bien sûr, dans cette région que se situe le point culminant de l´Inde, le Kanchenjunga, dans l´Etat du Sikkim. Le sud du massif est formé par les monts Siwalik. N´excédant pas 1 500 m, ils surplombent la plaine septentrionale. Celle-ci s´étend d´ouest en est, du Pakistan au Bangladesh, se prolongeant même dans la partie la plus orientale de l´Inde jusqu´au Myanmar (ex-Birmanie). Elle est formée par les bassins des trois grands fleuves du sous-continent, qui prennent tous trois leur source dans l´Himalaya : l´Indus (3 040 km), qui coule principalement au Pakistan, le Gange (3 090 km) et le Brahmapoutre (2 900 km). C´est une plaine peu élevée dont la plus grande partie ne passe pas les 100 m d´altitude. Elle est de plus extrêmement plate, le dénivelé entre Delhi et le golfe du Bengale, où se jettent le Gange et le Brahmapoutre, étant seulement de 200 m. Le sud de la plaine est marqué par l´apparition de quelques chaînes de moyenne montagne (monts Aravalli, Vindhya et Satpura). Au sud du fleuve Narbada (1 290 km), qui se jette dans le golfe de Cambay, on entre sur le plateau du Deccan qui occupe la presque totalité du sud du pays, soit la péninsule indienne proprement dite. Ce très vieux plateau (500 millions d´années), forme un ensemble dont l´altitude varie entre 450 et 1 200 m. Le Deccan est bordé à l´ouest et à l´est de chaînes montagneuses, les Ghats, mot qui en sanskrit signifie marche d´escalier. Ils suivent l´inclinaison du plateau, nettement plus élevé dans sa partie occidentale. C´est ainsi que les Ghats occidentaux atteignent des altitudes comprises entre 1000 et 2 400 m, avant de plonger brusquement vers la mer d´Oman, ne laissant que peu de place à la plaine littorale. Pour leur part, les Ghats orientaux ne culminent qu´à 600 m et permettent l´existence d´une plaine côtière importante autour des embouchures des grands fleuves du sud. Suivant l´inclinaison ouest-est du Deccan, ces fleuves se jettent dans le golfe du Bengale. Les plus importants sont la Godavari (1 500 km) et la Krishna (1 280 km). Notons enfin que les Ghats occidentaux et orientaux se rejoignent à l´extrême sud de l´Inde pour former les Nilgiri Hills, dont certains sommets dépassent les 2 000 m.

Economie

Sous bien des aspects, l´Inde est un pays de paradoxes et l´économie n´échappe pas à la règle. Ainsi, alors que l´assouplissement du protectionnisme et le passage à l´économie de marché lui ont permis d´entrer dans la cour des grands, plus d´un quart de la population (soit environ 300 millions de personnes !) vit toujours sous le seuil de pauvreté et une croissance exemplaire (plus de 5% par an) ne semble pas pouvoir endiguer ce phénomène. Salaire minimum dans le nord : autour de 2 200 roupies mensuelles. L’agriculture occupe encore 60% des actifs et assure 25% du PNB. La « révolution verte » des années 60 a assuré l’autosuffisance alimentaire à coup de semences à haut rendement, d’engrais chimiques et de pesticides. Hissant même l’Inde au rang d’exportateur. Pourtant, des progrès de structure sont plus que jamais nécessaire (disparité des exploitations, irrigation…). 25% du PNB, 17% des actifs, appuyée sur une puissante sidérurgie, que prolonge une production mécanique ambitieuse, l’industrie n’est pas née de la dernière mousson. Le traditionnel coton a également constitué la base d’un secteur textile diversifié de niveau mondial. L’agroalimentaire tire parti des résultats obtenus par l’agriculture. Le pays est également présent dans le domaine des technologies de pointe, en particulier informatiques (2e producteur mondial de logiciels). Charbon, pétrole, eau, atome : l’Inde dispose de confortables ressources énergétiques et assure 95% de ses besoins électriques (avec, par contre, encore des problèmes de distribution). Dans les services, 23% des actifs fournissent 50% du PNB. C’est un secteur aux réalités contrastées, qui mêle archaïsme et e-business, régulation et laisser-aller, administration et entreprises de toutes tailles, jusqu’aux plus infimes… Le tourisme est une ressource importante, l’Inde recevant chaque année 2,5 millions de visiteurs.

Faune & Flore

Au fil des siècles, malgré le statut quasi-sacré qu´ont les arbres pour les Indiens, l’exploitation a considérablement réduit le domaine forestier, qui ne couvre plus aujourd’hui que 15% du territoire. Si la jungle tropicale se maintient encore sur les parties basses des Ghats occidentaux et dans l´Assam, les forêts n’occupent plus guère que les zones de moyenne montagne et l´Himalaya. Sur les hautes pentes des Ghats occidentaux, on trouve de belles forêts de teck, de santal, d´ébène, de bois de rose, mêlées de bambouseraies. Les forêts himalayennes sont de deux types. A l´est, on trouvera surtout des lauriers, des rhododendrons, des érables, alors qu´à l´ouest prédominent marronniers, peupliers et bouleaux. En altitude, les conifères sont nombreux. 4 000 espèces de fleurs couvrent les sous-bois, parmi lesquelles la gentiane, l´edelweiss et de nombreuses variétés d´orchidées. La plaine du Gange a encore, malgré la poussée du peuplement et de l´agriculture, de belles forêts de sals, ce grand arbre au bois précieux typique de l´Inde du nord. Toujours très répandu, le banian, grand figuier d´Asie. Les plaines fluviales de l’est, en particulier l´immense delta du Gange, ont permis le développement d´une épaisse mangrove de palétuviers. Enfin, acacias et kheiris sont le principal de la flore des zones arides de l’ouest et du Deccan. 350 espèces de mammifères, 600 de reptiles et d´amphibiens, 1 200 d´oiseaux, 15 000 d´insectes : la faune indienne est riche. Parmi les mammifères, il faut citer d´abord le tigre et l´éléphant, animaux emblématiques de l´Inde. Puis viennent lions et léopards (dont le léopard des neiges, qui est d’un autre genre). Autre célébrité : le rhinocéros. Des ours ensuite, le yack (en haut), le gaur (en bas), le khur (âne sauvage), le dhole (chien sauvage), le loup, le sanglier, la mangouste ; des cerfs, des antilopes (dont le chowsingha à quatre cornes), des gazelles… Côté singes, surtout des macaques rhésus et des bonnets chinois. Plus rarement, des langurs et des entelles. Entre les reptiles, le cobra et le python se sont fait une réputation. Le gavial du Gange pointe toujours son long museau… Aux oiseaux indigènes (comme, par exemple, le paon - symbole de l´Inde, la chouette pêcheuse, le calao ou la spatule des Malabars) viennent se joindre en hiver les multitudes de migrateurs en provenance de Chine et de Sibérie (grues de Sibérie, cigognes, oies…). Afin de protéger ce patrimoine, exceptionnel mais menacé, l´Inde dispose aujourd´hui de plus de 500 réserves naturelles et parcs nationaux, couvrant environ 5% du territoire. Le plus célèbre d´entre eux est probablement le Jim Corbett National Park (Uttaranchal) situé au pied de l´Himalaya. Il abrite de très nombreuses espèces, dont des tigres, des éléphants, des léopards, des ours, des chitals (daims) et des cerfs. Il possède en outre un parc de crocodiles et de tortues géantes. On y trouve également une avifaune abondante. Citons aussi le Ranthambore National Park (Rajasthan) peuplé de nombreux tigres (facilement observables), d´ours paresseux (sloth bear), de hyènes, de chitals, de sambars (cerfs) et de chinkaras (gazelles). Les lacs de ce parc abritent une importante population de crocodiles. Si les tigres sont très présents dans les réserves, c´est au Sunderbans Wildlife Sanctuary (Bengale occidental), établi dans le delta du Gange, qu´ils sont les plus nombreux. Pour les éléphants (souvent montés pour visiter les réserves), on les retrouvera à l´état sauvage dans le Periyar Wildlife Sanctuary (Kerala) et dans le Mudumalai National Park (Tamil Nadu), qui fait partie de la vaste Nilgiri Biosphere Reserve. Les rhinocéros unicornes sont installés dans le Kaziranga National Park (Assam) et dans le Jaldhapara Wildlife Sanctuary (Bengale occidental) ; alors que les derniers lions d´Asie vivent dans le Sasan Gir National Park (Gujarat). Signalons enfin que le Keoladeo Ghana National Park, situé à Bharatpur au Rajasthan, constitue la plus grande réserve ornithologique d´Inde (350 espèces). Parmi les centaines de milliers d´oiseaux qu´héberge cette réserve, on verra en hiver de nombreux migrateurs. D’entre les autres réserves ornithologiques, citons le Vedantangal Bird Sanctuary (Tamil Nadu) et le Pulicat Bird Sanctuary (Andhra Pradesh, bordure Tamil Nadu) dédiés aux oiseaux aquatiques : cormorans, hérons, pélicans, spatules blanches, grèbes, aigrettes, flamants…