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Revenir différent

Revenir différent après une cure d’ayurveda. "Science de la vie" en sanskrit, l’Ayurveda puise ses racines dans l’Inde ancienne et les Védas, les quatre livres de la sagesse et de la religion brahmaniques. Après ces journées denses nourries de disciplines millénaires, l’équilibre et l’harmonie sont revenues en vous. Frictions, pétrissages, effleurements : corps et l’esprit ont été nourris pas les massages aux huiles odorantes, l’organisme remis d’aplomb par la diététique ayurvédique, l’âme apaisée par la méditation, le corps étiré par le yoga… C’est la première fois que vous rentrez d’un voyage en état de totale apesanteur.
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Se promener dans le jardin d’épices du Kerala

Se promener dans le jardin d’épices du Kerala. Cette mince langue de terre qui s’étire le long de la mer des Laquedives au sud-ouest de la pointe de l’Inde est sans doute la plus douce du sous-continent. Les habitants de ce petit paradis ont le sourire chevillé au corps. Avec cette façon de dire oui en dodelinant de la tête comme s’ils faisaient non, ils vous charment et vous ensorcellent. Leur cuisine si parfumée nourrie des cultures de cannelle, de girofle et de cardamome et est l’une des plus fines du monde. Glaner au fil des échoppes de rue les bani puri, délicieux beignets farcis de pois chiches, se régaler de currys de poisson sur la côte de Malabar, faire halte à Thekkady par un petit matin clair pour respirer à plein nez les tapis de poivre noir qui sèchent au soleil… Douce ivresse.
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Prendre une douche de contrastes à Bombay

Prendre une douche de contrastes à Bombay, ville de tous les excès. La capitale économique de l’Inde n’est que saisissantes contradictions. Extrême pauvreté d’un côté, fastes ahurissants de l’autre : entre Rolls et rickshaws, palaces et bidonvilles, Bombay et Mumbai, l’identité ne cesse d’osciller. Le concert de klaxons qui maintient nuit et jour la ville en éveil n’est que la partie émergée de l’iceberg d’énergie qui l’anime. Les cafés encore vivants de la période coloniale voisinent les restaurants gastronomiques tandis que les livreurs dabbawalas qui livrent leurs gamelles aux employés de bureaux et les petits vendeurs de thé ambulants à la Slumdog Millionaire maintiennent leur petit business. La ville se nourrit de couleurs, de senteurs, d’histoires individuelles : un choc économique, religieux et culturel.
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Acheter un sari à Chennai

Acheter un sari à Chennai. Au cœur du pays tamoul, l’ancienne ville de Madras est le royaume des brodeurs et des tisseurs. C’est ici que Jean-François Lesage, héritier d’une dynastie de brodeurs, a installé les ateliers Vastrakala qui produisent les broderies « couture » les plus éblouissantes du monde. Plus modestement, il suffit de s’aventurer dans les rues commerçantes de la ville pour que, entre deux offrandes à Vishnu et à Shiva et sous le ronronnement des ventilateurs, les vendeuses déploient sous vos yeux ébahis des métrages de soie aux couleurs de temps, de lune ou de soleil. Des broderies faites de pierres semi-précieuses de Jodhpur… Elles ont aussi dans leurs tiroirs des trésors d’étoles de cachemire ou de vrais pashminas plus doux que la caresse d’un chaton. Irrésistible.
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Dormir comme un maharadjah

Dormir comme un maharadjah dans d’anciens palais qui ont gardé le faste et le charme de leurs origines. Le Rajasthan est particulièrement riche de ces demeures pleines de gentils fantômes où l’on vous accueille et vous traite comme des princes. Baldaquins et portraits de famille au Rambagh Palace, dédale de cours de marbre et architecture rajpoute au Samode palace, patios, fontaines et dentelles de pierre du Devi Garh Palace, chambres flottant sur le lac et rideaux caressés par la brise du Taj Lake Palace, palais du dernier maharadjah d’Indore dans un fort à Maheshwar… Pour une ou quelques nuits le temps s’arrête, les gestes se ralentissent, les sons résonnent autrement. Vous vivez l’histoire.