Population

61 524 872 habitants (2009).

Langue officielle

Anglais (de facto).

Langue parlée

L’anglais (germanique occidental) est la langue maternelle de 94% de la population. On parle également des langues celtiques (le gallois, le gaélique écossais, le gaélique irlandais et le mannois), germaniques (scots d’Ecosse ou d’Ulster), le franco-normand à Jersey et Guernesey. Ajouter à cela une bonne palette de langues immigrantes.

Peuple

Le Royaume-Uni regroupe des populations dont les origines sont, pour l’essentiel, celtes, saxonnes et normandes. Aujourd’hui, le pays est un phare pour bien des émigrants, de l’ancien Empire ou d’ailleurs. Ils renouvellent et ravivent le vieux mélange…

Réligion

Les chrétiens sont 71,6% de la population. Parmi eux, les anglicans sont nettement majoritaires, mais les catholiques reprennent du poil de la bête et voient leurs rangs renforcés par l’immigration ou par certaines décisions contestées de la hiérarchie anglicane (l’ordination des femmes, par exemple) ; les protestants évangéliques font montre de dynamisme. Dynamique aussi, l’islam (2,7%), religion de beaucoup d’immigrants de l’ancien Empire. Idem pour l’hindouisme (1%) ou le sikhisme (0,6%). 0,5% des habitants sont de confession juive. Enfin, 15% des sujets de sa Gracieuse Majesté se déclareraient athées.

Fête Nationale

Pas de fête nationale à proprement parler, mais, le 2e samedi de juin, parade officielle (Trooping the Colour) pour l'anniversaire de la reine (née un 21 avril !).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an (New Year’s Day). Fin mars - début avril : Vendredi Saint (Good Friday), lundi de Pâques (Easter Monday). 1er lundi de mai (May Day). Dernier lundi de mai (Spring Bank Holiday). Dernier lundi d’août (Summer Bank Holiday). 25 décembre : Noël (Christmas Day). 26 décembre (Boxing Day).

Histoire

Genèse : au Paléolithique, les îles Britanniques n´existent pas. Elles sont couvertes par un énorme glacier, qui avance, à l’est, jusqu´à l’actuel Bassin parisien. Le climat se réchauffe, le glacier recule, les hommes suivent. Ils vont vers l’ouest. Les glaces fondent ; la Manche est formée, peu à peu, des îles sont isolées du continent. Des hommes aussi. Ils inventent donc, pour leur compte, l’agriculture, la poterie et les monuments mégalithiques, dont Stonehenge (érigé à partir de -2800) est le plus splendide exemple. Bientôt débarquent les Bretons et les Celtes, qui introduisent dans les îles le fer et des langues indoeuropéennes. Les choses suivent leur cours protohistorique, jusqu’à ce que les Romains mettent le cap sur la Grande-Bretagne (-43). Ils colonisent le pays, à l’exception notable de l’Ecosse, qu’ils isolent derrière le mur d’Hadrien (à partir de 120). Ils plantent la vigne et implantent le christianisme ; mais aussi la monnaie, les routes, les lois… Lorsque l’Empire romain s’effondre, au Ve siècle, les Angles et les Saxons s’installent. Mais la vie n’est pas un jardin de roses et les drakkars viennent le rappeler aux Anglo-Saxons (IXe siècle). Les Vikings s’établissent de part et d’autre de la Manche, en Angleterre et en Normandie. On bataille ferme et à tout bout de champ. La mort sans descendance du roi Edouard le Confesseur (1004-1066) permet à Guillaume le Conquérant (1027-1087) de prendre pied en Angleterre. Il triomphe d’Harold Godwinson, à Hastings (1066), et entame la conquête. C’est la naissance de l’Angleterre moderne. Les Normands contrôlent l’administration fiscale et militaire. Mais, par le jeu des alliances, une famille d’Anjou, les Plantagenêt, s’impose aux barons. En 1154, Henri II Plantagenêt domine l’Angleterre, la Normandie, l’Anjou, le Maine, le Poitou et l’Aquitaine. Cela ne met pas un terme aux querelles féodales, ni aux ambitions. C’est l’époque de Richard Cœur de Lion, de Jean sans Terre et de Robin des Bois. Au début du XIIIe siècle, Jean perd les possessions continentales de la famille, à l’exception notable de l’Aquitaine. Le pouvoir Plantagenêt se recentre sur l’Angleterre. Au XIVe siècle, les mariages et les enterrements autorisent la dynastie à revendiquer la couronne de France. C’est le début de la Guerre de Cent Ans (1337). Elle aura pour résultat la constitution de deux Etats nettement différenciés : en 1453, l’Angleterre et la France sont distinguées. Cela ne signifie pas la paix pour l’Angleterre. Les Plantagenêt sont à bout et la Guerre des Deux Roses (1455-1485), entre les maisons d’York et de Lancastre, met fin au moyen âge anglais. C’est une maison galloise, les Tudor, qui tire les marrons du feu. La période Tudor est brillante à bien des égards. L’Angleterre participe aux mutations de la Renaissance. Henry VIII (r. 1509-1547) rompt avec Rome et s’impose à l’Irlande et au pays de Galles. Il se veut maître chez lui. Sa fille Marie (r. 1553-1558) aussi, mais sur un mode catholique (et sur un ton espagnol) : elle retourne à l’Eglise romaine, persécute les protestants et y gagne le sobriquet de Bloody Mary. Avec Elizabeth 1re (r. 1558-1603), la Reine Vierge, l’Angleterre atteint au statut de grande puissance (notamment maritime). Sous son règne, l’anglicanisme redevient religion d’Etat ; les catholiques sont pourchassés et l’Invincible Armada de Philippe II d’Espagne coulée. A la mort de la reine, le roi d’Ecosse Jacques VI Stuart, réunit les couronnes sous le nom de Jacques 1er d’Angleterre. Il sera décapité par Oliver Cromwell (1599-1658), dont la république (English Commonwealth), 1649-1653, fera long feu. Elle est suivie par une espèce de dictature personnelle et sans lendemain. Le Parlement rappelle les Stuart. Mais Jacques II (r. 1685-1688) est catholique. Les hostilités reprennent entre le monarque et le Parlement. Et, en 1688, la Glorieuse Révolution (pacifique) met sur le trône Guillaume d’Orange. L’anglicanisme est confirmé dans ses prérogatives. En 1707, l’acte d’Union réunit l’Angleterre et l’Ecosse. Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne est créé (en 1800, intégrant l’Irlande, il deviendra Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande). La dynastie de Hanovre mise en place, les Britanniques courent le monde plus que jamais. Georges II (r. 1727-1760) achève la conquête des Indes ; Georges III (r. 1760-1801), celle du Canada. Ils se heurtent à la France, qui cède sur tous les fronts lointains. Georges III doit, cependant, concéder l’indépendance américaine. Il faut ensuite contenir la Révolution française, puis Napoléon. L’Angleterre est de toutes les coalitions contre l’Empereur. La révolution industrielle multiplie les « factories ». En 1815, la France est muselée pour un temps. Les Anglais agrandissent et consolident leurs colonies. Alexandrine Victoire de Hanovre (r. 1837-1901), la reine Victoria, monte sur le trône. C’est le règne impérial. La domination que l’Angleterre exerce sur les mers n’est pas contestée ; lorsque la France engage à son tour une aventure coloniale, elle se heurte partout aux soldats, aux diplomates, aux marchands de sa Majesté britannique. Dans le royaume même, la révolution industrielle crée, sans états d’âme, une classe nouvelle, le prolétariat, sur laquelle va réfléchir Karl Marx. Austérité et pudibonderie sont le goût de la reine ; alors, on va s’encanailler à Paris… David Livingstone explore, Jack l’éventreur éventre, Thomas Lipton fait le commerce du thé. De guerres coloniales en expositions universelles, le long règne de Victoria s’achève avec le siècle. Sous Edouard VII, l’Entente cordiale avec la France est formellement établie (1904). La Première Guerre mondiale va saigner le Royaume-Uni, dont les soldats tombent par centaines de milliers entre les tranchées. L’Irlande se soulève (1916). Les années folles se vivent aussi à Londres. Ensuite, la politique britannique d’apaisement à l’égard d’Hitler mène tout droit à la guerre. La France s’effondre. La résistance acharnée de l’Angleterre rompt l’élan allemand. Churchill héberge l’Europe résistante. Le sang, la sueur et les larmes ne sont pas versés en vain : Londres, à l’ouest, et Stalingrad, à l’est, ont stoppé l'Allemagne ; l’Amérique peut intervenir de façon décisive. Georges VI (r. 1936-1952) est le roi de la Seconde Guerre mondiale, il entame également la décolonisation : Inde (1947), Irlande (1949)… Des partages territoriaux malheureux nourrissent encore les conflits actuels… Après avoir passé la guerre au service de santé des armées, Elizabeth II monte sur le trône, à la mort de son père. Elle achève la décolonisation : Ghana (1957), Nigeria (1960), Afrique du Sud (1961), Zambie (1964)… Ses chapeaux parme ou vanille ne détonnent pas au cours des swinging sixties. Les années 70 voient patiner l’économie, qui sera brutalement réformée par Margaret Thatcher (née en 1925) au cours de la décennie suivante. L’Etat-providence est démantelé. Les Sex Pistols chantent Anarchy in the UK. L’option libérale sera maintenue par le premier ministre travailliste Tony Blair (né en 1953). La City donne le ton. Quant à la famille royale, elle est entrée dans l’ère people ; sur ce front, la reine fait face avec dignité. Puis vient la crise financière.

Politique

Les nations constitutives du Royaume-Uni sont l’Angleterre, l’Ecosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord. La reine règne, mais le pouvoir exécutif est entre les mains du premier ministre, qu’elle nomme en fonction des résultats des élections législatives. Le premier ministre et son gouvernement sont responsables devant le parlement. Celui-ci est composé de deux chambres : une chambre haute (la Chambre des Lords, 713 membres nommés) et une chambre basse (la Chambre des Communes, 646 membres élus). Depuis 1999, la politique de dévolution des pouvoirs a confié au parlement écossais et aux assemblées nord-irlandaise et galloise certaines responsabilités locales (économiques, culturelles, administratives…). A partir d’octobre 2009, la Cour suprême du Royaume-Uni sera la plus haute instance judiciaire du royaume (fonction assurée jusqu’ici par la Chambre des Lords).

Célébrité

Elizabeth Alexandra Mary Windsor, Elizabeth II (née en 1926) ; reine du Royaume-Uni depuis 1952. On ne fait pas plus british, respectable et respecté. La « reine d’Angleterre » est un symbole universel, dont les antimonarchistes britanniques auraient tort de priver les républiques. Sir John Berry Hobbs, « Jack » Hobbs (1882-1963), fut le premier joueur de cricket professionnel anobli. Batteur, l’un des cinq meilleurs joueurs du XXe siècle, il fit sa carrière au Surrey County Cricket Club. Il fut donc l’un des princes de ce sport auquel personne ne comprend rien, sinon ceux qui eurent le bon goût de se soumettre aux gentlemen de l’Empire… John Lennon (1940-1980) déclara, pour le déplorer, que les Beatles étaient « plus célèbres que Jésus Christ ». Qu’il ait eu raison ou tort, sa popularité fut à la hauteur de son talent : immense. Il demeure, avec Paul McCartney (né en 1942) l’un des compositeurs pop les plus influents et une icône libertaire. William Shakespeare (1564-1616) est à l’Angleterre ce que Cervantès est à l’Espagne, Voltaire à la France ou Goethe à l’Allemagne : un phare, où l’on revient toujours vérifier que l’on est bel et bien ce qu’on prétend être. Or, on ne saurait être anglais et mépriser Shakespeare. Horatio Nelson, 1er vicomte Nelson (1758-1805). L’amiral Nelson fut l’un des bourreaux de la marine de guerre française (Aboukir, Trafalgar…) et l’un des héros de l’Angleterre. Ses victoires ont assuré la domination britannique sur les mers, assurant ainsi les voies de l’Empire… Agatha Christie (1890-1976) fut la romancière que l’on sait (cups of tea et assassinats retors). Voyageurs du Monde s’enorgueillit de posséder le bateau sur lequel a été tournée l’adaptation de Mort sur le Nil (voir à la rubrique « Steamship Soudan » de notre site).

Savoir-vivre

Dans les hôtels et les restaurants, il est d´usage, si le service n’est pas compris, de laisser un pourboire équivalant à 10 ou 15% du montant de la facture. Pour les taxis, le pourboire équivaut également à 10 ou 15% du montant de la course. A un chauffeur, en cas de transfert, de 1 à 3 livres. Enfin, pour les porteurs, compter de 50 pence à 1 livre par valise, selon standing. Les systèmes de mesure sont l’une des particularités de la Grande-Bretagne. Distances : 1 inch = 2,5 cm ; 1 foot = 30 cm ; 1 yard = 90cm ; 1 mile = 1,6 km. Poids : 1 ounce = 1oz = 28,35 g ; 1 pound = 0,454 kg ; 1 stone = 6,348 kg. Températures : 0°C = 32°F ; 100°C = 212°F. Volumes : 1 pint = 0,57 l ; 1 gallon = 4,54 l.

Achat

Le Royaume-Uni est exotique dans sa gastronomie et vous trouverez de nombreuses spécialités anglaises, écossaises ou galloises à rapporter ! Les grands magasins de Londres ont, d'ailleurs, leurs propres produits, qui vont du thé aux shortbreads, délicieux biscuits écossais, en passant par la bière et le whisky. On trouve également de très beaux tissus de laine, des porcelaines, des gants, des patchworks, des parapluies... Quant aux vêtements, ils sont l’expression d’un goût qui a de nombreux adeptes sur le continent.

Cuisine

La cuisine traditionnelle anglaise (tourtes, rôtis, viandes en sauce, fromages…) se trouve peu en ville. Et c’est dommage ! On la mange en famille (les « bed and breakfast » peuvent permettre d’y goûter). Sinon : plats cuisinés surgelés, pizzas et les multiples horreurs de la restauration rapide industrialisée. Les pubs proposent encore souvent de petits plats simples de tradition (soupes, saucisses, mashed potatoes, hachis…). Le fish and chips est trop souvent avachi et huileux, mais, cuisiné et servi dans les règles, il est délicieux. Notons également que les restaurants indiens (ou pakistanais) font partie du paysage gastronomique britannique, comme les restaurants vietnamiens en France. La grande cuisine internationale a ses adresses à Londres et dans les grandes villes. Le full english breakfast mérite une mention. C’est un véritable repas (porridge, œufs, bacon, saucisses, haricots blancs cuisinés, toasts, thé ou café, jus de fruit), qui vous permet de passer une bonne partie de la journée sans vous remettre à table. On dîne tôt : avant 19h00 dans les petites villes (avant 22h00 dans les grandes).

Boisson

Le thé, bien sûr. On en trouve de multiples variétés, mais les Britanniques s’en tiennent volontiers à un strict classicisme : thé noir (avec ou sans lait, avec ou sans sucre). En fait de boissons sans alcool, on consomme des sodas, comme partout… Dans les pubs, la bière est reine. La lager est blonde et légère, servie fraiche ; ce n’est pas la plus consommée. On lui préfère les ales, rousses ou blondes, plus british, ou les stouts, sombres et crémeuses. Techniquement, c’est le mode de fermentation qui différencie les ales et les stouts, d’un côté et les lagers de l’autre. En général, ales et stouts ont plus de « matière » que les lagers. Dans tous les cas, on vous servira ça dans un verre ou une pinte de 57 cl (demandez « half pint », si vous en voulez une « petite », mais ce n’est pas la règle). Et tout est bien meilleur à la pression (on tap). Pour les plus jeunes, le shandy (panaché) est une alternative au soda. Le cidre est également fort répandu et se boit dry (brut), medium (demi-sec) ou sweet (doux). Sherry (xérès) et port (porto) sont depuis longtemps devenus des classiques anglais. En matière de whisky, l’œcuménisme règne : écossais, irlandais et même américain ou japonais… Enfin, les wine bars (bars à vin) se sont multipliés dans les grandes villes.

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