Situation

Quel que soit l´environnement, urbain ou naturel, dans lequel le voyageur se déplace, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Le second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Chine. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels, vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Le développement industriel rapide que connait la Chine entraine inéluctablement de graves dommages environnementaux. Il faut cependant bien les situer : les zones les plus polluées sont les plus industrialisées, les plus urbanisées et les plus densément peuplées. Ce qui semble aller de soi, mais signifie également que de vastes domaines n’ont, encore, pas trop souffert. Le facteur majeur de pollution atmosphérique est l’utilisation massive du charbon par un parc productif vétuste. On peut donc considérer que cette pollution est en partie amendable (pourvu que les questions énergétiques trouvent des solutions qui ne soient pas pires que le mal). Le fléau, qui s’abat d’abord sur la population (460 000 décès par an dus à la pollution de l’air), est aussi l’un des effets d’une économie orientée par le couple investissements-exportations. Il n’en demeure pas moins que 17 des 20 villes les plus polluées du monde sont chinoises, que le traitement des ordures ménagères est loin de sa solution, que le tiers des sols est souillé par les pluies acides, que 41% des sept grands fleuves chinois affichent une pollution de niveau cinq, qu’un quart de la population boit une eau non potable… La situation est sérieuse. Des projets écologiques sont à l’étude visant à contrôler et améliorer la qualité des eaux des grands fleuves. Il s’agirait également d’en mieux maîtriser le débit (par l’endiguement) de façon à installer des stations hydroélectriques sûres. Dans un louable effort de transparence, le ministère de la protection de l’Environnement chinois a mis en ligne sur son site, depuis le 1er juillet 2009, un indice de pollution des principaux fleuves (7) et lacs (3) du pays : 100 zones sélectionnées pour les mesures de surface, allant du pH, aux concentrations de carbone organique total, oxygène dissous ou à la demande chimique en oxygène. Le dispositif donne une idée assez précise du degré de pollution des eaux. Début 2009, la presse chinoise a publié un rapport indiquant qu’aujourd’hui 83% des eaux côtières chinoises sont polluées. Cette pollution serait responsable de la raréfaction de la faune marine. A la suite de ce rapport alarmant, les autorités ont décidé et effectué un audit de qualité. Un rapport de l´OCDE a toutefois pointé l´inefficacité de la politique environnementale chinoise. Il en appelait à une meilleure coordination de la surveillance, à une hausse des prix de l´énergie et de l´eau, ainsi qu´à un renforcement de la coopération internationale. C’est à la suite de ces remarques que le gouvernement chinois a nommé un ministre de l’environnement. Il s´agissait, en fait, de donner plus de pouvoirs à l´agence de l´Environnement (qui avait déploré, jusque là, l’insignifiance de ses moyens, les abus d´autorité et la corruption qui empêchent l´élaboration d´actions efficaces). En septembre 2007, les autorités ont évoqué le doublement, d´ici 2020, de la proportion d´énergie produite à partir de sources renouvelables. En une même année, elles souhaitaient investir plus de 10 milliards de dollars dans les énergies éolienne, solaire, l´hydroélectricité et les biocarburants. Des efforts sont faits, mais n’aboutiront à des résultats tangibles, que s’ils s’inscrivent dans une perspective économique viable.

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