Sante du voyageur : paludisme, fievre jaune, grippe A - Voyageurs du Monde

News Santé des Voyageurs

Dernière mise à jour : 15/02/2017 17:34:35

Les informations que nous donnons ici sont destinées aux voyageurs. Elles sont mises en lignes dès qu'elles nous parviennent après avoir été vérifiées.
Sources d'informations : Institut de Veille Sanitaire (IVS) ; Institut Pasteur ; Ministère des Affaires Etrangères ; Société de Médecine des Voyages.(liste non exhaustive)


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SOMMAIRE


VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE AU NICARAGUA (février 2017)
VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE EN BOLIVIE (février 2017)
FIÈVRE JAUNE AU BRESIL (janvier 2017)
RAGE AU NEPAL (janvier 2017)
MALADIE DU SOMMEIL (décembre 2016)
VALIDITÉ DE LA VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE (suite) (décembre 2016)
VALIDITÉ DE LA VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE(octobre 2016)
VACCINATION CONTRE LA DENGUE (juin 2016)
PRÉVISIONS OPTIMISTES POUR LES RISQUES DE ZIKA PENDANT LES J.O. (juin 2016)
LE POINT SUR "ZIKA" (avril 2016)
PROLONGATION DE VALIDITÉ DE LA VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE (avril 2016)
ZIKA ET MICROCEPHALIES [SUITE] (mars 2016)
ZIKA ET GUILLAIN-BARRE (mars 2016)
ZIKA ET GROSSESSE - INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES (février 2016)
ZIKA ET MICROCEPHALIES. PESTICIDES ? (février 2016)
ZIKA ET GROSSESSE (février 2016)
MALADIE A VIRUS ZIKA (janvier 2016)
EMERGENCE DU VIRUS ZIKA (décembre 2015)
CHOLERA À CUBA (novembre 2015)
FIÈVRE JAUNE AU PÉROU (octobre 2015)
POLIOMYELITE À MADAGASCAR (juillet 2015)
MERS CORONAVIRUS EN COREE DU SUD (juin 2015)
MODIFICATION DES RECOMMANDATIONS DE PREVENTION DU PALUDISME (mai 2015)
DENGUE ET AUTRES MALADIES VECTORIELLES AU BRÉSIL (mai 2015)
TYPHOÏDE EN OUGANDA (mars 2015)
VACCINATION FIÈVRE JAUNE EN AFRIQUE DU SUD (février 2015)
NOUVELLES OBLIGATIONS DE LA VACCINATION ANTI-POLIOMYELITE (septembre 2014)
EBOLA EN AFRIQUE DE L'OUEST (septembre 2014)
LE POINT SUR LE CORONAVIRUS AU MOYEN-ORIENT (mai 2014)
CHIKUNGUNYA EN REPUBLIQUE DOMINICAINE (avril 2014)
VIRUS EBOLA EN GUINEE-CONAKRY (avril 2014)
PESTE À MADAGASCAR (décembre 2013)
DENGUE DANS LES ÎLES DU PACIFIQUE (octobre 2013)
RUPTURE DE STOCK DU VACCIN CONTRE LA FIÈVRE JAUNE (septembre 2013)
EPIDEMIE DE DENGUE EN THAILANDE (août 2013)
EPIDEMIE DE DENGUE AU COSTA-RICA (juillet 2013)
NOUVEAU CORONAVIRUS AU MOYEN ORIENT (13 Mai 2013)
GRIPPE AVIAIRE CHEZ LES AUTRUCHES D'AFRIQUE DU SUD (avril 2013)
MENINGITE EN ETHIOPIE (février 2013)
FAUX CERTIFICATS DE VACCINATION FIÈVRE JAUNE EN TANZANIE (février 2013)
CULTURES SUR BRÜLIS EN THAILANDE ET AU LAOS (février 2013)
BACTERIES MULTIRESISTANTES (juin 2011)
DILEMME ENTRE RECOMMANDATIONS ET OBLIGATIONS DE LA VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE (mai 2011)
LA CONSULTATION MEDICALE D'ALTITUDE : POURQUOI, POUR QUI (avril 2009)



VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE AU NICARAGUA (février 2017)


Devant la recrudescence de la Fièvre Jaune dans certains pays d'Amérique Latine, la vaccination est devenue obligatoire pour les voyageurs en provenance de l'Afrique sub-saharienne et des pays suivants: Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyane Française, Panama, Paraguay, Pérou et Suriname.

VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE EN BOLIVIE (février 2017)


Pour les mêmes raisons que pour le Nicaragua, les autorités boliviennes ont décrété obligatoire cette vaccination pour tous les voyageurs entrant dans le pays dès le 1er mars 2017, quelque soit leur provenance.

FIÈVRE JAUNE AU BRESIL (janvier 2017)


Le Ministère de la Santé vient de signaler 12 cas probables (non encore confirmés) de fièvre jaune dans 6 municipalités de l'Etat du Minas Gerais, depuis le début du mois de janvier.
Au cours de l'année 2016, dans ce seul Etat 19 cas ont été confirmés.
La fièvre jaune, maladie très grave, souvent mortelle, transmise par la piqûre d'un moustique de la même famille que le vecteur de la dengue, du chikungunya et du Zika, qui était présumée présente dans les seules régions amazoniennes et, à un moindre degré aux chutes d'Iguaçu, s'étend progressivement à tout le pays.
C'est une raison pour recommander, bien que non obligatoire, la vaccination pour tous les voyages au Brésil.
Rappelons qu'une injection protège "à vie", qu'elle doit être faite, au moins 10 jours avant le voyage, hors très rares contre-indications, dans un Centre de Vaccinations Internationales.

RAGE AU NEPAL (janvier 2017)


En 2 jours, les 25 et 26 décembre, une quarantaine de personnes ont dû subir un traitement après avoir été mordues par des singes macaques sur les sites des temples de Pashupatinath et de Shwayanbunath à Kathmandu. On sait qu'un certain nombre de ces singes sont vecteurs de la rage. Il est donc, bien sûr recommandé aux voyageurs de s'en méfier et, plus que jamais, de se faire vacciner avant le départ (3 injections à J0, J7 et J28 avec possibilité de schéma accéléré).

MALADIE DU SOMMEIL (décembre 2016)


La maladie du sommeil ou trypanosomiase africaine (du nom du parasite causal), est transmise par la piqûre de mouches tsé-tsé infectées (grosses mouches à ailes croisées qui ressemblent à nos taons); elle peut sévir dans les zones rurales de quasiment tous les pays sub-sahariens. La récente survenue de cas lors de safaris au Botswana et en Zambie réveille une vieille crainte, jusqu'à, il y a peu, oubliée des voyageurs.
Si de vastes épizooties peuvent encore frapper le cheptel domestique dans les régions d'élevage mais aussi les animaux "sauvages" des zones de chasse ou de safaris, le nombre de cas humains diminue régulièrement, voire a disparu de nombreux pays.
Il n'existe pas de vaccin et la seule prévention est d'éviter les piqûres de tsé-tsé par l'utilisation de répulsifs peau, le port de vêtements couvrants et à tissage serré et leur imprégnation de répulsifs par trempage et sprays.
Les mouches peuvent être très présentes près des points d'eau (marigots, galeries forestières). Leurs piqûres sont très prurigineuses, voire douloureuses, mais, statistiquement, très rarement vectrices de la maladie.
Quand doit-on s'inquiéter? Lors de la phase initiale (ulcération de la piqûre, fièvre, ganglions), avant que ne s'installent les signes neurologiques (troubles de la conscience) qui justifient le nom de la maladie et la mise en place rapide du traitement en milieu hospitalier.

VALIDITÉ DE LA VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE (suite) (décembre 2016)


Il est souhaitable pour les voyageurs vaccinés contre la fièvre jaune il y a plus de 10 ans de faire ajouter la mention "à vie" sur le carnet international par un CVI (Centre de Vaccination Internationale, pas obligatoirement celui où le vaccin a été fait).

VALIDITÉ DE LA VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE (octobre 2016)


Depuis le 11 juillet 2016, le Règlement Sanitaire International (RSI) régi par l'OMS, a modifié la durée de validité de la vaccination contre la fièvre jaune. Jusqu'alors de 10 ans, elle a été prolongée à vie.
En principe, les autorités sanitaires des pays qui exigent la vaccination, qui doit toujours être notifiée sur le carnet international (jaune), ne devraient plus se préoccuper de la date à laquelle elle a été faite.
Mais, les autorités de plusieurs pays d'Afrique sub-saharienne, semblent ne pas être informées de ces modifications et si le vaccin a été fait il y a plus de 10 ans, proposent aux voyageurs soit de les revacciner soit de payer une "taxe" (100 US$ en Tanzanie, où la vaccination, si elle est recommandée, n'est exigible, que si on a récemment séjourné ou transité dans un pays où la maladie peut sévir).

Notre avis :
- Nous devons, bien sûr, être opposés au paiement de cette "taxe".
- Il n'y a aucune raison d'accepter d'être revacciné sur place, bien qu'il n'y aurait ni risque ni contre-indication là où les conditions sanitaires seraient satisfaisantes.
- Il sera nécessaire de pouvoir apporter aux fonctionnaires de santé concernés la preuve de l'amendement au RSI, téléchargeable, en anglais, sur le site de l'OMS: who.int/ith/annex7-ihr.pdf, auxquels ils se soumettront.

VACCINATION CONTRE LA DENGUE (juin 2016)


Le Ministère de la Santé du Costa-Rica vient d'autoriser la mise sur le marché du Dengvaxia, vaccin tétravalent efficace contre les 4 sérotypes de virus endémiques dans le pays.
Le Costa-Rica devient le 5ème pays où le vaccin est disponible après le Brésil, le Mexique, le Salvador et les Philippines.
Après une dizaine d'années d'études dans 15 pays où 40000 volontaires ont été soumis aux essais des phases 1, 2 et 3, les résultats ont montré une prévention de 93% des cas sévères et évité 8 hospitalisations sur 10.
Au Costa-Rica, la commercialisation par le laboratoire Sanofi-Pasteur va concerner, d'abord les populations (jeunes enfants surtout) des régions de forte endémie.
Le vaccin n'est pas encore commercialisé en France.
Dans tous les pays (et ils sont de plus en plus nombreux) où sévissent des maladies transmises par piqûres de moustiques (dengue, mais aussi chikungunya, Zika, fièvre jaune, paludisme...) la protection personnelle anti-vectorielle reste et restera capitale, par répulsifs peau et vêtements et utilisation de moustiquaires imprégnées, sans que soient négligées par les autorités locales la démoustication et l'élimination des gîtes larvaires dans les eaux stagnantes (marigots mais aussi, en ville, réceptacles divers, pots et bacs à plantes, vieux pneus...).

PRÉVISIONS OPTIMISTES POUR LES RISQUES DE ZIKA PENDANT LES J.O. (juin 2016)


Le 14 juin, lors de sa dernière réunion, le Comité d'urgence de l'OMS sur le virus Zika a déclaré qu'il ne "devrait y avoir aucune restriction générale en matière de déplacements vers les villes du Brésil qui accueilleront les Jeux Olympiques et Paralympiques aux mois d'août et septembre prochains".
Parallèlement, des chercheurs de l'Université de Médecine de Sao Paulo ont publié une prédiction statistique rassurante (même si la modélisation mathématique a ses limites) en se référant à l'épidémie actuelle confrontée à l'épidémie de dengue de 2007, pire année dans l'histoire de la dengue au Brésil (la dengue est transmise par le même moustique que le virus Zika qui ne sévissait pas en Amérique du Sud, jusqu'à l'épidémie actuelle). Ils ont estimé que sur les 400.000 visiteurs étrangers qui assisteront aux J.O, seulement 23 cas de Zika symptomatiques et 206 asymptomatiques seront rapportés. Ces chiffres prédictifs, relativisent considérablement le risque sans pour autant le rendre négligeable surtout en cas de grossesse ou de projet de grossesse, pour lesquelles les précautions et recommandations restent d'actualité (voir News antérieures).

LE POINT SUR "ZIKA" (avril 2016)


52 pays d'Amérique, d'Afrique, d'Asie, d'Océanie ont rapporté une transmission locale du virus Zika. Cette transmission n'est épidémique qu'en Amérique latine et dans la zone caribéenne; ailleurs, elle n'est ni plus ni moins fréquente qu'elle ne l'est depuis 1947, date des premières descriptions de la maladie, considérée comme bénigne jusqu'à ces derniers mois, et qui l'est dans l'immense majorité des cas. Les questions concernant les complications neurologiques n'ont pas, à ce jour, trouvé de réponses avérées.
Au Brésil, où 1,5 millions de personnes ont été infectées depuis 1 an, si 5900 cas de microcéphalies ont été rapportés, le virus Zika n'est mis en cause que pour 82 d'entre eux.
En Colombie, où le virus circule sur un mode épidémique, la mise en place d'un important programme de recherche permettra d'évaluer les risques réels de microcéphalies (dont les premiers cas locaux ont été décrits en septembre) liés à l'infection et seulement à elle.
L'activation et la coordination des recherches sur cette maladie est capitale pour le développement rapide d'un vaccin.
Concernant les risques pour les femmes enceintes à la date du voyage ou pour les grossesses projetées après le retour, les recommandations que nous avons faites précédemment restent d'actualité (voir News antérieures).

PROLONGATION DE VALIDITÉ DE LA VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE (avril 2016)


L'OMS a officialisé la modification du Règlement Sanitaire International (RSI) stipulant que, à partir du 1er juillet 2016, la durée de validité du vaccin contre la fièvre jaune jusqu'alors de 10 ans, sera étendue à la vie entière.
Pour des raisons de réponse immunitaire, donc d'efficacité (mais pas de législation), la revaccination ne sera proposée que si la primo-vaccination a été faite, soit au cours d'une grossesse, soit au cours d'un épisode d'immunodéficience chronique ou passagère, soit à un enfant de moins de deux ans. Si cette nouvelle règle du RSI est déjà appliquée par de nombreux pays où la vaccination est exigée, elle ne l'est pas encore par tous.
Jusqu'à fin juin, il sera prudent de s'enquérir auprès des ambassades concernées, de l'application anticipée du RSI, pour les voyageurs dont la primo-vaccination a été faite il y a de plus de 10 ans.

ZIKA ET MICROCEPHALIES [SUITE] (mars 2016)


Une étude de l'Institut Pasteur, publiée le 16 mars dans le très compétent journal médical The Lancet apporterait la preuve de la responsabilité du virus Zika dans les microcéphalies décrites chez les nouveau-nés de mères ayant contracté la maladie.
Cette étude, faite sur une modélisation mathématique, à partir d'observations des épidémies qui ont sévi en Polynésie Française de 2013 à 2015, plus que sur un constat "de terrain" de l'épidémie actuelle, ne prend en compte que la coexistence Zika-grossesse et en exclue les autres causes avérées (alcoolisme, co-infection par virus de dengue ou de chikungunya) ou évoquées (pesticides).
Les conclusions ne sont pas encore définitives, mais les recommandations que nous avons faites précédemment, aux femmes enceintes ou projetant une grossesse, devant voyager dans une région où le virus circule en mode épidémique, restent d'actualité.

ZIKA ET GUILLAIN-BARRE (mars 2016)


Les risques de maladie de Guillain-Barré lors de fièvres à virus Zika, connus depuis très longtemps, sont depuis quelques jours très médiatisés.
Ils sont, statistiquement, les mêmes que dans d'autres maladies virales telles que dengue, chikungunya voire grippe saisonnière.
Leur rareté (une trentaine de cas ont été avérés sur les 120.000 cas de Zika observés en Polynésie Française, lors de l'épidémie de 2013-2014) et leur régressivité totale dans l'immense majorité des cas, quelle qu'ait été la gravité de l'atteinte initiale, doivent faire relativiser les craintes engendrées par leur médiatisation, forcément anxiogène.
Enfin, il faut distinguer la corrélation entre Zika et Guillain-Barré, avérée mais bénigne, de celle plus grave mais non confirmée à ce jour, entre Zika et microcéphalie.

ZIKA ET GROSSESSE - INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES (février 2016)


Les études quant à l'implication de pesticides dans les microcéphalies observées au Brésil, n'ont guère évolué depuis leur évocation et leurs résultats ne seront pas publiés avant de (trop) longues semaines.
Même si l'hypothèse reste d'actualité (voire probable pour de nombreux chercheurs), il reste raisonnable de prolonger la recommandation aux femmes enceintes (et à elles seulement) de ne pas voyager vers les destinations où Zika est présent sur un mode épidémique (Amérique Centrale, Amérique du Sud, Caraïbes).
En cas de projet de grossesse après le voyage, il est possible de faire pratiquer au retour, des examens (PCR, sérologies) qui permettent de diagnostiquer les formes asymptomatiques éventuellement contractées, et de différer, si positivité, le projet de quelques semaines...

ZIKA ET MICROCEPHALIES. PESTICIDES ? (février 2016)


Les études des cas rapportés de microcéphalies chez des nouveau-nés de mères ayant contracté une fièvre à virus Zika au cours de leur grossesse, ont amené aux constats suivants :
- seules les régions du Brésil, où est utilisé, dans les réservoirs d'eau potable, un pesticide (pyroproxyfen) ont été impactées par des cas de microcéphalies.
- il n'y a eu aucun cas de microcéphalie en Colombie, où plus de 3000 femmes ont accouché après infection avérée par le virus Zika.
- il n'y a eu, jusqu'à aujourd'hui, aucun cas de microcéphalie lors des épidémies antérieures, en particulier lors de l'importante épidémie qui a touché la Polynésie française en 2014-2015.

Il devient donc possible, que la cause de ces microcéphalies ne soit pas due au virus Zika mais à l'utilisation de ce pesticide commercialisé par une firme japonaise.
Ce doute, qui n'est pas (encore) une certitude, ne modifie pas (encore) la recommandation de ne pas voyager vers les destinations où le virus circule sur un mode épidémique.
A suivre...

ZIKA ET GROSSESSE (février 2016)


Bien que la preuve absolue de risques d'accidents neurologiques graves (microcéphalies) chez les nouveau-nés de mères ayant contracté la fièvre à virus Zika, ne soit pas encore faite, leur possibilité justifie la recommandation faite aux femmes enceintes de ne pas voyager vers les destinations où le virus sévit sur un mode épidémique (actuellement Amérique Centrale, Amérique du Sud, Caraïbes). Pour celles qui projettent une grossesse à court terme après un voyage en zone d'épidémie du virus, une période de "sécurité" est raisonnable. Pour ce que l'on sait ou ne sait pas encore de la période de transmission transplacentaire du virus, on l'estime de quelques semaines à plusieurs mois (en fonction des sources scientifiques, et des pays et de leur application plus ou moins rigoureuse du principe de précaution).
Hors grossesse, la maladie est bénigne dans l'immense majorité des cas; elle peut même être totalement asymptomatique (ce qui majore les questions qui doivent se poser en cas de grossesse). Les rares complications, à type de paralysies du Syndrome de Guillain-Barré, sont, comme pour la dengue ou le chikungunya, spontanément régressives.
Il n'existe pas encore de vaccin disponible; la prévention individuelle passe par la protection contre les piqûres des moustiques (utilisation répétée dans la journée de répulsifs peau et port de vêtements imprégnés par trempage (plus efficaces que par pulvérisation).

MALADIE A VIRUS ZIKA (janvier 2016)


Nos prévisions d'extension de l'épidémie de fièvre à virus Zika se confirment et, à ce jour sont concernés les pays et départements suivants d'Amérique latine et des Caraïbes: Barbade, Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guadeloupe, Guatemala, Guyane, Guyana, Haïti, Honduras, Martinique, Mexique, Panama, Paraguay, Puerto-Rico, Saint-Martin, Salvador, Suriname, Venezuela. D'autres pays de la région seront vraisemblablement touchés.
Transmise, nous l'avons écrit précédemment, par le même moustique que la dengue et le chikungunya, la maladie ne serait pas plus grave, si n'avaient été constatées au Brésil, de lourdes complications neurologiques chez des nouveau-nés de mères ayant été en contact avec le virus Zika. Le risque de microcéphalies, sources de lourds handicaps pour l'enfant , nous conduisent, en accord avec les recommandations que vient de publier le HCSP (Haut Conseil de Santé Publique) à conseiller aux femmes enceintes, en particulier en début de grossesse, de renoncer à un voyage vers les destinations désignées.
Des études sont en cours pour confirmer, ce qui n'est pas encore totalement avéré, que la cause des accidents observés est bien due au virus Zika.
Nous restons vigilants, responsables et conscients des conséquences de ces recommandations que nous serons heureux de supprimer dès que cette épidémie, comme toutes les épidémies, s'éteindra.

EMERGENCE DU VIRUS ZIKA (décembre 2015)


Découvert en 1947 en Ouganda, il s'est progressivement diffusé à un grand nombre de pays d'Afrique sub-saharienne et d'Asie. La Polynésie Française a été récemment touchée par une forte épidémie. Jusqu'alors inconnu sur le continent américain, le virus Zika a été retrouvé pour la première fois au Brésil, en 2014, après la dernière Coupe du Monde de football, vraisemblablement introduit par voie aérienne (transport de moustiques ou de passagers infectés). Il s'est, depuis étendu à de nombreux pays d'Amérique latine, Mexique, Guatemala, Salvador, Venezuela, Paraguay, en attendant son apparition dans d'autres pays de la région, et en particulier dans toute la zone caribéenne.
La maladie est transmise par piqûre d'un moustique d'une espèce identique à celle qui transmet la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune. Elle était considérée comme bénigne (fièvre, douleurs articulaires et musculaires, éruption cutanée, guérissant en une huitaine de jours, sans traitement autre que symptomatique par le paracétamol), jusqu'à ce que, au Brésil, soient récemment décrits les risques fœtaux (malformations du système nerveux central, microcéphalie chez les nouveaux-nés). L'information des femmes enceintes est, donc, capitale. La prévention passe par une protection individuelle contre les piqûres de moustiques, en sachant la nocivité, pendant la grossesse, des répulsifs peau les plus habituellement utilisés. Les répulsifs vêtements, non contre-indiqués, peuvent et doivent être recommandés, plus par trempage que par pulvérisations. Il n'existe pas de vaccin.

CHOLERA À CUBA (novembre 2015)


L'OMS a rapporté 23 cas de choléra confirmé dans l'est de l'île, près de Santiago de Cuba. Il s'agit de la même souche de vibrion cholérique qui sévit à Haïti (mais aussi, à un moindre degré en République Dominicaine depuis le séisme de 2010, importé puis transmis par des casques bleus Onusiens). Le risque est minime pour les voyageurs.
Le choléra est une infection diarrhéique aiguë à transmission oro-fécale, provoquée par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés . Le risque de formes graves concerne surtout les sujets fragilisés (immunodéprimés et enfants).
Maladie des mains sales, la prévention essentielle passe par les précautions rigoureuses d'hygiène alimentaire: aliments cuits, fruits pelés, eau traitée et, surtout lavage répété et prolongé des mains. La vaccination ne concerne que les soignants, les humanitaires ou les militaires.

FIÈVRE JAUNE AU PÉROU (octobre 2015)


La vaccination contre la fièvre jaune n'est pas exigée à l'arrivée au Pérou, mais 14 cas de fièvre jaune viennent de survenir dans plusieurs provinces, en particulier à Cuzco (3300 m) à des altitudes auxquelles on pensait que les moustiques n'étaient pas actifs. Contrairement à ce qu'on recommande aujourd'hui, la vaccination peut être conseillée, sauf contre-indication, pour tous les voyages au Pérou et pas seulement aux voyageurs qui se rendent en Amazonie péruvienne.
Rappelons qu'elle doit être faite dans un centre de vaccinations internationales et que sa durée de validité, actuellement de 10 ans doit être prochainement prolongée indéfiniment.

POLIOMYELITE À MADAGASCAR (juillet 2015)


La poliomyélite qui avait disparu de la Grande Île y est à nouveau présente, touchant surtout les enfants. Les autorités sanitaires malgaches ont entrepris une large campagne de vaccination.
Même si le risque est minime pour le voyageur, il est capital que la vaccination soit à jour, y compris pour les adultes et qu'un rappel "in extremis" soit fait avant le départ, si elle ne l'est pas.

MERS CORONAVIRUS EN COREE DU SUD (juin 2015)


41 cas (dont 4 mortels) de Middle East Respiratory Syndrom (MERS) Coronavirus viennent d'être recensés en Corée du Sud, bien loin du foyer originel d'Arabie Saoudite.
Plus de 2000 personnes "contact" ont été mises en quarantaine.
Les autorités sanitaires coréennes ont mis en place des mesures de détection thermique à l'aéroport de Séoul avec des mesures de surveillance majorées pour les voyageurs en provenance ou ayant fait un stop au Moyen-Orient. Le risque est, à ce stade de l'épidémie, minime pour le voyageur.
Les seules préventions seront d'éviter les rassemblements de foules, éventuellement le port de masques chirurgicaux et, surtout le lavage répété des mains avec un gel ou une solution hydro-alcoolique.

MODIFICATION DES RECOMMANDATIONS DE PREVENTION DU PALUDISME
(mai 2015)


Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP), en s’alignant sur les recommandations de l’OMS, vient de modifier les conseils de prévention du paludisme dans les zones à faible risque, essentiellement d’Asie et d’Amérique tropicales où le ratio bénéfice/risque n’apparait plus en faveur de la prise de traitements antipaludiques.

Les recommandations de traitements préventifs restent inchangées pour l’Afrique sub-saharienne : risque élevé en dehors des grandes villes dans les pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Est, risque plus modéré et régional dans les pays d’Afrique Australe.

La classification en 3 groupes en fonction de la résistance aux traitements de prévention, que la France était seule à observer, devient caduque.

Le HCSP se fonde, dans ses recommandations, sur les facteurs essentiels que sont :
  • les données épidémiologiques de chaque pays et de chaque région du pays
  • l’itinéraire et la saison du voyage
  • l’existence de nuitées (surtout en plein air) dans les régions à risque
  • les risques d’effets secondaires individuels et d’apparition ultérieure de résistance aux traitements, a fortiori si leur indication n’est pas absolue


Le HCSP insiste, indépendamment de la prophylaxie médicamenteuse, partout, sur l’importance de la protection personnelle anti-vectorielle, qui doit protéger le voyageur, non seulement contre les moustiques vecteurs de paludisme mais aussi contre ceux qui peuvent transmettre, dengue, chikungunya, fièvre jaune et contre mouches ou tiques responsables d’autres maladies exotiques.

Quelles protections ?
Variables en fonction de la région et de la saison (plus rigoureuses, bien sûr, en forêt équatoriale que sur une plage de l’Océan Indien) : vêtements couvrants, répulsifs peau et vêtements (par trempage plutôt que par pulvérisation) et surtout importance +++ de l’utilisation de moustiquaires imprégnées (elles ne le sont pas toujours).

En pratique, cette modification concerne essentiellement l’évaluation du risque de paludisme pour les voyageurs (plus que pour les résidents) et se matérialise par la disparition de la classification en groupes. 1, 2 et 3, responsable de fréquentes prescriptions par excès. Elle ne change pas les recommandations que nous avons faites, quant aux prescriptions de chloroquine (Nivaquine), chloroquine-proguanil (Savarine), atovaquone-proguanil (Malarone ou générique), doxycycline (Doxypalu) ou Méfloquine (Lariam) en fonction du risque réel (itinéraire, saison, type de voyage).

DENGUE ET AUTRES MALADIES VECTORIELLES AU BRÉSIL (mai 2015)


Si le Brésil est aujourd'hui, économiquement, plus dans la catégorie des pays émergés que dans celle des pays émergents, cela ne doit pas masquer le risque de maladies transmises par piqûres de moustiques ou de mouches, sur l'ensemble de son territoire, y compris dans l'environnement des grandes villes.
Si le paludisme reste cantonné en Amazonie et, à un degré moindre, dans le Pantanal , d'autres affections peuvent être présentes dans de nombreux états: la fièvre jaune (la vaccination est conseillée mais pas obligatoire), la dengue, en extension constante, ou encore la leishmaniose transmise par une petite mouche.
750.000 Brésiliens ont contracté une dengue depuis le début de cette année, ce qui fait du Brésil le "premier" pays au monde quant au nombre de cas.
Rappelons qu'il n'existe pas encore de vaccin commercialisé contre cette maladie, que la seule prévention est la protection contre les piqûres de moustiques 24h/24, et que le risque de formes hémorragiques graves justifie de ne jamais prendre de dérivés de l'aspirine, mais du paracétamol, en cas de fièvre inexpliquée.
Comment s'en protéger? La protection collective relève des programmes de santé publique, en éradiquant les gîtes larvaires dans les eaux stagnantes des villes et des campagnes (vieux pneus, pots de fleurs et de plantes...). La protection individuelle nécessite l'utilisation de répulsifs efficaces pour la peau, par le port de vêtements imprégnés de solution répulsive plus par trempage que par pulvérisation et par les moustiquaires imprégnées en l'absence d'air conditionné

TYPHOÏDE EN OUGANDA (mars 2015)


Une épidémie de fièvre typhoïde sévit depuis 1 mois dans la capitale Kampala et dans les districts voisins où 2000 cas ont été confirmés (source Institut de Veille Sanitaire).
L'eau de ville en est responsable et la distribution d'eau de source a été mise en place.
Il est, bien entendu, recommandé de ne boire que de l'eau capsulée et de n'utiliser l'eau de ville que pour la toilette.
La transmission de la maladie peut se faire par contact direct et le lavage fréquent des mains avec un gel ou une solution hydro-alcoolique reste un moyen efficace de prévention.
La vaccination (une injection de Typhim Vi ou une injection de Tyavax pour ceux qui ne seraient pas encore immunisés contre l'Hépatite A) peut être conseillée à ceux qui vont voyager dans les prochaines semaines, même si la protection n'est pas aussi satisfaisante que celle des vaccins "universels".
Il est important de savoir qu'une fièvre typhoïde diagnostiquée est, aujourd'hui rapidement guérie.

VACCINATION FIÈVRE JAUNE EN AFRIQUE DU SUD (février 2015)


Le Ministère de la Santé du Gouvernement d'Afrique du Sud vient de mettre en ligne sur son site une importante modification de l'exigibilité de vaccination contre la Fièvre jaune.
Si, en théorie, un certificat est exigé pour les voyageurs en provenance d'un des 42 pays d'Afrique sub-saharienne et d'Amérique Latine où la maladie peut-être présente, l'exigibilité vient d'être supprimée pour ceux qui arrivent de Tanzanie mais surtout de Zambie après une extension aux chutes Victoria.

NOUVELLES OBLIGATIONS DE LA VACCINATION ANTI-POLIOMYELITE
(septembre 2014)


La multiplication des cas de poliomyélite dans une dizaine de pays a conduit l'OMS à rendre obligatoire la vaccination (qui n'était, jusqu'alors, que recommandée).
Si 7 des 10 pays où s'applique cette règlementation ne sont pas concernés par le tourisme (Afghanistan, Guinée Equatoriale, Irak, Nigeria, Pakistan, Somalie, Syrie), 3 le sont (Cameroun, Ethiopie, Israël). Ces mesures sont destinées à éviter la dissémination de la maladie à des pays indemnes. Si Israël ne fait que recommander la vaccination sans exigence à l'arrivée ni au départ, les autorités sanitaires du Cameroun et d'Ethiopie sont beaucoup plus rigides au départ du pays.
Toutes les personnes qui auront séjourné plus de 4 semaines dans le pays (nationaux, expatriés ou voyageurs) devront produire un certificat de vaccination contre la poliomyélite (ou de rappel), mentionné sur le Carnet International, et datant de moins d'un an.
Quels conseils pour les voyageurs à jour de leurs rappels DTCPolio, valide 10 ans pour les adultes?
S'ils sont proches de l'échéance, anticiper le rappel suivant.
Si, au contraire le dernier rappel est récent, mais daterait de plus d'un an au moment du retour, faire faire par le médecin traitant une injection d'IMOVAX Polio.
On est en présence d'une règlementation compliquée, probablement sujette à modifications, mais qu'il sera important de respecter, d'abord, sur un plan strictement sanitaire pour éviter la dissémination d'une maladie qui était en voie d'éradication et que les guerres, les déplacements de population et parfois l'obscurantisme ont fait resurgir, et d'autre part sur un plan plus individuel, pour s'éviter des problèmes avec les autorités locales.

EBOLA EN AFRIQUE DE L'OUEST (septembre 2014)


L'optimisme dont nous avions fait preuve dans nos News du mois d'Avril dernier quant aux risques d'extension de l'épidémie de fièvre d'Ebola qui sévissait essentiellement en Guinée-Conakry, au Liberia et en Sierra Leone, s'est étiolé à mesure que les cas se multipliaient.
Si la diffusion à d'autres pays reste actuellement limitée (1 cas au Sénégal, une dizaine au Nigeria), les risques seront de plus en plus importants avec la multiplication du nombre de malades dans les 3 pays où sévit l'épidémie et la "porosité" des frontières avec les pays voisins. Si les frontières aériennes, maritimes et routières sont, en principe, surveillées, on ne peut en dire autant des innombrables possibilités de passage "en brousse".

Pour ce qui l'en est aujourd'hui de cette grave épidémie (l'OMS vient d'émettre une prévision de 20 000 cas), rappelons que :
- la contagion se fait uniquement par contact avec les fluides corporels d'un malade : selles, vomissements essentiellement, mais aussi sang, sueur, sperme
- les régions concernées sont situées en Afrique de l'Ouest (quelques cas en République démocratique du Congo, foyer originel de la maladie) et ne concernent absolument pas les pays d'Afrique de l'Est ni d'Afrique Australe.

LE POINT SUR LE CORONAVIRUS AU MOYEN-ORIENT (mai 2014)


Depuis un an et demi 417 cas (123 décès) de MERS-CoV (Middle East Respiratory Syndrom coronavirus) ont été rapportés chez des personnes ayant séjourné dans la péninsule arabique (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Oman, Yémen) mais aussi en Jordanie, Syrie, Irak.
Pour les voyages touristiques, les informations concernent essentiellement les Emirats, la Jordanie et Israël.
Si l'origine de la contamination est encore inconnue (le dromadaire est suspecté de pouvoir être un réservoir viral), la transmission interhumaine semble probable.
Seuls 2 cas ont été importés en France (il y a plus d'un an).
Le plus important des risques concerne les voyageurs ayant présenté un syndrome grippal, même bénin, pendant leur séjour ou à leur retour: ils vont être systématiquement considérés comme contaminés par le coronavirus jusqu'à preuve qu'ils ne le sont pas.

CHIKUNGUNYA EN REPUBLIQUE DOMINICAINE (avril 2014)


L'épidémie de chikungunya qui de décembre à mars a touché environ 15000 personnes dans les Caraïbes et en Guyane a atteint la République Dominicaine.
Si les épidémies de dengue sont fréquentes sur l'île, jamais le virus du chikungunya, transmis par le même moustique, n'y avait été présent.
Près de 800 cas ont été recensés depuis début février, dans la région de San Cristobal au sud-ouest de la capitale Santo Domingo.
A ce jour, les régions les plus touristiques (Punta Cana, La Romana, Sabana de la Mar) ne sont pas concernées.
Les autorités sanitaires mettent progressivement en place les mesures d'éradication des gîtes larvaires.
Les mesures de protection individuelles contre les piqûres de moustiques (répulsifs peau et vêtements, moustiquaires) sont essentielles.
Rappelons que le chikungunya est une maladie virale, plus grave aux âges extrêmes, d'allure grippale au début, puis rapidement marquée par d'intenses douleurs articulaires.

VIRUS EBOLA EN GUINEE-CONAKRY (avril 2014)


Une épidémie de Fièvre hémorragique à virus Ebola sévit actuellement en Guinée où ont été recensés près d'une centaine de cas.
Il s'agit d'une affection grave, mortelle dans près des trois-quarts des cas, transmissible par contact direct avec une personne malade.
Les deux seuls cas observés dans les pays de la région l'ont été au Liberia et en Sierra Leone importés par des voyageurs en provenance de Guinée, ayant eu des contacts directs avec des malades.
Aucun cas n'est survenu dans les autres pays voisins, Sénégal, Gambie, Côte d'Ivoire, Mali, Guinée-Bissau qui ont renforcé leurs systèmes de veille sanitaire aux frontières.
Pour ce qui concerne les voyageurs dans les régions touristiques du Sénégal ou de Gambie, les risques sont inexistants et la surveillance mise en place par l'OMS et l'Institut Pasteur de Dakar doit permettre qu'ils restent circonscrits aux foyers épidémiques guinéens.

PESTE À MADAGASCAR (décembre 2013)


L'actuelle épidémie de peste qui concerne la population des districts du Centre Nord et du Centre Sud de la Grande Île, a peu de probabilités de toucher les voyageurs. Les provinces concernées (Mandriatsara, Ikongo, Sonverana Ivongo, Tsiroanomandidy, Ikalamavony) sont hors des circuits touristiques.
Rappelons que Madagascar reste le plus important des derniers foyers mondiaux de peste.
La maladie, transmise par les puces des rats, peut revêtir deux formes: peste bubonique, contagieuse par contact direct beaucoup moins grave que la peste pulmonaire contagieuse par la toux.
La campagne de dératisation mise en œuvre par les autorités sanitaires devrait permettre de limiter l'épidémie (une centaine de cas à ce jour, près de 300 en 2012).

DENGUE DANS LES ÎLES DU PACIFIQUE (octobre 2013)


Depuis le début de l'année, la dengue sévit dans de nombreuses îles du Pacifique, Fidji, Salomon, Micronésie, Wallis et Futuna et a franchi le seuil épidémique en Nouvelle Calédonie et en Polynésie Française (en particulier dans les atolls touristiques de Moorea, Rangiroa, Bora-Bora, Huahine).
Rappelons que la protection collective (élimination des gîtes de larves de moustiques des eaux stagnantes résiduelles) et la protection individuelle contre les piqûres (répulsifs peau et vêtements, moustiquaires imprégnées y compris pendant les siestes éventuelles) sont les seules mais indispensables mesures de prévention.

RUPTURE DE STOCK DU VACCIN CONTRE LA FIEVRE JAUNE (septembre 2013)


Un retard d'approvisionnement (!?) a entraîné une rupture de stock du vaccin contre la fièvre jaune (Stamaril) sous la présentation "unidose" utilisée en France par les centres de vaccination agréés.
Le laboratoire Sanofi Pasteur doit mettre à leur disposition à partir du 23 septembre une présentation "multidose" destinée habituellement aux marchés internationaux.
Ce conditionnement et son mode de conservation vont obliger les centres à aménager les consultations pour établir des plannings de vaccination.
Il est donc recommandé de s'informer de la disponibilité du vaccin.
A ce jour aucune dérogation n'a été accordée par l'OMS, et cette "défaillance" du laboratoire ne saurait servir de justification à une absence de vaccination pour les autorités sanitaires des pays où elle est obligatoire. La situation devrait se normaliser début décembre.

EPIDEMIE DE DENGUE EN THAILANDE (août 2013)


La dengue, habituellement endémique dans toute la Thaïlande est actuellement plus présente, probablement en raison d'une mousson très active.
Le risque concerne beaucoup plus les populations qui vivent à proximité des gîtes larvaires (eaux stagnantes) que les voyageurs.
- Pas (encore) de vaccin
- Prévention: protection contre les piqûres des moustiques actifs dans la journée: répulsifs peau et vêtements, moustiquaires imprégnées
- La dengue est une maladie virale en général bénigne, sauf pour les (rares) formes hémorragiques, d'où la recommandation de ne pas prendre de dérivés de l'aspirine en cas de fièvre mais plutôt du paracétamol (Doliprane, Dafalgan...)

EPIDEMIE DE DENGUE AU COSTA-RICA (juillet 2013)


Le Costa-Rica où la dengue sévit de manière endémique, est touché, cette année par une épidémie qui concerne plus particulièrement les provinces de Guanacaste et de Puntarenas, mais qui pourrait s'étendre.
Rappelons:
- qu'il s'agit d'une maladie virale transmise par piqûre d'un moustique diurne. de la même famille que celui qui transmet la fièvre jaune ou le chikungunya
- qu'elle se présente, au début comme une affection fébrile pseudo-grippale
- qu'il est capital, devant toute fièvre élevée en zone d'endémie de dengue, de ne pas prendre de dérivés de l'aspirine qui pourraient déclencher une forme hémorragique grave, mais du paracétamol avant de consulter.
- qu'il n'existe pas (encore) de vaccination et que la seule prévention est (outre l'éradication des gîtes larvaires qui est surtout le rôle des autorités sanitaires) la protection individuelle contre les piqûres de moustiques par répulsifs pour la peau, le port de vêtements couvrants imprégnés, utilisation de moustiquaires pendant les éventuelles siestes (contrairement aux anophèles vecteurs de paludisme qui piquent du crépuscule à l'aube, les aedes piquent dans la journée)

NOUVEAU CORONAVIRUS AU MOYEN ORIENT (13 Mai 2013)


Une nouvelle fièvre contagieuse s'empare des médias, à l'occasion de la survenue d'une infection au nouveau coronavirus (nCov) chez un voyageur français après un séjour à Dubaï et de sa transmission à une personne "contact". La transmission interhumaine est donc possible, même si elle est limitée, nécessitant une proximité prolongée avec un sujet malade.
Le réservoir de virus est encore inconnu, peut-être (comme pour le SRAS dû à un coronavirus voisin), des chauves-souris qui le transmettraient à un mammifère.
Il est recommandé dans les régions de circulation du virus, en dehors des précautions d'hygiène élémentaires (lavage fréquent des mains), d'éviter le contact avec des animaux malades (mais lesquels?!)
A ce jour, l'OMS confirme n'avoir mis en place aucune mesure de restriction aux voyages dans les pays et régions concernés par le risque de présence du nCov (Péninsule arabique, Iran, Irak, Syrie, Jordanie et Liban).
Rappelons que moins d'une quarantaine de cas ont été confirmés, sur place ou importés et que la majorité d'entre eux concernent des voyages dans des pays, aujourd'hui, non touristiques (Arabie saoudite, Yémen, Syrie, Irak).
La vigilance des autorités sanitaires doit permettre de limiter les risques de multiplication des cas dans les régions de circulation du virus et la vigilance des voyageurs dans les régions touristiques (Emirats Arabes Unis, Oman et Jordanie) doit permettre de limiter le nombre de cas importés

GRIPPE AVIAIRE CHEZ LES AUTRUCHES D'AFRIQUE DU SUD (avril 2013)


Après une accalmie de plusieurs mois de nouveaux cas de grippe aviaire sont signalés dans une ferme d'autruches de la région d'Oudtshoorn.
Cette ferme a été isolée et ses autruches ne peuvent être vendues. Le risque de contamination directe est donc inexistant mais un évènement vient troubler la situation: la multiplication des vols de plumes (dont on ne sait ni où ni quand elles seront vendues) et le risque de transmission de la maladie par le contact avec ces plumes si elles proviennent d'autruches malades.
Rappelons que la grippe aviaire est une maladie des voies respiratoires des volatiles, transmise par leur toux et leurs sécrétions nasales (en Asie du Sud-Est, les transmissions à l'homme surviennent souvent chez des villageois après qu'ils aient plumé des volailles malades).

MENINGITE EN ETHIOPIE (février 2013)


Comme fréquemment à cette période de l'année, une épidémie de méningite sévit dans le sud de l'Ethiopie. Il est recommandé aux voyageurs au sud d'Arba Minch, se rendant par Yabelo, Konso et Jinka vers la vallée de l'Omo de se faire vacciner.
Le vaccin, qui doit immuniser contre les souches A,C,Y,W135 (Menveo ou Nimenrix) doit être fait dans un centre de vaccinations agréé.
Une injection, sans effets secondaires, protège efficacement pendant 3 ans officiellement (5 ans vraisemblablement, quand le recul permettra de le confirmer).
Le risque, plus important pour les enfants et les adolescents, nécessite, en période épidémique, d'éviter des contacts prolongés, en particulier avec les tribus de la basse vallée de l'Omo.

FAUX CERTIFICATS DE VACCINATION FIÈVRE JAUNE EN TANZANIE (février 2013)


L'ambigüité de la Règlementation Sanitaire Internationale confrontée aux législations locales aboutit aux propositions, à l'arrivée à Dar-es-Salaam, de délivrance (moyennant finances) de faux certificats de vaccination contre la fièvre jaune.
Rappelons que la vaccination,
- n'est plus exigée pour les voyageurs arrivant d'un pays où ne sévit pas la maladie
- qu'elle peut l'être après une escale, même courte, dans un pays où la fièvre jaune est présente, même si la vaccination n'y est pas exigée (ex: stop à Addis-Abeba)
- qu'elle peut l'être à Zanzibar, pour les voyageurs en provenance de Tanzanie continentale.
Toutes ces raisons nous font la recommander (hors contre-indications médicales). Sa validité légale de 10 ans évitera d'être confronté à ces problèmes lors de voyages ultérieurs.

CULTURES SUR BRÜLIS EN THAILANDE ET AU LAOS (février 2013)


A cette période de l'année les brûlis des cultures de riz du nord de Thaïlande et du Laos peuvent entraîner sur ces régions des fumées épaisses dues à la confrontation de températures locales élevées à des vents froids venus de Chine.
Sans être dangereuses, ces fumées peuvent être incommodantes aux plans respiratoires et oculaires.
Il peut être conseillé, aux personnes fragiles, de se protéger par un masque simple imbibé de sérum physiologique et par un collyre type Dacryosérum.

BACTERIES MULTIRESISTANTES


L'apparition il y a quelques années de bactéries résistantes à la plupart des traitements, leur multiplication sur tous les continents et, en particulier en Asie et en Afrique, peuvent exposer les voyageurs à ce risque nouveau responsable de maladies initialement peu graves, qui le deviennent devant l'inefficacité des thérapeutiques.
Si la prévention collective relève essentiellement du bon usage par les médecins des traitements antibiotiques, la plus importante des mesures individuelles de protection reste le lavage des mains : lavage fréquent, prolongé (au moins 30 secondes) de préférence avec une solution hydroalcoolique, qui doit, aujourd'hui être présente dans la trousse des voyageurs.
Toute fièvre du retour doit amener à une consultation en précisant au médecin (comme pour les maladies "exotiques", le paludisme, en particulier) l'itinéraire du voyage.

DILEMME ENTRE RECOMMANDATIONS ET OBLIGATIONS DE LA VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE


L’OMS vient de publier les cartes des recommandations de la vaccination contre la fièvre jaune dans les régions à risque d’Afrique et d’Amérique latine (voir ci-dessous). Mais ces recommandations doivent être distinguées des obligations légales qui sont régies par le Règlement Sanitaire International (RSI). Prioritairement édicté pour protéger les habitants des pays hôtes, il se préoccupe moins du risque pour les voyageurs. Là est l’ambigüité qui peut exister entre la présence possible de la maladie et la non obligation vaccinale à l’arrivée. Certains pays, même si la fièvre jaune peut y sévir, n'exigent pas la vaccination pour les voyageurs arrivant directement d'Europe, d'Asie, d'Australie ou d'Amérique du Nord, mais l’exigent pour ceux qui ont récemment séjourné, même simplement transité plus de 12 heures dans un des pays infestés d'Afrique ou d'Amérique latine (en « rouge » et « hachurés » sur les cartes), même si la vaccination n'y est pas obligatoire.

L’évolution non prévisible des législations locales, la durée de 10 années de validité légale et surtout la gravité de la maladie doivent être des arguments pour recommander la vaccination, qu'elle soit obligatoire ou simplement recommandée, à tous ceux qui vont voyager dans des régions à risque (en l'absence de contre-indications, en particulier de la primo-vaccination des seniors). Les informations quant aux obligations et aux recommandations sont actualisées dans nos fiches-santé des pays concernés sur notre site web.


LA CONSULTATION MEDICALE D'ALTITUDE : POURQUOI, POUR QUI


Un lieu-commun fréquent (mais faux) fait dire qu’on va en montagne pour s’oxygéner! S’il est vrai, que l’air y est moins pollué, la pression d’oxygène de l’air ambiant diminue à mesure que l’altitude s’élève (d’un tiers à 3500 mètres, de moitié à 5500 mètres, des deux-tiers au sommet de l’Everest).

C’est cette diminution de la quantité d’oxygène disponible qui peut être la cause d’inconfort d’abord, d’accidents mineurs ensuite (mal aigu des montagnes), d’accidents graves enfin (œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude).

Le MAM peut survenir lors d’une ascension mais aussi d’une arrivée dans un aéroport ou dans une ville situés à plus de 3500 mètres (La Paz en Bolivie et Cuzco au Pérou par exemple).

La première (et, peut-être la plus importante) des mesures de prévention doit intervenir avant le départ : c’est la consultation dans un centre de médecine de montagne. C’est lors de cette consultation que seront décelées l’aptitude ou les contre-indications et prodigués les conseils qui diminueront les risques d’ incidents mineurs ou d’accidents graves, responsables de rapatriements sanitaires de plus en plus fréquents, qui pourraient être évités par une prévention bien conduite.

A qui conseiller cette consultation ?

- A ceux qui peuvent présenter un risque : pathologie connue cardiaque ou respiratoire.

- A ceux qui ont mal supporté un voyage antérieur, quelle que soit l’altitude à laquelle sont survenus les symptômes.

- A partir de 4000 mètres, à tous ceux dont il s’agit du premier séjour en haute altitude, même jeunes, même sportifs entraînés (rappelons que la survenue d’un MAM est individuelle et indépendante de l’âge et de la condition physique)

- Aux trekkeurs de « vraie » haute altitude, à partir de 5000 mètres, si le trek projeté monte plus haut que les treks antérieurs.

Qui pratique cette consultation ?

Plutôt que le médecin traitant ou le cardiologue, qui ne constateront que des contre-indications relatives, il est recommandé de consulter un spécialiste de médecine de montagne.

La consultation et, en particulier le test de résistance à l’hypoxie, qui mettant, au repos puis à l’effort, le patient en simulation d’altitude vers 5000 mètres, évalueront sa capacité à s’y adapter.

Les conseils seront alors donnés : prescription de traitement préventif (Acétazolamide), mais aussi conseils d’ascension (qui relèvent surtout de la responsabilité de l’organisateur du trek) : défaut d’acclimatation, montée trop rapide, séjour prolongé en très haute altitude, présence tout au long du trek d’un caisson hyperbare portable (et de personnes sachant l’utiliser).

Où trouver une consultation de médecine de montagne ?

Il est, bien évidemment, plus facile de consulter dans les régions de montagne (Lyon, Grenoble, Chamonix, Toulouse) mais aussi à Paris, Marseille ou Nantes.

Plutôt que d’établir une liste plus ou moins complète de ces consultations, nous nous répondrons par courriel (sante.en.voyage@voyageursdumonde.com) à ceux qui n’en auraient pas trouvé dans les CHU ou CHR de leurs régions.

Un point pratique (non négligeable) : la Sécurité Sociale prend en charge cette consultation si elle est prescrite par le médecin traitant.


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10 BONNES RAISONS DE PARTIR AVEC VOYAGEURS