Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Maroc. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Selon des chiffres officiels, chaque année au Maroc, plus de 22 000 hectares de terre cultivable disparaissent sous le sable. La désertification menace tout le pays. Selon le ministère marocain de l'environnement, l’aridité touche 93% du territoire. Longtemps, l'avancée de la désertification a été considérée comme inexorable et naturelle. On a, en moyenne, 700 kilomètres carrés de terre aride pour 1 000 kilomètres carrés. La nature ne porte cependant pas seule la responsabilité de cet état de fait. Une activité pastorale accrue, une mauvaise gestion de la terre et, surtout, des besoins croissants en tous domaines sont autant de facteurs aggravants. Depuis 2001, un plan d'action national de lutte contre la désertification a été mis en place, avec pour objectif de coordonner les efforts entrepris par les différents organes politiques, législatifs, institutionnels et privés, pour contenir l'avancée du désert. Aujourd’hui 500 000 hectares sont concernés par ces mesures. Diverses actions ont permis de stabiliser un périmètre englobant les principales agglomérations, de mettre en place des voies de communication et des réseaux d’irrigation, de développer l’arboriculture. Une politique de grands barrages est lancée, qui doit améliorer la mise en valeur des plaines et permettre l’installation d’usines hydroélectriques. L’eau est une ressource désormais insuffisante et un problème majeur. La population s’accroit alors que la quantité d’eau disponible diminue. Les populations urbaines, prioritaires, entrent en compétition avec les campagnes pour l’accès à l’eau. Si le réseau hydraulique urbain est opérationnel, on ne peut en dire autant de celui qui dessert les zones rurales. Engrais et rejets urbains et industriels polluent les nappes phréatiques. Le gouvernement marocain soutient plusieurs projets nationaux de gestion environnementale : assainissement des eaux ; dépollution du bassin de Sebou ; programme de gestion des déchets ménagers (2007-2021) ; création d´un centre de traitement des déchets dangereux. Parallèlement, amendes et peines de prison sont prévues à l´encontre des pollueurs. L´arsenal législatif déployé pour la protection de l´environnement est ambitieux et certains parlent de naissance d´une « politique verte ». Mais son efficacité dépend de son application concrète et d´une prise de conscience générale, encore embryonnaire.
Contactez un spécialiste du Maroc