Population

319 355 habitants (2008).

Langue officielle

L´islandais (« íslenska », langue germanique dérivée du norrois).

Langue parlée

L’isolement relatif, une immigration très faible et une politique linguistique volontariste ont assuré à l’Islande une grande homogénéité linguistique : 98% des Islandais parlent l’islandais. Cela ne marque aucun repli sur soi, au contraire, puisque presque tout le monde parle aussi l’anglais. Signalons deux lettres particulières à l´alphabet islandais : - þ : se prononce comme le « th » anglais de « thing » (translitération française : « th »). - ð : se prononce comme le « th » anglais » de « cloth » (translitération française : « dh »). Nous avons utilisé ces translitérations dans le présent texte.

Peuple

Le fonds Celte et Viking s’est perpétué, sans ajout notable, jusqu’à aujourd’hui. Quelques petites communautés immigrantes (2% de la population) se sont installées récemment : Polonais, Danois, Yougoslaves, Philippins, Allemands…

Réligion

L’Eglise évangélique luthérienne d’Islande a le statut d’Eglise nationale. Elle regroupe un peu plus de 80% des Islandais. Ajoutez à cela deux « Eglises libres » (Reykjavik et Hafnarfjördhur), quelques dissidents et 2,4% de catholiques. Les fidèles ne sont pas très assidus aux offices, mais gardent un attachement « culturel » à leurs Eglises. C’est un peu la même chose pour les références à la vieille religion nordique…

Fête Nationale

17 juin : anniversaire de la proclamation de la République (1944).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an (le 31 janvier est férié après midi). Fin mars - début avril : Pâques (Jeudi et Vendredi saints sont fériés, ainsi que le lundi de Pâques). 3e jeudi d´avril : Jour de l’été (« Sumardagúrinn »). Importantes festivités. 1er mai : Fête du travail. Courant mai : Jeudi de l´Ascension. 17 juin : Fête nationale. 1er week-end d´août : Fête des commerçants (les vendredi après-midi, samedi, lundi et mardi matin sont fériés ; célébrations officielles le lundi). 25 décembre : Noël (les 24 décembre après-midi, 25 et 26 sont fériés). Notons que, pour les Islandais, il existe 13 Pères Noël : ils arrivent un par un à partir du treizième jour précédant Noël et repartent de même. Parmi les autres fêtes islandaises, il faut citer : 1er dimanche de juin : Dimanche des marins (« Sjomannadgwinn ») ; en l’honneur des pêcheurs ; ce jour-là, tous les bateaux sont au port. 21 et 24 juin : Solstice d´été et Saint Jean (« Jónsmessa »). 9 octobre : Jour de Leif Ericson (qui, vers l’an mille, découvrit la côte nord-américaine). 23 décembre : Saint Thorlák (« Thorláksmessa »), patron de l´Islande.

Histoire

Les premiers habitants de l’Islande furent des moines irlandais, qui avaient trouvé là une solitude à leur mesure (VIIIe siècle). Ils furent bientôt rejoints par des Vikings norvégiens, dont les sagas nous ont gardé les noms : Ingolfur Arnarson, sa femme Hallveig Frodadottir, son demi-frère Hjörleifur Hrodmarsson… Arnarson fonde Reykjavik à la fin du IXe siècle. A cette poignée de colons, viennent rapidement s’adjoindre des familles nobles, fuyant la tyrannie du roi de Norvège, Harald « à la belle chevelure ». Ces émigrants font porter leurs bagages par des esclaves irlandais ou écossais. Les Islandais d’aujourd’hui sont issus de ces Vikings et de ces Celtes. Dès 930, les chefs de clan se réunissent, à Thingvellir, et fondent un parlement, l’Althing. Si les chefs restent maîtres chez eux, le parlement, réuni en plein air une fois l’an, établit des lois générales et rend la justice. Les 39 comtés islandais vivront ainsi pendant trois siècles. En l’an mil, l’Althing adopte le christianisme ; un premier évêché est établi à Skalholt en 1056. La vielle religion nordique imprégnera les âmes longtemps encore. L’esclavage est aboli au début du XIIe siècle. Le commerce prospère. L’Islande connait alors une belle efflorescence littéraire. Citons, parmi d’autres, l’Islendingabok (le Livre des Islandais) d’Ari Thorgilsson, le Landnamabok (le Livre de la colonisation) ou le Heimskringla (Histoire des rois de Norvège), de Snorri Sturluson (1179-1241). Mais cet « âge de la paix » touche à sa fin. Au XIIIe siècle, l’Althing ne parvient plus à contrôler les rivalités entre clans. En 1262, il est décidé de se soumettre au roi de Norvège, Haakon IV. C’est une nouveauté pour l’Islande. Elle est sanctionnée par le « Vieux Pacte ». Hélas, l’autonomie que prévoit celui-ci n’est pas respectée. L’Althing devient une simple chambre d’enregistrement des décisions norvégiennes. La nature n’est pas plus clémente, les éruptions du volcan Hekla, de nombreuses épidémies, éprouvent la population de l’île, qui s’appauvrit. Elle est tombée dans la misère, lorsqu’en 1380 elle passe sous domination danoise (en même temps que la Norvège). La nouvelle donne n’arrangera rien. Au début du XVe siècle, la peste noire tue les deux tiers de la population. Au cours du premier XVIe siècle, Christian III de Danemark impose le luthéranisme. La résistance catholique s’éteint en 1550, avec l’exécution du dernier évêque, Jon Arason. En 1602, Christian IV, lui, s’attaque à l’économie de l’île : elle n’aura plus désormais qu’un seul partenaire commercial, le Danemark. Au profit du Danemark. A la fin du siècle, l’Althing n’est plus qu’un tribunal provincial. Et le XVIIIe siècle déroule une longue liste de malheurs : 1707-1709, la variole emporte le tiers de la population ; les éruptions volcaniques se succèdent, celle du Lakagigar, en 1783, est meurtrière ; la terre tremble l’année suivante… En 1801, l’Althing est supprimé. Il sera restauré, comme chambre consultative, en 1834, pour calmer les ardeurs nationalistes du mouvement que dirige Jon Sigurdhsson. Comme partout le nationalisme romantique est à l’œuvre. Le combat de Sigurdhsson trouve de plus en plus d’échos. En 1854, le Danemark renonce au monopole économique. En 1870, l’Association des patriotes islandais est fondée. En 1874, Christian IX accorde une constitution à l’Islande. L’Althing retrouve son rôle d’assemblée législative. Malgré ces succès politiques, la situation économique, entre 1880 et 1914, contraint beaucoup d’Islandais à émigrer. En 1904, l’Islande obtient l’autonomie interne : elle sera dirigée par un premier ministre du cru, Hannes Hafstein (1861-1922). Les femmes obtiennent le droit de vote (1908, pour les élections locales, 1915, pour les législatives). Le développement politique, économique et social est à l’ordre du jour. L’Islande rattrape le temps perdu ; elle se dote de routes, de barrages hydroélectriques, d’une université (1911)… En 1918, le Danemark la reconnait comme Etat souverain, dont le roi de Danemark demeure toutefois le monarque. En 1940, la neutralité islandaise ne pèse pas lourd face à la guerre. Les Anglais y installent une base, qui passe aux Américains l’année suivante. En 1942, l’Althing vote la séparation totale d’avec le Danemark, alors occupé par l’Allemagne. Décision confirmée par referendum deux ans plus tard ; le 17 juin 1944, la République islandaise voit le jour. Elle adhère à l’ONU en 1946, à l’OCDE en 1947 et au Conseil de l’Europe en 1950. Membre fondateur de l’OTAN, l’Islande accepte, en 1951, l’installation de 5 000 soldats américains sur la base de Keflavik. L’US Army restera sur place pendant toute la Guerre froide, malgré la demande de retrait islandaise de 1956. Les dernières unités quitteront la base en 2006. Second front : pendant près de 20 ans (1958-1976) la « guerre de la morue », pour le contrôle des zones de pêche dans l’Atlantique nord, va empoisonner les relations entre l’Islande et la Grande-Bretagne. Les Islandais auront, finalement, gain de cause. L’économie tourne rond. Le gratin de la politique mondiale se rencontre à Reykjavik : Pompidou et Nixon (1973), Reagan et Gorbatchev (1986)… En 1980, le pays élit, pour la première fois en Europe, une femme à la présidence, madame Vigdis Finnbogadottir. Si elle n’a pas souhaité intégrer l’Union Européenne, l’Islande est membre de l’EEE (Espace économique européen) depuis 1994, et a rejoint l’espace Schengen en 2001.

Politique

L´Islande est une république constitutionnelle. Le président est élu au suffrage universel, pour un mandat de 4 ans renouvelable. Sa fonction est surtout honorifique. Le pouvoir exécutif est détenu par le premier ministre (nommé par le président) et son gouvernement. Le pouvoir législatif l’est par le parlement (l’Althing) : 63 membres élus au suffrage universel pour 4 ans. Créé en 930, l´Althing est le plus vieux parlement du monde. Relevons, d’autre part, que l´Islande ne dispose d’aucune force armée, hormis 130 garde-côtes.

Célébrité

Vigdís Finnbogadóttir (née en 1930) : présidente de l’Islande de 1980 à 1996. Elle est le symbole de l’ouverture aux femmes de la vie politique islandaise. Elle pourrait l’être également de l’ouverture au monde de son pays : de ses études en France et au Danemark à son rôle d’ambassadrice de l’Unesco, elle n’a cessé d’élargir ses horizons. Linda Petursdottir (née en 1970). Si mademoiselle Petrusdottir est jolie, très jolie, et blonde, et fut sacrée miss Monde en 1988, elle est aussi intelligente et capable : la société Badhusid (spa et remise en forme) qu’elle a fondé en 1994, marche très bien. Björk Gudhmundsdottir (née en 1965). Björk est, sans aucun doute, l’un des personnages les plus inventifs et attachants de la scène pop internationale. Artiste désormais planétaire, sa musique reste pourtant ancrée dans les contrastes de sa terre natale. Jon Sigurdhsson (1811-1879) : historien et homme politique, il fut la tête et l’âme du mouvement pour l’indépendance de l’Islande. En hommage à ce rôle de père de la nation, la République fut proclamée le jour de son anniversaire (17 juin). Olafur Stefansson (né en 1973) joue au handball. Il a tout gagné en club (du Valur Reykjavik au BM Ciudad Real, en passant par le SC Magdebourg). Avec son équipe nationale, il a échoué en finale des JO 2008, contre la France. On ne lui en tiendra pas rigueur. Jon Arason (1484-1550), évêque catholique et poète. Ce prêtre à la nombreuse progéniture et aux motivations obscures, a mené le combat catholique contre le luthérien Christian III de Danemark. Il demeure, pour les Islandais, un personnage légendaire, mêlant poésie, idée nationale et non-conformisme religieux. Halldor Gudhjonsson (1902-1998), Halldor Kiljan Laxness, a épousé l’histoire et les tourments de son siècle (catholicisme social, communisme, mélancolie) et en a donné, dans une soixantaine de livres (dont le fameux La cloche d’Islande), une version islandaise. Son œuvre a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 1955.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. En Islande, dans les hôtels, les restaurants, les bars, le service est compris ; vous pouvez néanmoins manifester votre satisfaction en laissant quelque chose au personnel… Pour les chauffeurs, nous vous conseillons de 1,5 à 3 euros par jour et par personne (de 2 à 4 euros pour les guides). On dîne tôt, vers 19h00. Si vous avez opté pour une demi-pension, soyez à votre hôtel, ou à votre gîte, à 19h00 au plus tard ; en cas de retard, téléphonez pour prévenir. Passé 20h30, il devient difficile de trouver un restaurant qui accepte de vous servir… Si vous êtes invité chez des Islandais, il convient d´enlever vos chaussures avant de pénétrer dans la maison (même chose dans certains magasins ou lieux publics). Que ce soit en famille ou à l´extérieur, l’égalité homme-femme est chose acquise et intégrée aux comportements ; cela vous surprendra peut-être… Vous êtes sur une terre profondément imprégnée des croyances ancestrales héritées des Vikings, alors, si votre interlocuteur aborde ce sujet, laissez-vous guider parmi les trolls, les elfes, les géants… Notons enfin que la piscine est l´un des lieux de rencontre favori des Islandais. La plupart des bassins sont extérieurs, mais ils sont très bien chauffés : 29°C en général, avec des hot spots (« points chauds ») atteignant 40°C. Aller à la piscine fait partie de la vie quotidienne. N´hésitez pas à imiter les Islandais. Deux sites font partie de la vie quotidienne des Islandais. Pour la météo : www.vedur.is/ Pour l’état des routes et des pistes : www.vegagerdin.is/english/road-conditions-and-weather/

Achat

La spécialité islandaise est, sans conteste, la laine. On trouvera de la laine à tricoter de haute qualité et toutes sortes de lainages. Les chandails, de fabrication artisanale, dont le motif jacquard circulaire est caractéristique de l´Islande, font de confortables souvenirs. Si l´île est également célèbre pour ses céramiques, on constatera que les Islandais savent travailler des matériaux nombreux, dont le bois, les peaux (y compris les peaux de poisson), le verre, les pierres, la lave…

Cuisine

A la cuisine islandaise, la mer fournit une grande variété d’ingrédients ; la terre fournit le mouton et les pommes de terre. Et, tous les jours, la restauration rapide fournit aux Islandais pizzas et hamburgers. Certaines recettes traditionnelles ont de quoi dérouter les papilles. C’est le cas du hakarl, viande de requin vieillie plusieurs mois : ça a une odeur d’ammoniac et un goût de munster oublié (on fait passer avec un verre d’alcool). Mis en bouche, les audacieux goûteront au thorramatur, repas traditionnel viking, constitué de viande, de testicules et de têtes de mouton, de gras de baleine, de saucisses de foie, de requin faisandé, de haddock séché, de pain noir, etc. Servi en hiver, lors de la fête de Thorrablot. Sumatur, n’est pas sans intérêt : mouton (ou baleine) bouilli, conservé dans de l’acide lactique. Plus faciles d’accès sont : - le « hangikjöt », mouton fumé, que l´on mange chaud ou froid, souvent sur des « flatbraudh » (galettes de seigle cuites sous la cendre) ; - le « blódhmör », boudin de mouton ; - le « bjúgu », saucisse de mouton (que l’on mange bouillie) ; - le « lundi », macareux ; - le « hardhfiskur », poisson séché (morue, églefin, loup de mer), dont le goût est moins fort que l´odeur ; - le « kaviar », préparation à base d´œufs de poisson, que l´on tartine sur du pain ; - les poissons : « lax » (saumon, frais, fumé ou mariné), « silungur » (truite), « thorskur » (morue), « síld » (hareng)... Côté douceurs, l´une des grandes spécialités islandaises est le « skyr », fromage blanc très épais, que l´on mélange avec du lait (ou de la crème fraîche) et du sucre. Il existe parfumé aux fruits. Quand aux pâtisseries islandaises, elles sont souvent excellentes. Aujourd’hui de nombreux chefs islandais ont su mettre une technique contemporaine au service des produits traditionnels ; cela donne une cuisine juste et originale (mais chère).

Boisson

L´eau est potable dans toute l´Islande et elle est l’une des plus pures au monde. On trouve de nombreuses marques d’eau minérale (plate ou gazeuse). On trouve également toutes les boissons internationales sans alcool ; mais aussi du café, du thé ou du chocolat (souvent, seule la première tasse est payante). Les boissons alcoolisées sont hors de prix et en vente dans les magasins du monopole d´Etat (Vinbud) uniquement. Avec une eau de si belle qualité, on fait de bonnes bières (blondes, légères et servies dans les verres de 50 cl). Côté alcools forts, s´il existe de la (bonne) vodka et de l´aquavit islandais, la véritable spécialité nationale est le brennivín, appelé également « mort noire », un alcool de pomme de terre aromatisé au carvi.

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