Capitale

Reykjavik.

PIB

Evalué à 29 852 dollars US par habitant fin 2008, compte tenu de l’impact de la crise financière sur l’économie islandaise (France, 36 614 dollars US).

Point culminant

Le Hvannadalshnúkur, 2 119 mètres (volcan Öraefajökull).

Superficie

102 928 km², soit environ 0,2 fois la France.

Climat

En dépit de sa situation à la limite du cercle polaire arctique, l´Islande n´est pas le pays glacé qu´on imagine parfois. L´île bénéficie en effet de l´influence du Gulf Stream, qui baigne ses côtes sud, ouest et nord-ouest, donnant au pays un climat océanique tempéré (hivers relativement doux et étés frais). A Reykjavík, les températures moyennes sont comprises entre 0°C, en janvier, et 12°C, en juillet. En hiver, elles sont légèrement plus basses au nord-est et à l´est, courant polaire du Groenland oblige. En fait, seul l´intérieur des terres connaît des températures vraiment basses, qui peuvent descendre sous -15°C. Les pluies sont plus abondantes au sud qu´au nord. Quant aux vents, ils sont très fréquents et parfois violents. Ces quelques généralités ne peuvent toutefois rendre compte de la réalité de la météorologie islandaise, dont la principale caractéristique est ´instabilité. Celle-ci provoque des commentaires du type : « Si vous n'aimez pas le temps qu'il fait, attendez une minute… ». L’Islande ne connait pas la longue nuit polaire. Décembre, janvier et la première quinzaine de février ont peu de jour (de 10h00 à 16h00 environ), mais, en revanche, de mai à mi-août le jour est quasi-permanent. Juin a de belles luminosités et un jour permanent. La saison des aurores boréales commence en septembre-octobre, pour culminer en décembre et janvier. Le site www.vedur.is donne tous les jours des informations détaillées sur la situation météorologique, mais aussi sur l’activité sismique, le niveau des rivières… (en islandais et en anglais).

Géographie

L’Islande doit son caractère volcanique à sa situation sur la dorsale médio-atlantique (chaîne volcanique sous-marine située entre les plaques tectoniques eurasienne et américaine et dont l’île est une partie émergée). Soumis à ce travail des profondeurs, le pays connait donc une activité sismique et volcanique intense. Les volcans Hekla, Askja, la zone du Krafla, ainsi que de nombreux volcans sous-glaciaires (dont le Grimvötn, situé sous le glacier Vatnajökull) sont particulièrement surveillés. Les éruptions, provoquant la fonte des glaces, peuvent être à l’origine d’immenses inondations (Grimvötn en 1996, par exemple). La lave émise par les éruptions prend, en refroidissant, des teintes et des formes variées, qui sont l’un des charmes des paysages volcaniques. Les champs de lave couvrent plus de 10% du territoire. Au volcanisme, on ajoutera les phénomènes géothermiques. L’utilisation de l’eau chaude naturelle pour le chauffage urbain peut paraitre prosaïque ; les geysers, les fumeroles, les solfatares (vapeurs sulfureuses), les sources ou les mares de boue chaudes, le sont beaucoup moins… Pays de feu, mais également pays de glace. Avec 8 300 km², le Vatnajökull est le plus vaste glacier d’Europe. Après lui viennent le Langjökull (950 km²), le Hofsjökull (932 km²) et le Myrdalsjökull (600 km²). Le Snaefellsjökull, dans l’ouest, ne couvre que 11 km² ; c’est pourtant un glacier célèbre : les héros de Jules Verne partirent de là pour leur voyage au centre de la terre. Les cours d’eau sont, évidemment, nombreux, mais leur régime est irrégulier, dépendant qu’il est de la fonte des glaces. On a pu, néanmoins, leur faire porter des barrages hydroélectriques puissants. Lacs, cascades, chutes d’eau, marquent encore les paysages islandais. Gullfoss et Godafoss, sont les chutes splendides ; le lac Myvatn (38 km², 4 à 5 mètres de profondeur) est renommé pour son avifaune. Les côtes islandaises sont très festonnées. Dans le nord-ouest, les glaces ont creusé d’innombrables fjords, souvent escarpés et spectaculaires. La côte sud-ouest est plus plane ; elle recueille l’essentiel de la population (région de Reykjavik). L’intérieur du pays est occupé par un haut plateau, l’Odadhahraun, constitué de champs de lave et de déserts minéraux, formant des paysages étranges et fascinants. Cette région, quasiment inhabitée, n’est desservie que par quelques pistes. L’Islande possède de nombreuses îles, dont l’archipel des Vestmann (Vestmannaeyjar), au sud, et l’île de Grimsey, à l’extrême nord, sur le cercle polaire.

Economie

En 2007, le revenu par habitant classait au 5e rang mondial un pays qui affichait, en outre, 5% de croissance, un chômage faible (2,3%) et des finances publiques excédentaires. Cette économie florissante s’appuyait sur la pêche (hareng, morue, capelan, saumon, crustacés…), 50% du montant des exportations, et sur une industrie moderne et diversifiée (aluminium, biotechnologies, informatique…). La géothermie fournissait de l’énergie et le tourisme faisait l’appoint. Mais ces succès dépendaient, pour une bonne part, de la stabilité des marchés financiers. Les banques islandaises finançaient leur croissance avec des emprunts interbancaires et des dépôts à l’étranger ; la dette extérieure était considérable et l’endettement des ménages aussi. En conséquence de quoi, la crise de 2008 a durement frappé l’Islande. Cependant, les piliers de l’économie (pêche, technologies, énergie, tourisme) demeurent solides et doivent permettre de faire redémarrer la machine. Les prêts du FMI (2,1 milliards de dollars) et des pays nordiques (2,5 milliards de dollars) semblent confirmer le diagnostic.

Faune & Flore

La forêt islandaise a pratiquement disparu ; aujourd’hui elle ne couvre plus que 2% du territoire : conifères, bouleaux torses, sorbiers, trembles… De vastes landes ont pris sa place, où abondent bouleaux nains, bruyères, airelles, osiers, myrtilles. Mousses et lichens, quant à eux, colonisent les champs de lave. Les zones humides sont le domaine des roseaux, des joncs, des laîches et linaigrettes. De belles prairies couvrent 20% des terres. Au printemps, les fleurs éclosent partout : gentianes, véroniques, campanules, armérias, silènes, thym arctique, épilobes arctiques, pavots d’Islande. Et puis le lupin, symbole du pays. Pour la faune, les oiseaux dominent largement : 73 espèces régulières (200, si l’on prend en compte les « oiseaux de passage »). Fous de Bassan, macareux, sternes arctiques, pygargues, faucons, fulmars, guillemots, pétrels, goélands, cormorans sont communs. Les ornithologues se rendront dans la réserve de Flatey, une île située au nord-ouest, dans le Breidhafjördhur, ou dans celle de Dyrholaey, près de Vik, à l’extrême sud. Le lac Myvatn abrite la plus grande variété de canards de la planète (cygnes sauvages, oies cendrées, fuligules, eiders à duvet, arlequins plongeurs…). Les eaux islandaises sont généreuses et ont permis le développement d’une pêche de premier rang. Lacs et rivières ne sont pas moins riches : saumon, truite, épinoche, omble, anguille… 2 espèces de phoques (gris et veau marin) et 17 espèces de cétacés, dont des baleines (dont l’Islande est un bon observatoire), font une belle palette de mammifères marins. Les terrestres sont moins bien lotis : seul le renard polaire est endémique. Les autres ont été introduits par l’homme : moutons, chevaux, rennes, visons et divers rongeurs. On ne trouve ni reptiles, ni amphibiens. Une bonne nouvelle pour finir : les moustiques islandais ne piquent pas !

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