Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Indonésie. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. Dans tous les cas, avant de partir, on éliminera, autant que faire se peut, les emballages des produits que l’on emporte (et on choisira ceux-ci éco-compatibles). On respectera les systèmes de collecte des déchets, quand ils existent. - La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. L’Indonésie, qui possède la deuxième forêt tropicale du monde après le Brésil, connait une déforestation dramatique : près de deux millions d’hectares de forêt disparaissent chaque année. D’ici 15 à 20 ans, certaines îles pourraient avoir perdu tout couvert forestier. Et les exploitants illégaux poursuivent leurs opérations en toute impunité. Le teck est l’objet d’un trafic particulièrement intense. On peut ajouter à cela la réduction des surfaces de rizière que provoque une construction immobilière peu contrôlée. Dans certaines zones, l’industrie du tourisme capte à son profit les ressources en eau et en électricité. Dans les grandes villes, la situation environnementale n’est pas brillante non plus. La pollution au plomb atteint le niveau préoccupant de 1,3 microgramme par mètre-cube d’air. Le maximum recommandé par l’OMS se situant entre 0,5 et 1 microgramme. Le gouvernement indonésien a donc été mis en garde contre l’augmentation de la pollution à Jakarta et averti de ses effets négatifs sur la santé. Si cette pollution est en partie d’origine industrielle et provient aussi de l’incinération des déchets domestiques, elle est surtout provoquée par les gaz d’échappement, responsables de 60% à 70% des rejets de plomb. Les autorités estiment que les trois-quarts des véhicules ne respectent pas les normes d’émission. La situation de surchauffe automobile étant l’une des conséquences des carences des transports publics. Pour faire face aux besoins croissants en énergie, le gouvernement envisage de faire construire quatre centrales nucléaires d’ici 2025 (la première serait opérationnelle en 2016). Mais, les deux grands défis environnementaux auxquels est confrontée l’Indonésie sont la gestion de l’eau (stockage, distribution, pollution…) et des déchets, des plastiques en tout premier lieu. L’administration indonésienne et de nombreuses associations et ONG ont engagé des actions dans tout le pays. A Bali, par exemple, les autorités sont à l’origine des programmes Bali Green and Clean in 2013 et Green Bali ; les associations Peduli Alam, Bali Focus, Eco-Bali Recycling travaillent également de façon efficace.

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