Capitale

Port-Louis.

PIB

En 2008, 5 200 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Piton de la Petite Rivière Noire, 828 mètres.

Superficie

1 860 km², soit 0,2 fois la Corse environ.

Climat

Le climat de l’île est celui des régions tropicales de l’hémisphère sud, avec deux saisons inversées par rapport à l’hémisphère nord. De novembre à avril, l’été austral est humide et chaud (22° la nuit, 30° et plus le jour, avec de fortes précipitations et un taux d’humidité de 80%). L’hiver (de mai à octobre), moins chaud (17° la nuit et 24° le jour) et moins arrosé, est une saison beaucoup appréciée des Mauriciens. L’île étant soumise au régime des alizés, la chaleur y est rarement étouffante. Période cyclonique de janvier à mars, toutefois la probabilité que le territoire soit touché directement par un cyclone est faible.

Géographie

L’île Maurice est située à 220 km à l’est de La Réunion, dans l’archipel des Mascareignes. L’Etat mauricien comprend, outre Maurice, l’île de Rodrigues et les archipels de Cargados Carajos (Saint-Brandon) et d’Agaléga. Maurice mesure 65 km dans sa plus grande longueur, 48 dans sa plus grande largeur et dispose de 330 km de côtes (dont 100 km de plages). Comme l’ensemble de l’archipel, elle est d’origine volcanique. C’est pour l’essentiel un plateau, d’une altitude moyenne de 500 m environ, au bord duquel s’élèvent des chaînes montagneuses modestes et discontinues, aux formes parfois insolites : Moka, autour de Port-Louis, la chaîne de la Rivière Noire, au sud-ouest, et la montagne Bambous au-dessus de Vieux-Grand-Port. Ces formations surplombent de minces plaines côtières. L’île est entourée par une barrière de corail, qui protège de riches lagons.

Economie

Les trois secteurs traditionnels de l’économie mauricienne connaissent des fortunes diverses. Le tourisme se développe avec dynamisme ; l’industrie sucrière (630 000 tonnes annuelles) est en cours de restructuration (baisse récente des prix garantis par l’UE) ; le textile souffre, confronté à de nouvelles concurrences et à l’augmentation de ses coûts de production. Face à cette situation contrastée et à la montée du chômage, le gouvernement entend favoriser le développement des technologies liées à l’information (cyber-cité d’Ebène), ou la production pharmaceutique, ou encore le traitement des ressources marines. Tout cela en étant, pour le moment, au stade des investissements. Pour accompagner le tourisme, la suppression progressive des droits de douane cherche à faire de l’île un « paradis du shopping ». Structure du PIB (2007) : agriculture, 5,5% ; industrie, 25,2% ; services, 69,2%.

Faune & Flore

Des arbres et de grandes plantes : casuarinas et filaos (Casuarina equisetifolia) sont caractéristiques, tout comme le sont les banyans et les arbres du voyageur (Ravenala madagascariensis). On peut ajouter le badamier, le cocotier, le takamaka ou le vacoa. Des fleurs : jacarandas, allamandas, frangipaniers, bougainvilliers, hibiscus, flamboyants… Des fruits : noix de coco, goyaves et papayes, mangues, corossol, litchis, caramboles… Les oiseaux endémiques ont été éliminés, ou presque ; parmi les rescapés, citons le Pigeon rose, le Merle cuisinier (ou Echenilleur de Maurice) ou le Foudi de Maurice. Le cardinal de Madagascar ou le zozo manioc (Zosterops borbonicus) ont été introduits. Les oiseaux marins, eux, abondent : albatros (hurleur, fuligineux…), fous (masqué, à pieds rouges…), Frégate ariel, phaétons (à bec jaune, à brins rouges), puffins (à pieds pâles, d’Audubon, fouquet), sternes (naine, pierregarin, voyageuse…), etc. Un seul mammifère endémique, mais il a des ailes : la Roussette noire. Mangoustes, lièvres, cochons ont débarqué avec les marins. Des reptiles (non venimeux), beaucoup d’insectes et de papillons. Dans le lagon, poissons-perroquets, poissons-trompettes, poissons-empereurs… Un enchantement multicolore. Très nombreux coquillages. Le Dodo ou Dronte de Maurice (Raphus cucullatus) est l’emblème de Maurice, mais aussi un symbole de la désinvolture des hommes à l’égard de la nature. Cet oiseau coureur pataud a été exterminé en quelques décennies par une poignée de colons, leurs chiens, leurs cochons et leurs rats. Pour une viande qui, en plus, ne valait rien…

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