Ile Maurice

Découverte de l’île Maurice

Découverte de l’île Maurice

Elle est, comme toutes les îles, un laboratoire humain mais plus encore un heureux melting-pot où le mélange des peaux et des religions se fond en un sourire quasi labellisé, le fameux sourire mauricien…  Ajoutez un climat idéal et des lagons tempérés : l'île métisse est une île de délices.

 

Il y a une dizaine d’heures à peine, l’humidité hivernale vous transperçait les os et voici que des flopées d’oiseaux exotiques, petits chefs-d’œuvre multicolores, se pourchassent à travers le lobby. Blanche la lumière, opaline la mer, vermillon les flamboyants. Séga et piaillements en bande-son. Vous venez d'atterrir au beau milieu de l’océan Indien,  à près de 1 500 kilomètres à l'est des côtes africaines - archipel des Mascareignes, quel joli nom - mais vous ne vous sentez pas perdu pour autant, plutôt gagné par un doux sentiment de sécurité…  Déjà contaminé par l’heureux caractère ambiant. 

©Frank Heuer/LAIF-REA

L'Île Maurice a tout bon : économie prospère, climat clément, stabilité politique et aucune maladie tropicale ! Tant de douceur dans ce monde de brutes.  Si elle a gardé gravées, dans son architecture, les traces de ses aventures coloniales, c'est le melting-pot qui vous saute aux yeux, à peine débarqué.  L’histoire, jamais avare de rebondissements, a saupoudrée cette ancienne "Isle de France» de toutes les couleurs de peau. Chinois, Malgaches, Kéralais, Sri-lankais, Tamoules, Ethiopiens ou Européens… Un mélange sucré-salé, méli-mélo mais toujours pacifique.

 

QUATRE CÔTES, UN FIL D'ARIANE

Tous les chemins sont bons lorsque vient l'envie d'explorer ce monde bigarré. Il y a les adeptes du nord, très vivant  autour de Grand Baie, le Saint-Tropez mauricien ; les inconditionnels du sud, plus authentique, plus minéral ;  ceux qui préfèrent la côte sauvage de l'est, balayée par les alizés et bordée d'un lagon éblouissant ; enfin il y a les addicts de l’ouest, plus préservé du tourisme avec ses petits villages de pêcheurs.

©Benedicte Kurzen/The New York Times-REDUX-REA

Sortir des sentiers battus, à Maurice, signifie quitter la côte, emprunter les chemins de traverse pour se faufiler entre champs de canne à sucre et cimetières de charme fleuris de bougainvilliers, chapelets de villages multicolores et paysages lunaires constellés de roches volcaniques. S’enfoncer dans la Plaine Champagne, perdre la tête dans les mille couleurs des dunes de Chamarel, se baigner dans les chutes de Tamarin, s'immerger dans le décor verdoyant du Black River Gorges National Park, sillonner la vallée de Ferney, visiter les plantations de thé sur les hauts plateaux, ou tester son swing tropical sur l'un des spectaculaires parcours… Tout est bon pour suivre, au fil des routes,  les camions pétaradants, ébouriffés de feuilles, jusqu'à ces fabriques fumantes, dignes des «Temps modernes», où les machines broient la canne en une mélasse tiède pour recracher en jet continu le sucre roux si parfumé… Souvent une petite boutique permet de rapporter à la maison ce muscovado couleur caramel.

 

MALLS ET MARCHÉS

L'île n'a pas été pour rien l'un des principaux comptoirs de la Compagnie des Indes. Elle a poussé aujourd'hui son sens du commerce jusqu'à semer du nord au sud d'énormes shopping centers qui n’ont rien à envier aux temples du retail américains ou dubaïotes. Plutôt arpenter les marchés. Y déambuler le matin en se régalant de samoussas, petits gâteaux pimentés, et se laisser bercer par les couleurs dégoulinant jusqu'aux trottoirs. A Port-Louis, le plus populaire, mais aussi à Flic-en-Flac ou à Mahébourg, les étals parfumés d’herbes, de tisanes et d’épices sont le reflet de l’influence multiculturelle sur la cuisine.

©Solis Indian Ocean 

 

PREFERER LA VAGUE

Chargés comme des rois mages, il ne reste plus qu'à se faufiler sur les charmantes routes côtières, entre sable et mangrove, pour regagner les plages-paradis où les palaces brillent de tous leurs feux. A Maurice, vos pas vous ramènent toujours vers ces lagons aux eaux tièdes protégés des assauts de l'océan par la barrière de corail. S’essayer au catamaran, se balader en kayak, plonger, pêcher le marlin, aller nager avec les cachalots qui viennent en hiver chasser le poulpe entre Port Louis et le Morne... Puis le soir venu, s'offrir des promenades à pas léger sur le front de mer à l'heure où le soleil tombe d'un coup dans la mer avant de s'autoriser ces boissons ambrées si douces et si traîtres ou de succomber aux parfums de l'extraordinaire cuisine mauricienne, une cuisine au carrefour des mondes, à son image.

Le Morne Brabant - ©Fotolia

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