Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Espagne. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. L'Espagne a été l'un des premiers pays européens à créer des parcs nationaux (parc national de la Montaña de Covadonga, 22 juillet 1918). A présent, la Red de Parques Nacionales, constituée de 14 parcs, est un système intégré de protection et de gestion des espaces les plus importants du patrimoine naturel espagnol. La protection des écosystèmes pyrénéens est l’objet d’une attention toute particulière (les zones protégées y sont nombreuses). Malgré cette tradition « écolo », la situation environnementale du pays est aujourd’hui préoccupante. Les émissions de gaz à effet de serre auraient augmenté de près de 53% par rapport à 1990, année référence du protocole de Kyoto. Un chiffre catastrophique, lorsqu’on sait qu’à cette date, l’Espagne s’était engagée à réduire de 5,2% ses émissions de gaz avant 2012. D´après un rapport officiel, le pari semble perdu. Malgré les promesses, les émissions ne cessent d´augmenter. La sanction financière risque d´être lourde : pour respecter le cadre de l'accord, l’Espagne devra acheter près de 3,5 milliards d'euro de droits d'émission dans les cinq prochaines années. En 2006, le ministère de l´environnement a donc mis en œuvre un plan important, visant à contraindre un millier d’entreprises à se mettre en conformité avec les normes imposées par le protocole de Kyoto. L'Espagne espère ainsi réduire ses émissions de gaz de 0,4%. Le pays se tourne aussi vers des sources d’énergie alternatives. En 2007, Séville a inauguré la première centrale solaire à concentration, destinée à l'exploitation commerciale en Europe. Si le quart de l’électricité est d’origine nucléaire, les énergies renouvelables (notamment éolienne et hydraulique) sont mises à contribution. En Navarre ou en Andalousie, les éoliennes font partie du paysage. Début 2009, l’Espagne a reçu plusieurs avertissements de la Commission européenne. Un premier pour avoir enfreint la législation communautaire concernant le traitement et l’élimination des déchets industriels. Par exemple, durant des 40 dernières années, 120 millions de tonnes de phosphogypse, venant d’une usine d’engrais, ont été entreposées près du fleuve Tinto (sud-ouest du pays), sans qu’elles reçoivent jamais un traitement adéquat. Un second avertissement touchait à la protection des espèces. L’ouverture de l’extension de l’aéroport de Barajas a empiété sur une zone naturelle du réseau « Natura 2000 », de plus d’un millier d’hectares. Cette zone a été mise en place pour protéger 36 espèces d’oiseaux et différents biotopes ; elle constitue un corridor écologique entre le nord et le sud de Madrid.

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