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Pas morte la Movida !

Pas morte la Movida ! Elle est toujours lovée à Madrid, capitale exubérante en pleine mutation. A la tombée du jour, il faut se joindre aux Madrilènes qui sortent du bureau pour tapéar (partager des tapas). Plus qu’un rituel, c’est la soirée qui commence. Une volée d’anchois marinés et quelques verres de vins avant d’aller dîner vers vingt-deux heures trente puis de commencer vers minuit une tournée des clubs qui s’achèvera à l’aube autour d’un bon chocolat bien épais et de quelques churros. Cette vitalité communicative ne doit pas empêcher dans la journée de s’offrir une tournée des musées et des galeries. La movida, ça se mérite.
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Revenir à Barcelone

Revenir à Barcelone, en dehors des circuits touristiques cette fois. On croyait la connaître, mais la capitale catalane est pleine de surprises et de nouveaux quartiers qui font le buzz. Celui de Gràcia, le préféré des étudiants, l’Eixample avec son marché aux livres ou encore Sant Antoni, avec son célèbre « mercat », à l'extrémité sud-ouest du Raval. Ce marché couvert ressemble à celui de La Boqueria, les touristes en moins. S’offrir quelques petits plats sur le pouce entre les étals, avant de partir à la découverte de Sants, autre secteur qui monte, ou encore celui de Born avec ses luthiers et ses petits designers. S’offrir une « chambre avec vue » : Baroque à la casa Fuster ou futuriste au W ? Qu’importe, les deux ont une sublime piscine sur le toit.
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Goûter la dolce vita de Valence

Goûter la dolce vita de Valence. Dans la vieille ville, en allant s’acheter une paire de vraies espadrilles chez Monzon, faire une halte pour s’offrir une « horchata » bien glacée (boisson au goût d’amande) en grignotant un « farton » - brioche à la fleur d’oranger. Louer un vélib’ pour remonter nez au vent les jardins de la Turia avant d’aller s’asseoir devant la Cité des Arts et des Sciences pour admirer les courbes et les déliés de l’architecte Santiago Calatrava. Le soir, céder au plaisir d’une paëlla bien grillée avant de regagner à pied son havre de charme, le Palau de la Mar. Il fait si doux ici, même en plein hiver…
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Savourer le meilleur Bellota du monde

Savourer le meilleur Bellota du monde. Le village s’appelle Guijuelo. Il est situé à 60 km au Sud de Salamanque, blotti entre la Sierra de Gata et la Sierra de Gredos. Au cœur de cette région au climat rude, les jambons s’affinent très lentement en développant des arômes presque sucrés… Dans le paisible petit village, le pata negra est comme une religion. Il suffit d’entrer dans n’importe quelle charcuterie et de demander au « cortador » de couper une fine tranche de jambon ibérique avec son long couteau souple, puis de laisser la viande pourpre fondre sur la langue pour atteindre le 7ème ciel. Même si l’alibi culturel était de visiter la somptueuse université de Salamanque, l’expérience gustative vaut largement le détour.
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Respirer les orangers en fleurs à Grenade

Respirer les orangers en fleurs à Grenade. Solidement ancrée dans son passé arabe, Grenade étourdit le voyageur de parfums et de couleurs. Elle doit se visiter lentement pour savourer pleinement l’ombre des rues et l’ardeur des regards. Impossible de ne pas commencer par les jardins de L'Alhambra, dont les orangers et les arbustes dégagent cette odeur dense, presque orientale. Au fil des ruelles pentues du vieux Albayzin, des contreforts troglodytiques du Sacromonte, du palais de Charles-Quint, l’envoûtement monte, irrésistible. Rester dans le centre historique et dans l’ambiance pour dormir au Palacio de Santa Paula, splendide restauration d’un ancien couvent.

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