Population

33 441 277 habitants (2008).

Langue officielle

Deux langues officielles : l’anglais et le français. Le Québec est la plus francophone des Provinces canadiennes, mais on parle aussi beaucoup français au Nouveau-Brunswick, dans l’est et le nord de l’Ontario et dans le sud du Manitoba.

Langue parlée

L’anglais est officiel et véhiculaire. Les diverses communautés immigrées conservent en général une pratique intermittente de leur langue. Quant aux langues autochtones, elles se répartissent en 4 familles principales : eskimo-aléoute (1 langue), iroquoïenne (6 langues), algonkine (11 langues) et na-déné (14 langues). Certaines d’entre elles ont très peu de locuteurs.

Peuple

Les Canadiens d’origine britannique sont 57% de la population, d’origine française 21,7%. Ensuite, la plus importante des minorités est chinoise, puis viennent les Italiens, les Allemands, les Pendjabi, les Espagnols… Les peuples autochtones (Amérindiens, Inuits) représentent 4,3% de l’ensemble.

Réligion

Les deux-tiers des Canadiens se déclarent chrétiens : les catholiques sont les plus nombreux, suivis par les protestants de l’Eglise unie du Canada (United Church of Canada). Les diverses communautés installées dans le pays ont, autant que leurs langues, conservé leurs pratiques religieuses. Cependant, l’indifférence religieuse progresse (17% de l’ensemble).

Fête Nationale

1er juillet : Jour du Canada (Canada Day) ; anniversaire de la création du Dominion of Canada (1867).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an. Fin mars - début avril : Pâques. 3e lundi de mai : fête de la Reine (d’Angleterre). 24 juin : fête nationale du Québec (Saint-Jean-Baptiste). 1er juillet : Jour du Canada (Canada Day). 1er lundi d’août : Civic Day (sauf au Québec). 1er lundi de septembre : Fête du travail. 2e lundi d’octobre : Thanksgiving Day. 25 (et 26) décembre : Noël.

Histoire

On a, dans le Yukon, des traces de peuplement qui remontent à plus de 25 000 ans, et à 10 000 ans dans le sud de l’Ontario. Longue histoire, donc, des Premières Nations. Puis, les Européens commencent à aller et à venir : le Viking Leif Ericson visite Terre-Neuve au Xe siècle ; vers 1500, le Portugais Joao Fernandes Lavrador longe une côte à laquelle il laissera son nom ; en 1534, Jacques Cartier remonte la vallée du Saint-Laurent et y égrène quelques établissements « volants » ; quarante ans plus tard, Martin Frobisher touche la terre de Baffin, pour le compte de l’Angleterre. Mais ce sont les Français qui s’installent : 1600, premier comptoir permanent (Tadoussac), puis fondation de Port-Royal (1605) et de Québec, par Champlain (1608). Les religieux profitent rapidement des navires marchands. Les Récollets débarquent en 1615, suivis par les Jésuites, en 1625. La distribution est en place. Les bénéfices de la traite des fourrures vont commander les alliances et les antagonismes. Les Français entretiennent de bonnes relations avec les Hurons et les Algonquins ; en revanche, les Iroquois, alliés aux Anglais, seront le fléau du XVIIe siècle. Richelieu et Mazarin président de loin à la colonisation. Les affaires européennes imposent leur rythme au match franco-anglais en Amérique. En 1701, la France parraine une paix entre les tribus indiennes (retournement des Iroquois, pour un temps). La Nouvelle-France s’étend. Mais les défaites européennes ont un prix : 1713, traité d’Utrecht, l’Angleterre reçoit Terre-Neuve, la baie d’Hudson et l’Acadie (qui devient la Nouvelle-Ecosse). En 1754, la Couronne britannique lance une guerre de conquête, qui prend fin en 1763, à l’occasion d’un nouveau conflit européen, la guerre de Sept Ans. L’Angleterre s’approprie définitivement l’Acadie, plus la Nouvelle-France septentrionale, qui devient Province of Quebec. Temps d’amertume pour les colons français, même si l’Acte de Québec de 1774 leur rend certains privilèges civils et religieux. Entre temps, les Rocheuses ont été atteintes par les coureurs de bois et une révolte des Indiens Outaouais a été réprimée par la variole. Le nationalisme américain naissant au sud de la Province du Québec cherche, sans résultat, à tirer profit du mécontentement « français ». Après l’indépendance US, 50 000 loyalistes émigrent au Québec et dans les colonies. La province est alors partagée en Haut-Canada (futur Ontario), à dominante britannique et Bas-Canada (futur Québec). A partir de là, l’impérialisme britannique se met en place, au profit des sujets anglophones. L’échec de diverses démarches politiques pousse les « patriotes » francophones à la révolte (1837). La réaction anglaise est… sans nuance. En 1840, l’Acte d’Union fusionne les deux Canadas en une Province du Canada. Les Canadiens « français » sont réduits à une minorité. Mais, entre temps, les conflits avec les Etats-Unis et le renforcement des structures de la colonie ont donné naissance à un « sentiment canadien », chez les anglophones aussi bien que chez les francophones. Le pays moderne prend forme. La frontière sud est fixée sur le 49e parallèle en 1846 ; un premier gouvernement responsable voit le jour en 1848 ; l’assemblée législative de la Province s’installe à Ottawa (1866). Mais, la révolution industrielle accentue la relégation sociale « française » (nombreux départs pour les Etats-Unis entre 1840 et 1930). L’église catholique constitue alors pour la société francophone un cadre essentiel. Les tensions sont très fortes au début des années 1860. La conquête canadienne de l’ouest se poursuit. En 1867, nouvelle formule : un dominion confédéral de quatre provinces, sous le nom de Canada : Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Ecosse. Les nouvelles provinces rejoindront une à une la confédération : Manitoba (1870), Colombie-Britannique (1871), île du Prince Edouard (1873), Alberta et Saskatchewan (1905), Terre-Neuve et Labrador (1949). Après les Territoires du Nord-Ouest (1869), le Yukon complète le dispositif en 1897, en attendant la création du Nunavut (1999). Les révoltes des Métis des Prairies et du Nord-Ouest contre les empiètements de l’administration canadienne sont matées en 1884. Le XIXe et le XXe siècle voient se développer, avec divers aléas, l’économie canadienne, appuyée sur l’exploitation forestière et minière. Le pays entre dans la Première Guerre mondiale ; la conscription provoque des troubles au Québec. En 1919, le Canada rejoint la Société des Nations. L’autonomie se renforce : en 1931, le Statut de Westminster établit que les lois britanniques ne s’appliquent plus au Canada sans l’aval de ce dernier. La crise des années 30 frappe durement l’économie. Celle-ci repartira avec l’effort de guerre, engagé dès 1939. Pendant cette période, les liens avec l’économie américaine se renforcent ; le processus aboutira à un accord de libre-échange en 1994. Cette nouvelle prospérité permet une modernisation profonde du système social. Elle favorise également la renaissance culturelle et politique du Québec (c’est la « révolution tranquille » des années 60). Un mouvement souverainiste se développe ; on se veut désormais Québécois et non plus Canadien « français ». Les relations entre le Québec et le gouvernement fédéral sont exécrables dans les années 70 et 80 et ces difficultés empoisonnent l’évolution constitutionnelle du pays. La constitution est pourtant rapatriée en 1982 : le Canada devient une fédération (le Québec ne ratifie pas la nouvelle constitution). Les souverainistes réclament une formule de souveraineté-association (repoussée une dernière fois au referendum de 1995). Depuis, on continue à explorer les voies qui permettraient de combiner unité et singularité, nation et système politique ; cela ne concerne pas le seul Québec, mais aussi les Premières Nations et, au fond, tous les Canadiens… Ces questions font, d’ailleurs, du Canada, un laboratoire social particulièrement fécond…

Politique

Le Canada est un Etat fédéral, composé de 10 provinces et de 3 territoires. Membre du Commonwealth, il relève d’une monarchie constitutionnelle.

Célébrité

La gendarmerie royale du Canada (Royal Canadian Mounted Police). Issue, le 1er février 1920, de la fusion de la Royal North West Mounted Police et de la Dominion Police, la « police montée » canadienne, avec sa veste rouge et son chapeau, appartient, autant que le sirop d’érable, à l’image internationale du pays. Neil Young (né à Toronto en 1945) est une légende, mais Robbie Robertson (né à Toronto en 1943), guitariste du Band, aussi… Les chanteurs québécois ? Leonard Cohen (né à Montréal en 1934), Félix Leclerc (1914-1988, né à La Tuque), Gilles Vigneault (né à Natashquan en 1928), Robert Charlebois (né à Montréal en 1944)… Et puis, il y a Céline… Louis « David » Riel (1844-1885) a dirigé deux révoltes contre le gouvernement canadien, dans les Prairies et les Territoires du Nord-Ouest, et présidé à l’intégration du Manitoba à la confédération. Défenseur mystique des droits des Métis. Wayne Gretzski (né en 1961) est considéré comme le meilleur joueur de l’histoire du hockey sur glace. A tel point que son numéro (99) n’est plus porté dans aucune équipe de la Ligue nationale de hockey. Jean Vanier (né en 1928), fils de Georges Vanier (1888-1963, premier Québécois gouverneur général du Canada), est l’un des fondateurs de la communauté de l’Arche. Glenn Gould (1932-1982) fut l’un des plus importants pianistes du XXe siècle. Personnalité atypique et exigeante, il abandonna tôt la scène pour se consacrer à l’enregistrement.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Au Canada, où le service (« gratuities ») est rarement compris, le pourboire habituel est de l’ordre de 15% du montant de la facture hors taxes. Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l’équivalent de 3 ou 4 dollars par jour et par personne. Pour les guides, compter autour de 5 dollars par jour et par personne. En règle générale, le mieux est d’aligner son pourboire sur l´économie locale : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Les Canadiens ne donnent pas de pourboire aux réceptionnistes, aux garçons d’ascenseur, ni aux pompistes ou aux chauffeurs de bus (sauf service particulier). A l’hôtel, on donnera 1 dollar par bagage au bagagiste. Hors des villes, dans des régions isolées, prévalent parfois une certaine rusticité et un relatif inconfort. On appréciera alors d’être en bonne forme physique.

Achat

Parmi les incontournables : le sirop d´érable (on peut en acheter dans presque toutes les fermes et magasins d´alimentation) ; les bières artisanales ; l´artisanat indien (dans les réserves, bien sûr, mais aussi dans de nombreuses boutiques de souvenirs à travers le pays) ; le matériel de sport, à des prix nettement inférieurs à ceux pratiqués en France ; vin et cidre de glace. Les couvertures 100% laine de la baie d´Hudson, pour ceux qui visitent… la baie d’Hudson (dans les grandes villes, certains magasins les proposent à qui n’aurait pas la possibilité de se fournir sur place). Les prix affichés sont hors taxes. Selon les Provinces, celles-ci vont de 5% à 15%. N’oubliez pas de les ajouter au tarif indiqué pour avoir une idée du prix réel de l’article.

Cuisine

Les Provinces de la côte atlantique ont leurs racines dans l´océan. En retour, certains endroits sont devenus synonymes des fruits de mer qu´on y récolte : pétoncles de Digby, homard de Nouvelle-Écosse ou moules de l´île du Prince Édouard. Au Québec, on goûtera à la tourtière (une tourte de viandes et pommes de terre, également appelée cipaille ou cipâte), aux fèves au lard, au ragoût de pieds de cochon ou à la poutine (frites + fromage + sauce). Ouest et montagnes. L´Alberta produit un bœuf de grande qualité. Les Prairie Oysters (huîtres de la Prairie), testicules de taureau, sont un plat traditionnel. Souvent servies à l´occasion des courses Stampede à Calgary, on trouve ces parties nobles sous différentes formes : sautées au beurre et à l´ail, avec des herbes fraîches et un soupçon de vin blanc, ou bien recouvertes d´une sauce tomate épicée au basilic. Dans la région de Banff et du lac Louise, on tâtera du wapiti ou du caribou. Le saumon du Pacifique est particulièrement savoureux, grillé sur une planche de cèdre humide. Au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, vous pourrez essayer : burger de buffalo, ragoût de caribou, côtelettes de bœuf musqué, saumon d´Alaska, flétan… A noter : les restaurants n’indiquent en général que des prix hors taxes et service. Ajouter environ 15% pour avoir une idée du montant réel de l’addition.

Boisson

La bière est de consommation courante. Le Canada dispose de brasseries de toutes tailles. Les amateurs s’intéresseront à la production des nombreuses micro-brasseries. Le pays vinifie également, des blancs et des rouges corrects ; le vin de glace (à partir de raisins gelés) est étonnant et délicieux. Le cidre est de bonne qualité ; il existe, au Québec, un cidre de glace (à partir de pommes gelées) qui fait pendant au vin. En revanche, retour à l’ordinaire, les sodas et les boissons énergisantes sont omniprésents, avec, heureusement, l’eau minérale… Pour acheter ou consommer des boissons alcoolisées, l’âge minimum est de 18 ans au Québec (19 ans dans le reste du pays). La législation est respectée et les contrôles sont fréquents dans les restaurants, boîtes de nuit ou liquor stores ; se munir d’une pièce d’identité.

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