Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Canada. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Deuxième pays du monde par la superficie, le Canada est très investi dans la protection de son environnement. Un ministère lui est consacré, appelé « Environnement Canada », qui a pour objectifs de protéger et d’améliorer la qualité du milieu naturel, de sauvegarder les ressources renouvelables du pays, d’entretenir et de défendre les ressources hydriques, d’évaluer les changements météorologiques et environnementaux, d’appliquer les règles concernant les eaux territoriales et, plus généralement, de mettre en œuvre les décisions fédérales sur la question (ce que le fédéralisme canadien ne facilite pas toujours). Environnement Canada contrôle régulièrement la pollution atmosphérique. Pour cela, il collabore étroitement avec les différentes instances concernées (provinces, territoires, municipalités, entreprises…) afin de réduire au maximum la pollution de l’air. Des stations de surveillance ont été mises en place, qui permettent de mesurer de façon permanente la concentration en polluants de l’air extérieur. Le ministère émet des rapports sur les différentes substances nocives identifiées ; la législation sur la prévention des pollutions, ou la gestion des déchets, utilise ces rapports. Comme une grande partie du territoire est encore sauvage, Environnement Canada a la charge d’environ 12 millions d’hectares, dont il doit protéger les écosystèmes. Le Canada possède la troisième plus grande réserve d’eau douce du monde. Il est capital de préserver ce bien stratégique aussi longtemps que possible. Toute une série d’initiatives nationales a été prise dans le cadre d’un plan ambitieux d’assainissement des eaux. Désormais, leur dégradation est sévèrement sanctionnée. De nouvelles installations de traitement sont mises en place. Actuellement, le Canada investit beaucoup dans la recherche scientifique et les technologies « vertes ». De nombreux scientifiques surveillent de près les écosystèmes, dans le but d’en mieux maîtriser les changements et de mesurer les nouvelles menaces. Une attitude volontariste non exempte d’ambigüités. La question de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est l’objet de débats intenses. En décembre 2011, au terme de la conférence de Durban sur le climat, le Canada a annoncé qu’il quittait le protocole de Kyoto. Raisons avancées : le coût des dépassements canadiens d’émissions de GES et le caractère partiel d’un protocole auquel ni les Etats-Unis, ni la Chine, n’ont adhéré.

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