Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Brésil. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Au Brésil, les préoccupations environnementales augmentent face à l’impact sur l’environnement et les ressources naturelles d'une croissance agricole accélérée. La déforestation de la zone amazonienne est l´un des plus graves problèmes environnementaux actuels. Pour le seul mois d'avril 2008, 1 123 kilomètres carrés de forêt ont disparu au Brésil ; la situation pour les mois suivants s'annonçant pire encore. Pour parer à la déforestation sauvage, le gouvernement a engagé une série de mesures : confiscation du matériel des exploitants illégaux, renforcement de la « ligne verte », censée contenir la déforestation, et forte augmentation du prix des terrains en Amazonie. Carlos Minc, ministre brésilien de l’environnement, souhaite faire de 2009 une année exemplaire en termes de développement durable. Le projet présenté prévoit de replanter, d’ici 2015, autant d’arbres qu’il en aura été abattu. Le but étant de réduire la déforestation de 70% à l’horizon 2018. Les campagnes brésiliennes sont en pleine mutation. Au système traditionnel familial s’en substitue un autre, que contrôlent les complexes agro-industriels. Pour engraisser rapidement et rentabiliser des élevages de plus en plus nombreux, les paysans plantent du soja. Très appréciée pour sa forte teneur en protéines, cette légumineuse occupe aujourd´hui 47% des terres cultivées. Mais, selon les associations de défense de l'environnement et des droits de l'homme sud-américaines, cette culture rime malheureusement avec pesticides, OGM et déforestation. La nécessité de trouver de nouvelles parcelles cultivables pousse à la destruction de la forêt et au remembrement des propriétés paysannes familiales. Les associations déclarent que de nombreuses violations des droits de l'homme sont perpétrées quotidiennement pour faciliter l'expansion de cette monoculture intensive et fortement mécanisée, qui provoque en outre la disparition de milliers d'emplois agricoles. Elles rappellent également que le soja est une plante très consommatrice d'eau : pour produire un kilo de soja il faut compter entre 2 300 et 2 750 litres d'eau contre 1 400 à 3 600 litres pour le riz et 105 litres pour la tomate. Dans ce contexte, il existe une tendance significative de mise en place de processus de certification environnementale pour divers produits issus de l'usage des terres agricoles et forestières. De plus, le ministère de l´écologie brésilien a mené plusieurs campagnes efficaces de lutte contre les empiètements du lobby agro-alimentaire. Par ailleurs, un vaste système de protection de la faune et de la flore est en place. En effet, 2,61% du territoire national sont occupés par des zones de protection intégrale, et 5,52% par des zones destinées à une utilisation durable, soit un total de 8,13%. Parmi elles, les « Réserves pour le développement durable » sont des espaces naturels particuliers qui comprennent des populations traditionnelles, dont l'existence se fonde sur des systèmes durables d'exploitation des ressources naturelles, développés de génération en génération et adaptés aux conditions écologiques locales. Ce type d'espace joue un rôle fondamental pour la protection de la nature et le maintien de la diversité biologique. Les autres zones ont souvent un double rôle : créer des centres de recherche et offrir au public des formes alternatives d´éducation et de loisir. Ici, l´écotourisme n´est pas seulement une mode éphémère : c´est aussi une question de survie.

Idées voyages au Brésil

Puisez l’inspiration dans nos suggestions avant de créer le voyage qui vous ressemble
Contactez un spécialiste du Brésil