Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La Malaisie , au nord-ouest de Bornéo est une péninsule située entre Singapour et la Thaïlande qui fait partie des Tigres Asiatiques . Sa situation proche de l’équateur lui fait bénéficier d’un climat équatorial de type hyper humide. Avec une température constamment élevée et une forte humidité tout au long de l’année. Son sol rouge et fécond lui a permis de développer une faune, une végétation et un relief très généreux. La jungle malaise est la plus ancienne forêt primaire de la planète. Elle compose les 2/3 du territoire avec entre autre des palétuviers, tualangs et palmiers. Pas moins de 2500 espèces d’arbres et d’arbustes ont été répertoriées, ainsi que 8000 espèces de fleurs, 200 sortes de palmiers et cocotier, et enfin près de 800 variétés d’orchidées. Parmi l’une les curiosités à voir, on trouve la rafflésie qui est la plus grande fleure du monde, pouvant atteindre jusque un mètre de diamètre. Le tigre malais est l’emblème de ce pays où il cohabite avec le léopard et la panthère. Des espèces en voie de disparition ou menacées comme le rhinocéros, l’orang-outan, et le singe nasique sont des espèces protégées en Malaisie. Le parc d’Endau abrite notamment les derniers rhinocéros de Sumatra. On compte aujourd’hui 19 parcs nationaux dont 2 sont classés au patrimoine de l’humanité : le parc de Kinabalu et de Gunung Mulu. La Malaisie a été longtemps critiquée pour son manque de politique environnementale. En 2009, l’ensemble des parcs nationaux ne représente seulement que 5% du territoire. Cette jungle souffre de déforestation , essentiellement située sur le long de la rivière Kinabatangan, le bois étant lune des principales sources d’exportation de l’archipel. Elle a notamment provoqué le déplacement de nombreuses populations indigènes. Pour répondre à ce fléau, le gouvernement a créé le Forestry Ressource Institue of Malaysia. La Malaisie est le troisième producteur d’hévéa au monde, elle produit plus de 700 000 tonnes de caoutchouc naturel par an. Elle est aussi le premier exportateur d’huile de palme au monde. En 2004, elle a produit 13,9 millions de tonnes, soit environ 47% de la production mondiale. Au début du mois de mai 2009, la justice a choisit de stopper la déforestation et la plantation de palmier à huile afin de préserver les indigènes de Sarawak. La destruction de ces forêts a fait fuir le gibier qu’ils chassent, pollue les rivières et tue la faune aquatique, entrainant de grandes difficultés pour se nourrir. Aussi, les eaux de surfaces Malaisiennes sont particulièrement polluées. Des études du « Department of Environment » montrent que 54% proviennent des rejets des stations de traitement, 38% de l’industrie manufacturière, 5% des élevages et enfin 3% des industries agro-alimentaires et le pays manque d’investissements pour réhabiliter et rénover les différents systèmes de traitement des eaux usées et aération. Une rapide croissance de la population urbaine a entrainé une inadéquation des infrastructures et un manque de terrains pour installer de nouvelles décharges. La gestion des déchets municipaux est devenue un problème critique. Jusque dans les années 2007, les déchets étaient traités localement, ce qui a entrainé une gestion des déchets très inégale. On comptait alors 261 décharges en Malaisie. Depuis, 111 d’entre elles ont été fermées et 140 sont menacées de fermeture en raison de la réglementation sanitaire et environnementale.
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