Votre premier contact avec la Malaisie sera l’aéroport de Kuala Lumpur, hyper moderne, remarquablement propre, un choc en arrivant de Roissy 1. Cet aéroport se nomme KLIA. C’est ainsi qu’il est inscrit sur tous les panneaux. KLIA est loin de… K.L (prononcez ké elle), Kualua Lumpur. Le malaisien aime les sigles. Pour accéder à la ville si vous n’avez pas opté pour un transfert par nos équipes un train est le moyen le plus efficace. Train moderne, rapide, propre. Vous arrivez donc dans un pays plus développé que vous ne l’imaginiez. Autoroutes, grands ensembles, bâtiments administratifs au style sino-musulman étonnant, parcs et jardins manucurés : la Malaisie surprend. Tout le pays est tendu vers un objectif : intégrer en 2020 le G20, faire partie des nations les plus riches du monde. L’objectif est rappelé par de multiples panneaux 4x3 un peu partout. Les Malaisiens vont y arriver, n’en doutez pas. Pourtant ce ne sont pas les fêtes et les jours de congés qui manquent. Chaque religion a droit aux siennes. Car si l’Islam est religion d’état, les autres (bouddhisme, hindouisme, chrétienté) ont droit de cité. La république malaise garantit la liberté des cultes. On est donc toujours entre deux fêtes. Le Malais aime profiter de la vie. À l’inverse du Chinois, plus industrieux, qui est perpétuellement à la recherche d’un profit, le Malais privilégie les rapports humains, une certaine nonchalance (excellents exemples dans la bureaucratie locale). Il est subjectif et accorde sa confiance sur des critères de valeurs humaines plus que de fortune. Ici on respecte la famille, les anciens, les autres.Une société très policée, au sens de l’éducation, où on ne fait jamais perdre la face à son interlocuteur. Ça ne veut pas dire que tout soit régulé, ordonné comme à Singapour, loin de là, mais le respect et la tolérance forment le socle sur lequel on a bâti cette société pluriculturelle qui fonctionne. Car ne vous trompez pas : il n’y a guère d’atomes crochus entre Chinois et Malais. C’est un euphémisme. Quant aux Indiens, 10% de la population, ils sont à part. On les trouve souvent dans la médecine ou le droit.

Vous arrivez donc dans un pays moderne. Aucun souci de paiement par carte de crédit ou de retrait : il y a des distributeurs partout. Les téléphones fonctionnent (parfaitement). Les routes sont bonnes et les conducteurs corrects. On roule à gauche ce qui justifie votre extrême prudence quand vous traversez : les voitures viennent du sens opposé à vos habitudes. Vous découvrirez les Protons, la marque locale d’automobile dont le pays est fier. Restant dans les voitures, un élément contrariant (un des rares) en Malaisie sont les chauffeurs de taxi. Il suffit d’être Blanc pour que la course soit aussitôt multipliée par 2 ou 3. Négocier avant de monter dans la voiture. Attention aux kilos : on mange partout et tout le temps en Malaisie. Excellemment d’ailleurs. La norme est de 5 repas par jour : 2 le matin, 1 le midi puis diner et souper ! Du restaurant, où les plats sont toujours trop copieux, on emmène son “doggie bag“ appelé “Ta Bao“. Les satay, les souvlakis locaux, sont proprement divines. Tout le monde parle anglais, en plus du Malais et du Mandarin. Il existe un langage nommé “Manglish“. Les mots commencent par Can auxquels on ajoute un dérivé du mot anglais : Can Iah = oui. Can Can = confirmé etc…

Bien entendu comme on est en pays d’islam on ne jouera pas les topless sur la plage, on évitera les tenues trop sexy, surtout sur la côte Est, on se déchaussera avant d’entrer dans les mosquées et d’ailleurs dans les maisons ou appartements, on ne mangera ni ne boira en public pendant les journées de Ramadan. On trouve de l’alcool à peu près partout en ville, pas toujours à la campagne. La sécurité est parfaite mis à part peut-être quelques pickpockets dans les endroits les plus touristiques. Aucune agressivité et une politesse de tous les instants : les Parisiens vont apprécier.

Côté artisanat on trouvera des poteries superbes, du batik, des marionnettes en cuir. Langkawi est duty-free, un autre de ses charmes. Chaque année, K.L se transforme en braderie lors d’un shopping festival. On dit de K.L qu’elle est la ville la plus intéressante en Asie côté shopping. Mais chut ! Ne le répétez pas. Allez plutôt écouter un concours de chants d’oiseaux, très populaire, une sorte de The Voice aviaire où chacun amène son protégé dans sa cage. Allez ! Allez en Malaisie et faites un très beau voyage.

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