Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Kenya. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastiques. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Les enjeux environnementaux sont particulièrement importants au Kenya, où l´agriculture et le tourisme représentent environ un tiers du PIB. Le pays dispose d’une très grande diversité biologique, grâce à des habitats variés : hauts plateaux, zones humides, zones arides et semi-arides. Ces habitats sont diversement sollicités. Plus de 80% de la population est rurale, pratiquant le pastoralisme et une agriculture de subsistance. Elle est consommatrice de bois de chauffe. Les zones urbaines présentent de façon aigüe le double problème de la gestion de l’eau et des déchets. Le Kenya s´est lancé très tôt dans une politique novatrice de protection et de développement de son exceptionnel patrimoine de faune et de flore. Celui-ci, par l’intermédiaire du tourisme, contribue largement à la prospérité de l´économie (en 2005, presque 13% des recettes en devises de biens et services du pays). La protection de ces écosystèmes uniques et l´intégration des réserves et parcs naturels dans l'environnement socio-économique participent localement à la poursuite des objectifs du millénaire et aux enjeux du développement durable. Ce sont le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles et le ministère du Tourisme et de la Faune qui sont chargés des questions environnementales. Le ministère des Ressources naturelles a en charge la gestion des forêts, des bassins versants, des mines et la géologie. Quant au ministère du Tourisme, il s’occupe, comme son nom l’indique, de la protection de la faune et du développement touristique. Cinq massifs forestiers sont les châteaux d´eau du pays : mont Kenya, Aberdares, Mau Escarpment, mont Elgon, et les Cherangani Hills. Ils donnent naissance aux deux principales rivières kenyanes (Athi et Tana), sur lesquelles se situent barrages hydroélectriques et retenues d’eau potable. La forêt couvrait 30% du territoire au tournant du XXe siècle, elle est désormais réduite à 1,7%. La déforestation a provoqué d’importants problèmes d´érosion et de régulation hydrique. Toutefois, la gestion forestière s´améliore, après un siècle de surexploitation domestique et commerciale. Dans les régions les plus arides, la nourriture et l'eau pour le bétail sont en quantité limitée. Plusieurs années de sécheresse dans le nord et l’est n’ont pas arrangé les choses. Cette situation malheureuse est source de conflits et les communautés pastorales s’affrontent autour des maigres ressources. Nombreux sont ceux qui ont du abandonner leurs terres et dépendent maintenant de l’aide alimentaire. Les réserves naturelles du Kenya sont parmi les plus renommées d'Afrique. Ce pays compte en effet un grand nombre d'espaces entièrement voués à la protection de la vie sauvage (48 parcs et réserves, qui occupent plus de 8% du territoire). Nous citerons les plus célébrées. Le Parc national de Tsavo : situé au sud-ouest du pays, il est le plus vaste des parcs nationaux kenyans. Vous pourrez y admirer notamment des troupeaux d'éléphants, de buffles, de zèbres et des lions. La ligne de chemin de fer Nairobi-Mombasa traverse le parc, qu’elle divise en Tsavo-ouest et Tsavo-… est. Le Parc national du lac Nakuru : à 1 700 mètres d'altitude, ses 190 km² recèlent un splendide lac alcalin entouré de forêts. Ce lac attire tous les ans plus d'un million de flamants roses et des milliers de pélicans, offrant ainsi l’un des plus beaux spectacles ornithologiques du monde. La Réserve nationale du Massaï-Mara : située, elle aussi, au sud-ouest, à une altitude moyenne de 1 650 mètres, cette réserve est un site exceptionnel, tenu pour le fleuron des parcs animaliers kenyans. Dans cette immense savanne de 1 510 km² vivent presque tous les animaux du continent (le parc abrite 80 espèces de mammifères et plus de 450 variétés d'oiseaux). C'est entre le Serengeti tanzanien et le Massaï-Mara que se déroule chaque année l'extraordinaire migration des gnous et des zèbres. Le Parc national d'Amboseli : ce parc de 392 km² rassemble une faune nombreuse et, tout particulièrement, d'impressionnants troupeaux d'éléphants. C'est de là que vous pourrez admirer le « toit de l'Afrique », le majestueux Kilimanjaro. La Réserve nationale de Samburu : situé sur les rives de la rivière Ewaso-Ngiro, ce petit parc de 165 km², au climat semi-aride, offre de splendides paysages de broussailles, parsemées de petits acacias parasols. Il abrite des espèces rares, telles le zèbre de Grévy, la gazelle-girafe et l'autruche de Somalie.
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