Population

13 002 206 habitants (2008).

Langue officielle

L’espagnol.

Langue parlée

68,9% des Guatémaltèques parlent l’espagnol (mais seuls 42% l’ont pour langue maternelle). L’espagnol du Guatemala est proche de l’espagnol standard (quelques différences lexicales héritées des langues indiennes). Quant à la langue maya, c’est une famille linguistique (21 langues) ; les plus répandues sont le quiché, le quechi, le mam, le kaqchikel…

Peuple

Le recensement de 2002 distingue 4 « peuples » : les Ladinos, descendants des colons espagnols (essentiellement des métis hispanophones), 60% de la population ; les Mayas (différents peuples de langue « maya » : Quiché, Quechi, Mam, Kaqchikel…), 39,6% ; les Xinka (population indienne non maya), 0,14% ; les Garifuna, Noirs caraïbes, 0,04%. Sur les hauts plateaux, les indiens représentent jusqu’à 95% de la population.

Réligion

Le catholicisme domine encore largement (60% des Guatémaltèques), mais les missionnaires protestants contestent cette hégémonie (39%, surtout évangéliques et pentecôtistes). Les anciennes croyances indiennes n’ont pratiquement pas survécu de façon autonome, mais elles se sont glissées dans les interstices du catholicisme et ont assuré leur survie sous des figures nouvelles.

Fête Nationale

15 septembre : fête de l´Indépendance (1821).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an. Mars ou avril : Pâques ; commerces, musées et administrations sont fermés du mercredi saint au dimanche de Pâques. 30 juin : fête de l´Armée. 15 août : assomption de la Vierge. 15 septembre : Fête nationale. 20 octobre : anniversaire de la Révolution (1944). 1er et 2 novembre : fête des Morts. 25 décembre : Noël. 29 décembre : commémoration de l’accord de paix de 1996.

Histoire

La civilisation maya (ce qui signifie « maïs ») passait largement les frontières de l’actuel Guatemala. Ses commencements sont obscurs et lointains, mais sa période classique est assez bien circonscrite, entre 250 et 900 de notre ère. Tikal, la grande cité du Petén, prédomine jusqu’au VIe siècle, elle est alors défaite par Calakmul (Mexique), qui impose son hégémonie pour trois siècles. La cité Etat semble avoir été la base de l’organisation sociopolitique ; l’archétype architectural est la pyramide à degrés ; la religion mêlait calendrier et sacrifices sanglants (on faisait la guerre pour se fournir en victimes et on inventait le 0) ; le paysan faisait pousser du maïs, des haricots et des courges… Mais, les archéologues constatent un arrêt progressif des constructions entre 800 et 900, l’effondrement du système politique et le dépeuplement des cités. Cela suivi du morcellement de l’espace, d’importants déplacements de populations et de l’apparition de nouvelles entités sur les hautes terres. L’influence mexicaine (politique, religieuse, culturelle) est avérée. Les Quiché, les Kaqchikel, les Mam, les Itza s’affirment, qui disent tenir leur légitimité des Toltèques. En 1521 cependant, les Espagnols, ayant battu les Aztèques, se tournent vers le sud. Profitant des divisions mayas (et de spéculations apocalyptiques locales), ils prennent rapidement l’avantage en territoire guatémaltèque. Ils ne réduiront toutefois les derniers bastions mayas, sur le lac Petén Itza, qu’en 1697. La variole seconde efficacement les conquistadores. En 1527, une première capitale, Santiago de Guatemala est fondée (Guatemala Ciudad prendra la suite en 1775). Les Espagnols s’emparent de toute l’Amérique centrale et créent la Capitainerie générale du Guatemala, qui administre un vaste territoire allant du Chiapas au Costa Rica. On y cultive la canne à sucre et le cacao ; l’indigo et les cochenilles permettent de produire des teintures ; les bois précieux abondent, qui partent pour l’Europe dans les soutes des galions. Les formules administratives varient au long de la période coloniale. Au début du XIXe siècle, la Capitainerie est divisée en 15 provinces. En 1812, les Cortes de Cadix créent deux députations : la Députation provinciale de Guatemala et celle de Nicaragua et de Costa Rica. Puis, huit ans plus tard, 4 députations, dont celle de Guatemala et Salvador. Mais l’Espagne n’a plus les choses en main. Le 15 septembre 1821, l’indépendance est proclamée. Après un bref intermède mexicain, les anciens territoires de la Capitainerie générale forment les Provinces unies d’Amérique centrale. Une guerre civile (1838-1840) met fin à l’expérience. Le Salvador se déclare indépendant en 1841 ; dès lors, le Guatemala prend son essor dans ses frontières actuelles. Le personnage clé de la période est Rafael Carrera (1815-1865), président de 1844 à sa mort. A partir des années 1870, le pays se modernise sous régime dictatorial. Il voit débarquer la Boston Fruit Company (future United Fruit Company), qui va régner sur l’économie centraméricaine pendant de longues décennies. Au XXe siècle, les dictateurs succèdent aux dictateurs. De 1944 à 1954, une « fenêtre démocratique » est ouverte, marquée par de nombreuses réformes sociales. La United Fruit Company doit céder des terres aux paysans. Crime de lèse majesté pour des Etats-Unis en plein maccarthisme : en 1954, l’opération PBSUCCESS, pilotée par la CIA, relance la valse militaire à la tête de l’Etat. Des mouvements de guérilla révolutionnaire s’implantent dans les campagnes. Et en avant pour 36 ans de guerre civile (1960-1996). Pendant cette période, la présidence d’Efrain Rios Montt (né en 1924), de 1982 à 1983, est particulièrement sauvage. Son successeur permit toutefois le retour à la démocratie. En 1985, une nouvelle constitution voit le jour et un président civil est élu l’année suivante. Les conditions économiques, politiques et sociales de la transition sont périlleuses, mais, petit à petit, malgré de vives tensions (que l’Eglise catholique s’efforce de réduire), le rôle des militaires est recadré et les institutions peuvent fonctionner. Le 29 décembre 1996, un accord de paix est signé entre le président Alvaro Arzu Irigoyen (né en 1946) et l’URNG (Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca). Cet accord servira de base au pacte national qui tend désormais à assurer la stabilité politique du pays.

Politique

République présidentielle. Le président est élu pour 4 ans au suffrage universel direct ; il est à la fois chef de l'Etat et chef du gouvernement, il assume donc la totalité du pouvoir exécutif. Le parlement, le Congreso de la Republica, est à une chambre (158 députés, élus pour 4 ans). Une Cour suprême et une Cour constitutionnelle contrôlent le pouvoir judiciaire.

Célébrité

Miguel Angel Asturias (1899-1974) est l’une des célébrités du Père Lachaise. Juriste et écrivain guatémaltèque un temps proche des surréalistes, il a reçu le prix Nobel de littérature en 1967. Son œuvre fait un pont (anthropologique) entre la modernité européenne et l’ancienne culture maya. Rigoberta Menchu Tum (née en 1959) est une indienne quiché. Son long combat pour la reconnaissance des droits des indiens lui a valu le prix Nobel de la paix en 1992. Elle a fait le récit de sa vie et de ses engagements dans un livre célèbre, « Moi, Rigoberta Menchu » (1983). Maximon, le saint au chapeau de cowboy, serait un avatar du dieu maya Mam (ou d’un prêtre catholique dévoué aux indiens au début du XVIIe siècle). Il est l’objet d’un culte intense, en particulier durant la semaine sainte. Quand les pratiques populaires « squattent » l’ordre institutionnel… A la United Fruit Company (créée en 1899), on doit ce que la banane évoque de désagréable, la république bananière. Cette société nord-américaine (aujourd’hui Chiquita Brands International), symbole de la collusion entre l’économie et les coups tordus, était particulièrement implantée au Guatemala, qu’elle avait mis en coupe réglée dans les années 60 et 70. Pedro de San Jose Betancurt (1626-1667), tertiaire franciscain, fondateur de l’ordre de los Bethlemitas y de las Bethlemitas, est le premier saint catholique du Guatemala (canonisé en 2002). Il appuyait son apostolat sur ce que l’on appellerait aujourd’hui un important travail « social » (hôtelleries, hôpitaux, écoles…).

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. A l’hôtel, 50 centimes d’euro par bagage au bagagiste. En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…), les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis. Dans les échanges, le vouvoiement est de rigueur (le tutoiement étant tenu pour irrespectueux). On demandera toujours l´autorisation avant de photographier un indien.

Achat

Héritiers de la culture maya, les indiens excellent dans le tissage et la broderie, l’un et l’autre de vives couleurs. Mais l’artisanat guatémaltèque ne se résume pas au textile : bijoux et jades d’Antigua, poteries d’Antigua et de Totonicapan, vanneries de Totonicapan et de Tecpan, meubles et objets de bois d’Antigua et de Nahuala, masques de Chichicastenango, cuirs de Chichicastenango et de Panajachel… Il est préférable d’acheter les objets sur leur lieu de production, on ne les trouve pas forcément ailleurs. Toutefois, les centres touristiques importants, comme Antigua et Panajachel, proposent des objets venant de tout le pays.

Cuisine

Une base, la tortilla (galette de maïs). Selon ce que vous y mettez, vous aurez des tacos (viande), des enchiladas (viande et fromage) ou des quesadillas (viande et fromage et champignons). Autrement, haricots noirs, soupes de poulet ou de bœuf. On pêche de bons poissons dans le lac Petén Itza. Les fruits sont en abondance et excellents.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée). Agua pura, pour de l’eau plate, ou agua mineral, pour de l’eau gazeuse. Autre solution, les sodas, il y en a partout. La bière est aussi très répandue. Les jus de fruit frais sont parfois coupés d’eau (prudence, donc). Le café est généralement médiocre (le bon est exporté). Enfin, signalons que le Guatemala possède l’un des meilleurs ron (rhum) vieux du monde : Zacapa (15 ans, 23 ans, XO).
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