Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Guatemala. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Les importantes ressources minières du Guatemala suscitent la convoitise de grandes entreprises multinationales. Les principaux gisements étant situés sous les forêts primaires du pays, leur exploitation est la question environnementale et sociale n° 1. Question environnementale : l’exploitation minière est la cause d’une déforestation importante ; l’utilisation massive d’explosifs endommage certains sites de façon irréversible ; les produits toxiques (mercure, cyanure) utilisés par les mines contaminent les eaux dans lesquels ils s’infiltrent. Question sociale : les entreprises chargées de l’exploitation des gisements n’emploient que très peu les populations locales, qui, du coup, ne connaissent que les aspects négatifs de cette activité (expropriation des tribus, raréfaction des terres agricoles, pollution). Les autorités ne sont pourtant pas complètement indifférentes à ces questions. Un programme de protection de la forêt tropicale et d’exploitation raisonnée du bois a été mis en place. La Réserve de biosphère maya (21 602 km²), crée en 1990 dans le Petén, au nord du pays, entend contribuer à la préservation d’un patrimoine naturel et culturel unique. 40% du territoire de la réserve sont désormais zone protégée. En outre, les domaines d’exploitation forestière du site sont, à 60%, certifiés FSC (Forest Stewardship Council), écolabel garantissant de caractère durable de la gestion des bois. Cela représente près du quart de la superficie totale de la réserve.