Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. En ratifiant le protocole de Kyoto en 2005, les Emirats Arabes Unis ont mis en avant leur volonté d’intégrer le développement durable dans leur politique. Ce pays dont l’essor économique s’est basé sur l’industrie pétrolière souhaite aujourd’hui se diversifier. Ainsi, Dubaï a décidé de développer le tourisme, en particulier le tourisme de luxe et pour cela l’Emirat n’a pas hésité pas à développer des projets pharaoniques comme la création d’îles artificielles sans se soucier des répercussions négatives sur les écosystèmes sous-marins. De plus, Dubaï en tant que premier centre des affaires du Moyen-Orient, connaît une forte augmentation du trafic aérien, maritime et routier. Le pays a cependant mis en place une stratégie nationale de politique environnementale. En 2002, une base de données a été créée dans le but d’approfondir la connaissance des ressources écologiques du pays. Le Vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis et Souverain de Dubaï, a publié en 2008 une directive imposant aux promoteurs immobiliers de Dubaï de respecter des normes d’architecture écologiques et ainsi faire de Dubaï une ville modèle en matière environnementale. Cette décision montre la volonté de Dubaï de relever les défis environnementaux tels que le changement climatique et le réchauffement global. Par ailleurs, le Ministre d’Etat aux Affaires étrangères a créé une zone maritime protégée ce qui a fait de l’île de Qarnein la première réserve de ce genre dans le Golfe arabe. Elle a été mise en place dans le but de protéger la pêche de perles, qui dans le passé a fait la réputation des Etats de la Trêve. Cette mesure répond à un souci de plus en plus présent de protéger et de valoriser la biodiversité. En effet, les tortues carets font leurs nids sur les plages de l’île de Qarnein, et on retrouve également dans ses eaux la tortue verte, comme de nombreuses espèces de poissons tropicaux, dont les mérous, importants pour la pêche locale ou encore les barracudas. Les Emirats Arabes Unis sont également le refuge de nombreuses colonies d’oiseaux migrateurs et les montagnes abritent des espèces en voie d’extinction comme le léopard. L’Emirat d’Abou Dhabi montre également qu’il se soucie de la protection de l’environnement et vient de lancer un projet de ville écologique : Masdar, une ville dédiée à l’énergie solaire, aux transports propres et au recyclage des déchets. Masdar qui signifie « source » en arabe, dont les travaux ont commencé en février 2008 devrait accueillir 50 000 habitants en 2015 dans un cadre de vie respectueux de l’environnement. Masdar accueillera des constructions basses et équipées de panneaux solaires sur les toits. L’électricité sera produite par des panneaux photovoltaïques, et l’air conditionné sera produit grâce à l’énergie solaire. Afin d’alimenter la ville en eau, Masdar accueillera aussi une usine de désalinisation qui fonctionnera à l’énergie solaire. Un réseau de transports en commun respectueux de l’environnement va etre construit pour que les habitants puissent circuler sans emprunter de voitures qui d’ailleurs seront interdites. Aujourd’hui, les efforts se dirigent également vers l’information et la sensibilisation de la population. Dans ce pays où les ressources naturelles sont surexploitées et où la production de déchets atteint 941 kg par habitant (2001), il est très important d’impliquer la population dans la cause environnementale. Des initiatives sont déjà mise en place, comme l’« Environment Spellethon » dans les établissements scolaires en partenariat avec l’Organisation mondiale pour la protection de la nature (WWF). Mais l’image des délires architecturaux de Dubaï construits sans aucune prise en compte des questions environnementales demeure et il risque de se passer un long moment avant que les déclarations de principe des autorités sur la protection de l’environnement soient réellement crédibles.

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