Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La défense de l'environnement est une préoccupation importante pour des danois. Ils furent parmi les premiers en Europe à prendre conscience de sa dégradation. Le Danemark occupe la première place en matière de consommation d'énergies renouvelables. En effet, il est leader mondial en éoliennes car dans certaines régions du pays le vent y est omniprésent. Si le Danemark est aujourd’hui leader dans le domaine des énergies renouvelables c’est parce que le pays a été profondément marqué par la crise pétrolière de 1973, le gouvernement a donc réagi en mettant en place une politique d’économies, de conservation de l’énergie (dimanches sans voitures, chasse aux gaspillages…) et a continué dans la voie des énergies renouvelables. En ce qui concerne l’eau, les danois l’économisent puisque sur les 10 dernières années ils ont réduit leur consommation d’eau d’environ 30 %. La qualité de l’eau est bonne, sur les 7300 km de côtes danoises, seulement 8 km de plages étaient déconseillés à la baignade en 2004. Le drapeau bleu est largement présent sur les plages et les marinas au Danemark, c’est le signe international délivré après une série de tests qui certifient que l’eau de baignade est claire, propre, que l’hygiène est respectée, et que les autorités locales savent comment procéder pour la maintenir propre. Toutefois l'eau peut être propre et sans danger même quand le drapeau bleu n’apparait pas. Il ya aujourd’hui 1 409 stations d’épuration des eaux usées, dont 25 suffisamment importantes pour épurer les eaux usées de plus de 100 000 personnes. Les premières stations construites gardaient les matières organiques contenues dans les eaux usées, aujourd’hui, la plupart des stations éliminent également le phosphore et l’azote. De nos jours, beaucoup des cours d’eau sont suffisamment propres pour avoir retrouvé une population de truites relativement importante. La qualité de l’air elle aussi est satisfaisante, depuis 1997 l’air que l’on respire dans les villes danoises est plus pur que ne l’exigent les directives de l’Union Européenne. Les rejets de plombs dans l’atmosphère ont tellement diminués qu’ils ne sont même plus mesurables, cela a été rendu possible grâce à l’utilisation croissante de l’essence sans plomb par la population danoise. De plus, le gouvernement a rendu obligatoire l’installation de catalyseurs sur les moteurs des voitures afin de limiter la pollution. Par ailleurs, le Danemark a mis en place un programme appelé « destination 21 ». Une Destination 21 peut être une commune ou une région où l’industrie locale du tourisme et les acteurs concernés travaillent ensemble afin de concilier activités touristiques, protection de la nature, respect de la culture ainsi que des intérêts économiques et sociaux propres à l’équilibre d’une région. L’un des traits importants de ce programme c’est la garantie de pouvoir se passer de la voiture autant que possible. Ce souci de la nature a été à l’origine d’un label spécifique à l’industrie hôtelière, la clé verte, qui certifie qu’un établissement a fait un effort particulier dans le domaine de la protection de l’environnement et remplit des critères précis au terme d’une inspection régulière. Enfin, le Danemark recevra en Décembre 2009 la Conférence mondiale des Nations Unies sur le changement climatique afin de remplacer le Protocole de Kyoto qui arrive prochainement à termes.