Capitale

Bogota.

PIB

En 2008, 4 675 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Pic San Cristobal Colon, 5 776 mètres (dans la sierra Nevada de Santa Marta).

Superficie

1 038 700 km², soit environ deux fois la France.

Climat

La saison sèche est la plus propice au voyage. Sur la côte caraïbe, elle dure de fin décembre à début avril ; la région jouit alors d’un bel ensoleillement, même s’il pleut toujours un peu (la nuit en général), surtout sur la zone proche de la frontière avec le Panama. Dans le centre, la saison sèche va de décembre à mars. Le ciel est souvent nuageux, avec une légère amélioration de décembre à fin février. Les températures varient en fonction de l’altitude : il fait frais à Bogota (2 600 m), mais Medellin (1 500 m) bénéficie d’un « perpétuel printemps » et, plus on descend, plus la chaleur tropicale devient intense. Pendant la saison des pluies, de grosses averses tombent l’après-midi, dans la soirée ou la nuit. L’est et la côte pacifique sont très arrosés toute l’année.

Géographie

La Colombie est frontalière du Venezuela, du Brésil, du Pérou, de l’Equateur et du Panama. La côte caraïbe, au nord, est faite de plaines alluviales inondables, souvent marécageuses. On y trouve aussi la sierra Nevada de Santa Marta, le plus haut massif côtier du monde ; l’archipel de San Andrés et Providencia lui est rattaché. A l’ouest, la côte pacifique est formée des contreforts nord-occidentaux de la cordillère des Andes et d’une série de basses plaines littorales. Les trois cordillères à peu près parallèles qui constituent la région andine prennent le pays en écharpe dans sa partie centrale. Au nord-est, s’étendent les llanos, vastes plaines herbeuses, du bassin de l’Orénoque. Le sud-est est typiquement amazonien. Le rio Magdalena (1 558 km) est le plus important des fleuves colombiens ; il traverse presque tout le pays du sud au nord, pour se jeter dans la mer des Caraïbes. Dans son ensemble, le réseau hydrographique est très riche, qui regroupe les bassins des régions pacifique et andine, de l’Orénoque, de l’Amazone et du lac Maracaibo.

Economie

Dotée d’un marché intérieur important et d’appréciables ressources naturelles, la Colombie a connu, ces trente dernières années, une croissance moyenne de 3% (7,5% en 2007). La stabilité économique et un cadre juridique favorable ont attiré les investissements. La crise récente pèse toutefois sur les exportations (USA), tout comme les tensions politiques (Venezuela). Le pays continue toutefois à renforcer ses accords internationaux de coopération commerciale. L’agriculture trouve des débouchés à l’exportation, avec le café en particulier (2e producteur mondial), mais aussi le sucre, les fleurs, le cacao, le coton… Bois, pêche, textile sont à prendre en compte. Les ressources énergétiques et minières (pétrole, charbon, émeraudes) ont soutenu le déploiement industriel (qu’entrave toutefois la faiblesse des infrastructures). Les services se développent. Mais ces points positifs ne peuvent masquer, ni compenser, semble-t-il, les déséquilibres sociaux : 45% de pauvres, dont 17,5% d’indigents ; un taux de chômage constant autour de 12% ; 40% des actifs relevant de l’économie informelle ; la guerre civile, qui bloque certaines régions… L’avenir passe par les réponses apportées à la question sociale.

Faune & Flore

La diversité colombienne, de la forêt amazonienne aux zones arides du nord-ouest, en passant par la haute montagne andine et les llanos de l’Orénoque, impressionne : 130 000 espèces de plantes, dont la moitié serait endémique. Dans cette profusion, relevons 3 000 orchidées et le palmier à cire (Ceroxylon quindiuense), le plus haut du monde. Côté animal, c’est le règne des amphibiens : 754 espèces, dont les « grenouilles de verre » (Centrolenidae) ou les « grenouilles arlequins » (Atelopus). Des reptiles ? Le plus petit des caïmans, le Caïman nain de Cuvier, et le plus grand, le Caïman noir. Pour les mammifères, commençons dans l’eau par le boto, le Dauphin rose de l’Amazone ; sur terre, on rencontre le jaguar, le puma, le tapir, le pécari, le tatou ; dans les arbres, des paresseux et des singes : le Pinché à crête blanche, le Saïmiri commun, l’Atèle de Geoffroy, par exemple. Les oiseaux sont à foison. Parmi d’autres, le Hocco d’Albert, la Conure à joues d’or et l’Albatros des Galápagos sont menacés. On a le plus grand, le Condor des Andes, et les plus petits, les colibris : à tête rose, à tête violette, à menton bleu, d’Angèle, de Benjamin, de Lilian, féérique, flamboyant, flavescent, géant, porte-épée, héliodore… On a des aras verts, bleus, chloroptères, militaires… Des Toucans à bec rouge, ou noir, des Toucans du Choco, des Toucans tocards…

Utile

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