Population

16 284 741 habitants (2008).

Langue officielle

Espagnol ou castellano (« castillan »).

Langue parlée

Les Chiliens parlent l’espagnol avec un accent assez différent de celui d’Espagne. Seuls 2% des indiens parlent leur propre langue, en Patagonie et dans le Chaco. L'anglais n'est pas très pratiqué

Peuple

Les métis (issus d’unions entre européens et indiens) sont l’essentiel de la population (90%). Restent 5% d’indiens et 5% d’européens.

Réligion

70% de catholiques.

Fête Nationale

18 septembre, fête nationale de l’Indépendance.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an. 20 janvier : fête de San Sebastian. 1ère semaine de février : fête religieuse sur l´île de Pâques. 3e semaine de février : festival folklorique mapuche à Villarrica. 1ère semaine d´avril : Semaine Sainte, Fiesta de Cuasimodo. 1er mai : fête du Travail. 21 mai : commémoration du combat naval d’Iquique. 30 mai : Fête-Dieu. 29 mai : fête de San Pedro, patron des pêcheurs. 15 août : Assomption. 11 septembre : commémoration du coup d'Etat de 1973. 18 septembre : fête de l'Indépendance. 19 septembre : fête de l'Armée (Dia del Ejército). 12 octobre : Dia de la Raza, anniversaire de la découverte de l'Amérique. 1er novembre : Toussaint. 8 décembre : fête de l’Immaculée Conception. 25 décembre : Noël.

Histoire

Avant l’arrivée des Espagnols, différentes cultures indiennes étaient apparues sur le territoire de l’actuel Chili (Aymaras, Mapuches…). Le Pérou inca conquis, on pousse des explorations au sud. Diego de Almagro est peut-être arrivé au Chili vers 1535, mais les premières colonies permanentes sont installées par Pedro de Valvidia ; dont Santiago del Nuevo Extremo (désormais Santiago du Chili) le 12 février 1541. Les indiens mapuches réagissent vivement à ces empiètements et mèneront la vie dure aux européens pendant un bon siècle. Mais, inexorablement, dans la dépendance de la vice-royauté du Pérou, la colonie se met en place. En 1810, l’aristocratie créole est prospère et l’Espagne affaiblie par l’invasion napoléonienne. Une junte nationale est formée (18 septembre). L’insurrection, après des débuts difficiles, joint ses forces à celles des partisans de Buenos Aires. Le système espagnol est défait et l’indépendance acquise en 1818. La constitution de 1833, donne une organisation au nouvel Etat. Le XIXe siècle est marqué par l’expansion territoriale et économique (au prix de nombreux horions échangés avec les voisins). L’île de Pâques est annexée en 1888. Le siècle suivant entrelace, après une période initiale de prospérité, difficultés économiques et sociales et instabilité politique. Les tentatives de réforme dotent pourtant le pays d’une législation sociale avancée ; le cuivre remplace le nitrate dans l’économie. Neutre pendant la Première Guerre mondiale, le Chili entre dans la seconde sous la pression américaine. Celle-ci s’accentuera d’ailleurs après guerre, pour culminer dans le renversement de Salvador Allende (1973). Suit, jusqu’en 1990, la dictature d’Augusto Pinochet, qui noie dans le sang l’opposition de gauche. Pendant cette période la situation est contrastée : un redémarrage économique réel masque l’atomisation et la démoralisation de la société. Le dictateur négocie pourtant une sortie « en douceur ». Et les civils reprennent la main.

Politique

Le Chili est une république parlementaire. Le président est élu pour 4 ans et ne peut exercer deux mandats successifs. Il nomme le gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres : la Chambre des députés (élus pour 4 ans) et le Sénat (sénateurs élus pour 8 ans). Un tribunal constitutionnel statue sur la compatibilité des lois avec la constitution de 1980. La Cour suprême est la plus haute instance du pouvoir judiciaire.

Célébrité

Pablo Neruda (1904-1973), né Neftalí Ricardo Reyes Basoalto, poète et homme politique. Son œuvre monumentale a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 1971. Il fut une grande figure de la gauche chilienne et mourut peu après la prise du pouvoir d’Augusto Pinochet. Son livre le plus célèbre est sans doute le Chant général (1950). Gabriela Mistral (1889-1957) : poète et lauréate du premier prix Nobel de littérature sud-américain - 1945. Salvador Allende Gossens (1908-1973), fondateur du Parti socialiste du Chili, a été président de la République de 1970 à 1973. Sa mort tragique lors du coup d’Etat fomenté par l’armée et la CIA en fit un symbole. Augusto Pinochet (1915-2006) : général de l’armée de terre, nommé commandant en chef par Salvador Allende, il participe au coup d’Etat qui renverse le président, puis prend la direction de la dictature (chef de la junte, président). En 1990, il passe la main avec une immunité à vie, qui sera pourtant levée dans le cadre de l’enquête sur le plan Condor. Condorito (né en 1949) est une célébrité chilienne due à la plume de René Rios Boettiger (Pepo). Le petit condor, repris par de nombreux dessinateurs sud-américains, s’est acquis une audience continentale.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Pour les chauffeurs, le pourboire standard est de 2 à 3 dollars US par jour et par personne (5 dollars US pour le transfert aéroport). Pour les guides, on peut compter 8 dollars US par jour de visite et par personne. En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…), les usages sont très variables. Le mieux étant d’aligner son pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’en estimer le montant. Mettons 1 ou 2 dollars US par bagage au porteur de l’hôtel (selon standing) ; pour le room service, 10% environ du montant total de la facture… Au restaurant, il est de coutume de laisser au service 10% du montant de l’addition. Vous pouvez noter également que, pour une journée de travail à Atacama ou en Patagonie, un chauffeur touche dans les 60 dollars US (35 à Santiago) et un guide autour de 120 dollars US (50 à Santiago). Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis. Courtoisie et bienséance sont de règle dans toute l´Amérique du Sud. Faites l’effort d’apprendre le vocabulaire espagnol de base ; saluez les gens rencontrés, à toute heure du jour ou de la soirée ; demandez l’autorisation de photographier ou de filmer quelqu´un ; sachez être patient en ce qui concerne les horaires (trains et avions) et la rapidité modérée avec laquelle on répond à une demande de service. Mais, surtout, en toute circonstance, ne vous fâchez pas ! La colère et l´emportement à l´européenne sont inconcevables au Chili. Vous ne feriez qu´aggraver la situation. Dans les moments d’exceptionnelle exaspération, autorisez-vous à laisser percer une légère irritation ! Le message sera parfaitement reçu. Sinon, faites usage du fond de courtoisie qui habite tout Français et de la présence et de l´aide de vos guides et accompagnateurs.

Achat

Dans ce pays très vaste, l´artisanat est extrêmement riche et varié. Au nord, ce sont des étoffes tissées à la main, pulls et ponchos en laine d'alpaga et de lama, instruments de musique andins, mais aussi des paniers et des malles en osier. A Santiago et dans ses environs, bijoux et objets en lapis-lazuli (cette pierre que l’on ne trouve qu'au Chili et en Afghanistan), cuivre et bronze ; les poteries de Pomaire sont renommées et très utilisées par les cuisinières. Au sud : objets en bois rouge de rauli.

Cuisine

La cuisine chilienne utilise les produits de la mer, le bœuf, les fruits et les légumes, reflétant dans sa composition la variété géographique du pays. Quelques plats typiques. La cazuela : souvent servie comme entrée, c'est une espèce de bouillon de bœuf ou de poulet, avec pommes de terre, maïs, légumes, potiron. Le pastel de choclo : dans un plat de Pomaire, on dépose de la viande hachée de bœuf ou de poulet, préalablement cuite avec des raisins et des oignons. On couvre d'une couche de purée de maïs avant de gratiner au four. À manger l’été. Les humitas : purée de maïs assaisonnée, emballée dans une feuille de maïs et cuite à la vapeur. Les porotos granados : soupe épaisse à base de haricots, avec potiron, maïs, ail et oignons. Lomo a lo pobre : tranche de bœuf surmontée de deux œufs frits.

Boisson

L'eau est potable dans tout le pays. Sinon, on trouve de l'eau minérale en bouteille dans tous les villages. La chicha : jus de fruits fermenté et alcoolisé, très populaire au Chili. Le pisco : eau de vie de raisin, on le consomme nature ou en cocktail. Le leche con platano : le milk-shake de base, lait-banane. Le mote con huesillo : grains de blé germés, trempés dans une macération de pêches séchées. Il existe cinq grandes régions viticoles : Bío-Bío, Rapel, Maule, Aconcagua et la vallée du Maipo. Cette dernière, située à proximité de Santiago, est la plus réputée.