Le Chili, bien que lointain, n’est guère éloigné de notre façon de vivre. Le pays se targue d’être une projection de civilisation européenne au bord du Pacifique. Y voyager ne pose pas de problèmes majeurs si ce n’est faire sa valise. Voici un pays de 5300km de long étiré sous une multitude de parallèles. Quand il fera chaud en Atacama, (prévoir coton, lin) il neigera en Patagonie (pulls épais, vêtements en Gore Tex). Pour peu que vous poursuiviez vers l’île de Pâques (paréo, tongs) l’affaire se complexifie. D’autant qu’on ne peut enregistrer gratuitement qu’une valise sur les vols intérieurs. Par chance il n’y a pas de “dress code“ au Chili. Ici on s’habille “cool“ où que l’on aille. Il n’y a guère qu’à Santiago ou à Vina del Mar qu’on fait parfois, rarement, assaut d’élégance. Tout le reste du pays s’habille “sportswear“ y compris dans les hôtels de bon niveau. Circuler au Chili ne présente pas non plus de problème insurmontable. Les routes sont bonnes, y compris en Patagonie. A Santiago un péage urbain automatique est débité sur la carte de crédit qui aura servi pour la location de voiture. Les autoroutes sont payantes, beaucoup moins cher qu’en France. La circulation est virile mais correcte, à l’espagnole. Les camionneurs ne font pas dans la dentelle et campent volontiers sur la file la plus à gauche pendant de longs kilomètres. Après tout, vous êtes en vacances, prenez votre temps. Passé la vallée centrale et les faubourgs de Santiago, le trafic est beaucoup plus faible. En Atacama on est souvent seul, pas une voiture à perte de vue (et la vue porte loin !). Idem en Patagonie où croiser quelqu’un est un petit événement qui rassure : la route va bien quelque part. Justement en Patagonie l’erreur fatale : ouvrir sa portière dans le sens du vent. Elle peut immédiatement se retrouver collée au capot avant, charnières hors d’usage. Vous garer face au vent ? Vous n’y pensez pas. Impossible d’ouvrir la portière sauf à pousser des deux jambes !

Reprenez vos notions d’école de voile et garez vous transversal au vent. On s’y fait vite. Ceci étant profitons-en pour tordre le cou à une croyance : la Patagonie n’est pas celle que vous croyez. Glacière oui, glaciale non. Le problème de la Patagonie n’est pas que les hivers soient froids c’est que les étés ne sont pas chauds. 15° c’est un très beau jour de Janvier. La latitude de Punta Arenas est celle de Copenhague, donc pas vraiment polaire. Ainsi les jours d’hiver durent quand même 8 ou 9 heures. Certes dans l’intérieur (Torres del Paine) il fait très froid, mais au bord de l’océan c’est plutôt le vent, (fréquent en été, absent l’hiver) qui glace. Comme le disent les patagoniens : mieux vaut un jour d’hiver sans vent qu’un jour d’été venté. En Atacama, les journées sont brûlantes, les nuits sont fraîches. La chaleur est néanmoins tempérée par l’altitude. Ne pas oublier l’altitude ! Les geysers sont à plus de 4000 mètres. Les jeeps montent assez vite. Certes elles sont équipées d’oxygène et le personnel est formé aux soins, néanmoins si vous avez le moindre doute sur votre forme, n’y allez pas. Prévoyez plutôt votre prochain voyage à Yellowstone…

Quant au quotidien au Chili, il est facile : le pays n’est pas dangereux, sauf paraît-il de nuit dans la vieille ville de Santiago ou à Valparaiso, et encore, sans doute moins qu’à Paris. La monnaie, le peso, se trouve partout dans des distributeurs automatiques (à l’exception peut être de San Pedro de Atacama où le distributeur est souvent en panne). La plupart des restaurants, des boutiques et tous les hôtels acceptent les cartes de crédit. Côté pourboires, on recommande 5 à 10€/personne/jour pour le guide, 3 à 5€/personne/jour pour le chauffeur, 2€ pour le bagagiste et le voiturier, 3€ pour la femme de chambre et 10% du montant de la note au restaurant. Les gens sont honnêtes, inutile de vérifier le rendu de monnaie. Derniers avantages et non des moindres : les fruits de mer et le vin y sont excellents et pas chers. Un vrai pays de cocagne.

Très beau voyage !

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