Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Chili. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Aujourd’hui, Santiago du Chili est l’une des villes les plus polluées d’Amérique Latine. La forêt primaire, quant à elle, perd petit à petit du terrain, remplacée par une sylviculture industrielle à haut rendement (eucalyptus ou pin de Monterey). Le Chili est également le plus gros exportateur de fruits et légumes frais du continent latino-américain : l’utilisation intensive de pesticides liée à ces productions est une préoccupation pour les autorités et les écologistes. L’archipel de Juan Fernandez (îles Robinson Crusoe, Alejandro Selkirk et Santa Clara) dépend administrativement de la région de Valparaiso. Cet ensemble, diversement menacé (érosion des sols, disparitions d’espèces animales et végétales endémiques), bénéficie du statut de réserve de biosphère de l’Unesco. Les deux tiers des espèces végétales de Robinson Crusoe, par exemple, sont endémiques (l’une des plus fortes concentrations au monde) ; ce patrimoine unique est menacé de disparition, ravagé par les espèces invasives, rats et lapins, introduites par l’homme. Pour l’île de Pâques, possession du Chili depuis 1988, elle est inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Elle souffre cependant d’une dégradation massive de son environnement, due à la déforestation. Plusieurs siècles d’exploitation du bois ont fait complètement disparaitre l’important couvert forestier originel. Le Chili est un des premiers pays d’Amérique Latine à avoir investi dans les énergies renouvelables. En 2006, elles représentaient près de 12 000 Mwh (assurés à 43,1% par de mini centrales hydrauliques ; 51,7% par l’énergie solaire ; 4% par la géothermie ; le reste l’étant par la biomasse ou l’énergie éolienne). Ces ressources énergétiques nouvelles sont destinées, en priorité, à l’usage domestique et aux télécommunications.