Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Bolivie. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. Dans tous les cas, avant de partir, on éliminera, autant que faire se peut, les emballages des produits que l’on emporte (et on choisira ceux-ci éco-compatibles). On respectera les systèmes de collecte des déchets, quand ils existent. - La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. La Bolivie dispose d’un Système national de zones protégées (21) représentant environ 15% du territoire national. Elle dispose également de la plus grande étendue mondiale de réserves forestières exploitables durablement (à condition toutefois que la déforestation sauvage soit enrayée : agriculture, élevage, extraction minière...). Le pays a ratifié les principales conventions du protocole de Kyoto et fait évoluer son cadre juridique en conséquence. Les effets du changement climatique sont sensibles à divers degrés : désertification, inondations et glissements de terrain, fonte des glaciers tropicaux ; dégradation de la situation sanitaire des populations (développement des maladies infectieuses) ; détérioration des conditions de vie des paysans pauvres… L’actuel président bolivien, Evo Morales, défend une ligne révolutionnaire dans l’approche des questions d’environnement. Il se fonde sur un jugement politique : le capitalisme est responsable des changements climatiques. Logiquement, selon ce présupposé, il voit dans l’échec du sommet de Copenhague (2009), le signe de l’incapacité du capitalisme, identifié aux pays industrialisés, à se réformer lui-même et l’annonce de dégradations climatiques à venir. La Conférence des peuples sur le réchauffement (2010), qu’il a suscitée, avance des propositions radicales dans la perspective du prochain sommet international de Cancun : dette climatique, tribunal international de justice climatique, referendum mondial sur le changement climatique, réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés (d’ici 2020)… Ces thèmes trouvent un écho dans un certain nombre de pays en voie de développement et un relais dans le mouvement altermondialiste. De façon concrète et immédiate, le pays est confronté à deux défis environnementaux majeurs : la gestion de l'eau (épuration, stockage, distribution) et celle des déchets (plastiques, en particulier). L'absence de traitement de beaucoup de ces derniers, ou leur traitement sommaire, sont cause de pollutions importantes (des eaux notamment). Au-delà de la valorisation des cultures indigènes (dont les pratiques ne sont pas forcément respectueuses des milieux : brûlage de zones forestières pour l'agriculture, par exemple), une véritable conscience environnementale reste à développer, avec les moyens qui lui correspondent.
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